Bordeaux. Les injonctions de l’IDEX !

Élections des conseils centraux de l’université de Bordeaux, le 5 décembre prochain. Les résultats de ces élections vont s’avérer cruciaux : ils peuvent tuer le modèle de l’université gouvernée par les enseignants et les chercheurs, et faire naître une gouvernance dirigée par des personnalités extérieures non élues.

Commentaire déposé ce 29 novembre sur ma chronique du 19 novembre 2017, Bordeaux, une élection présidentielle. Auteur, Renaud Coulangeon, maître de conférences en mathématiques, élu sortant au CA de l’université.

« Je profite de ce commentaire pour vous remercier du travail remarquable que vous effectuez sur ce blog, dont je suis un lecteur assidu depuis des années.

Comme pour les élections aux conseils centraux de l’université de Lille que vous avez relatées récemment, on peut dire que la présidence actuelle de l’université de Bordeaux, volontairement ou non, ne communique pas très efficacement sur ces élections. En particulier, il a pu échapper à beaucoup, y compris au sein de l’université, que Manuel Tunon de Lara n’était pas seul en lice ! Or il existe bel et bien une liste alternative (mais oui !), Pour une université démocratique et solidaire, soutenue par la CGT et la FSU, mais non restreinte au cercle syndical, qui s’active, avec ses faibles moyens, pour tenter d’exister.

On peut lire la profession de foi ainsi qu’un tract.

La composition détaillée des listes est consultable sur le site de l’université : élection au Conseil d’administration, élection au Conseil académique.

Un nouveau post au sujet des élections bordelaises (c’est mardi prochain !) est-il envisageable ? Merci d’avance ! »

Le « tract » fait référence au compte-rendu du Comité stratégique de l’Initiative d’excellence de Bordeaux de décembre 2016 7 pages, texte en anglais et traduction en français). On y lit un soutien indécent des membres de ce Comité à la réélection de Manuel Tunon de Lara.

Cliquer sur les images pour les agrandir

3 Commentaires

Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

3 réponses à “Bordeaux. Les injonctions de l’IDEX !

  1. Patrice Brun

    L’ancien Président de l’université Bordeaux 3 (aujourd’hui Bordeaux Montaigne) qui a refusé que son établissement entre dans la fusion des universités bordelaises ne peut que se réjouir d’avoir pris en son temps la bonne décision. Quel dommage que tous les syndicats, notamment celui dominant dans l’ancienne Bordeaux IV (Droit et Sciences économiques) ait cédé aux sirènes de la fusion!

    • Renaud Coulangeon

      Cher Patrice,

      Si par hasard le « syndicat dominant dans l’ancienne Bordeaux IV » que vous visez est le Snesup, je me permets de préciser qu’il est tout à fait erroné de laisser entendre que celui-ci a soutenu la fusion. Mais je vous pardonne volontiers cette erreur, car il est vrai que l’ancien président de Bordeaux IV, lui-même syndiqué au Snesup, avait affiché en son temps son soutien personnel à cette opération, contre l’avis de l’écrasante majorité de ses collègues du Snesup au sein de ce qui allait devenir l’Université de Bordeaux. J’ai eu l’honneur de siéger pendant les 4 ans écoulés au CA du nouvel établissement, élu sous étiquette Snesup, et je peux vous garantir que nous y avons fait entendre une toute autre musique que celle de la déréglementation tous azimuts réclamée par l’Idex triomphant…

      Bien cordialement,
      Renaud Coulangeon

      • Patrice Brun

        Je vous fais certes quitus de l’attitude actuelle. Disons que, à ce moment-là, on aurait apprécié, du côté de Bordeaux 3 qui refusait clairement la fusion, que le Snesup national (et même local) fasse entendre sa voix. Qui fut d’un silence que l’on suppose et que l’on espère gêné.
        Et c’est d’autant plus dommage que les élections d’hier montrent qu’il existait de quoi faire échouer la fusion.
        Cordialement,
        Patrice Brun (syndiqué Sup-Recherche)