Sculpteur grès. Sculpteur bois

Jean-Désiré Ringel d’Illzach (1847-1916) et François-Rupert Carabin (1862-1932)  Album de 15 photos, prises au Musée d’Art Moderne et Contemporain, dans le cadre de l’ensemble exceptionnel d’expositions, Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930.

1.Jean-Désiré Ringel d’Illzach (1847-1916). Source des citations ci-dessous : Les Amis du Cercle Saint-Léonard

« Ringel d’Illzach est dessinateur, sculpteur, céramiste et médailleur. Fils d’un pasteur protestant et archéologue, Jean Ringel, pionnier de la recherche archéologique en Alsace Bossue… En 1870, il s’installe à Strasbourg où la guerre franco-allemande le surprend. Engagé volontaire dans l’armée, il en revient officier mais le bras gelé, ce qui l’handicape fortement. Il travaille alors des matériaux légers comme le verre, la terre cuite, l’émail, la cire et le cuivre. Ses expérimentations sur les métaux et les matières vitrifiables aboutissent à des résultats étonnants…

Cliquer sur les images pour les agrandir

Ses premières expositions n’emportent que des succès mitigés et beaucoup d’œuvres de sa première époque ont disparu. On lui doit cependant des centaines de statues, bustes, vases, plaques, médaillons, bijoux, dessins et aquarelles réalisés plus tard qui se trouvent aujourd’hui dans plusieurs musées européens et américains…

Une de ses œuvres réalisée en 1903, grande sculpture en grès flammé illustrant une fable de La Fontaine Le Singe et le Dauphin« .

Lire aussi la notice d’Audrey Gay-Masuel, Dictionnaire culturel de Strasbourg 1880-1930, PUS, 2017, pp.  456-458.

2. François-Rupert Carabin (1862-1932). Source des citations ci-dessous : Wikipédia.

« Carabin est un sculpteur, médailleur, orfèvre, ébéniste et photographe français. Né à Saverne, il émigre à Paris, avec ses parents à la suite de la Guerre franco-allemande de 1870. Il fait partie de cette catégorie d’Alsaciens-Lorrains appelés les Optants à la nationalité française

A partie de 1890, il se consacre quasiment exclusivement à la réalisation de meubles sculptés… Son mobilier se caractérise par la représentation de nus féminins intégrés dans des tables, des bureaux, des chaises, des bibliothèques… et par le goût de l’artiste pour les qualités naturelles du bois.

  • « Le monde de Carabin révèle ce qui est, peut-être, sa qualité première : il se présente comme l’expression la plus symptomatique de ce que fut l’art décoratif du tournant du siècle. On pourrait dire même : sa forme clinique. Les meubles le long desquels se lovent ou rampent les femmes tentaculaires sont loin de composer un hymne à la femme que Carabin n’aimait guère. Associer ces figures peu accortes, demeurées fidèles à des modèles flétris, au bois, signifie sans doute que Carabin situe la femme du côté du règne végétal. Elles sont toutes plaquées contre chaises ou bibliothèque, des Ève fondues quelqu’autre créature rampante. La figure de la femme si elle est érotisée chez Klimt, est avilie, chez Carabin, très littéralement au rang d’un objet d’usage entièrement au service de l’homme ». Extrait de L’ornement est un vice de Roland Recht, in Lehni Nadine (dir.), François-Rupert Carabin, 1862-1932.

« Ce n’est qu’avec le retour de l’Alsace à la France qu’il postule enfin à un poste de direction, à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Une fois nommé directeur (en 1920), Carabin hérite d’une institution en crise et doit mener à bien la réforme de l’École pour enfin la doter d’une méthode stable et satisfaisante. Il organise tout l’enseignement en vue de la fabrication d’objets par les élèves, le travail en atelier étant introduit dès la phase préparatoire des études. Le but avoué est de former « l’artisan d’élite complet, supérieur et exceptionnel ».  Carabin embrasse également la cause régionale, affirmant dans son programme pour Strasbourg que « le régionalisme doit être le but de l’École en développant l’art sous toutes ses formes.

De ce fait, l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg réformée par Carabin se différencie nettement du modèle en la matière de l’époque, donné par Paris. L’obstination du directeur à conserver à l’École son indépendance, en refusant de se faire imposer un programme d’enseignement par Paris, la marginalise néanmoins dans le réseau des écoles d’arts décoratifs françaises de l’entre-deux-guerres ».

Lire aussi la notice de N. Koenig, Dictionnaire culturel de Strasbourg 1880-1930, PUS, 2017, pp. 115-116.

Poster un commentaire

Classé dans B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, E. Arts Lettres Langues, E. Ingénierie, F. 19ème et 20ème siècles

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.