Et si Tunon de Lara était battu ?

Université de Bordeaux : le conseil d’administration (36 membres) élira le président de l’université le 18 janvier prochain. Deux candidats en présence.

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L’élection des conseils centraux a eu lieu le 5 décembre 2017 (chronique du blog : Tunon de Lara, une amère victoire). Amère victoire : « c’est la première fois, dans les élections aux conseils centraux de 2016 et 2017, que l’abstention est majoritaire dans les 4 collèges électoraux. Taux de participation : 49,13% dans le collège des professeurs, 44,76% dans le collège des autres enseignants, 41,98% dans le collège des BIATSS, 6,18% dans le collège des étudiants. La liste soutenant Manuel Tunon De Lara n’a obtenu le soutien que de 33,1% des inscrits dans le collège des professeurs (286 voix sur 863), 20,4% des inscrits dans le collège des autres enseignants (348 voix sur 1707). Au total, 634 enseignants seulement sur 2570 ont voté en faveur de la réélection« .

Dans cette chronique de décembre, j’écrivais néanmoins : « ce sont les huit personnalités extérieures qui feront le résultat de l’élection présidentielle. Pour être élu, le candidat devra atteindre la majorité absolue : 19 voix sur 36. Le score final du vainqueur pourrait être de 21 voix : 9 enseignants, 1 personnel BIATSS, 3 étudiants, 8 personnalités extérieures ». A l’inverse, Tunon De Lara pourrait être battu si ces dernières ne votaient pas en masse pour lui, comme elles le font dans la plupart des universités.

Le 5 janvier 2018, demain, les 28 administrateurs élus et les 4 personnalités désignées ès qualité (Mairie de Bordeaux, Agglomération, Région, CNRS) éliront les quatre autres personnalités (il s’agit de personnalités de la société civile qui ont déposé leur candidature suite à un appel de l’université).

Le vote de demain sera donc décisif pour l’élection présidentielle du 18 janvier 2018. En effet, les administrateurs représentant la Région, l’Agglomération et la mairie de Bordeaux pourraient ne plus soutenir Manuel Tunon de Lara. En faisant voter, par le CA sortant de l’université de Bordeaux, la sortie de la COMUE d’Aquitaine avant d’en être réélu président (lire l’encadré ci-dessous), il aurait alors commis une magistrale erreur tactique.

Les trois collectivités territoriales n’ont sans doute pas apprécié la politique du fait accompli ; même chose, pour les membres associés et pour les établissements qui ont signé des conventions de coopérations. Tenir pour quotité négligeable les collectivités territoriales, la COMUE et l’université de Bordeaux Montaigne (aucune de ces entités n’est mentionnée dans les projets de la profession de foi de MTdL) est fort présomptueux. Sans les Lettres et Langues, sans la plupart des Sciences Humaines et Sociales de Bordeaux Montaigne, l’université de Bordeaux ne peut prétendre être une grande université de recherche internationale, comme le professe pourtant le président sortant.

1 commentaire

Classé dans C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

Une réponse à “Et si Tunon de Lara était battu ?

  1. Gaffa

    La ComUE d’Aquitaine a sans doute beaucoup plus fait pour le collectif depuis 2014 que l’Université de Bordeaux. Comment oser dire que la ComUE est artificielle et ne fait rien alors que l’UB a systématiquement bloqué toutes les initiatives!!

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