Parcoursup. Le ciel s’assombrit

Le ciel s’assombrit au dessus de la plateforme Parcoursup, par Bruno Magliulo, Linked in, 18 janvier 2018.

« La plate forme APB est morte : vive son successeur « Parcoursup ». Plus que d’un simple toilettage, il s’agit véritablement d’une réforme en profondeur, porteuse de nouvelles règles du jeu auxquelles les familles, comme les personnels chargés de les accompagner en matière d’orientation scolaire et professionnelle, vont devoir se familiariser, et avec un délai fort court puisque le nouveau site n’a ouvert que le lundi 14 janvier, et que c’est entre les 22 janvier et le 13 mars que les familles devront exprimer leurs vœux d’orientation vers l’enseignement supérieur. Cet aspect des choses pose problème : certaines vont jusqu’à dire que la génération des bacheliers de 2018, qui va essuyer les plâtres du nouveau dispositif, serait une sorte de « génération sacrifiée »… Lire la suite…

Mon commentaire sur la chronique de Bruno Magliulo

« Bien d’accord ; j’ai publié une analyse proche : Oui, il faut s’inquiéter !

Il manque cependant un volet et celui-ci assombrit encore plus le ciel : c’est celui de la fiche Avenir, remplie par les lycées ; elle est presque essentiellement basée sur les Notes et se conclut par un avis (deux enseignants, conseil de classe, proviseur).

Les enseignants des universités, pour aller plus vite dans le traitement des dossiers, vont probablement se fier à ces fiches Avenir, plutôt que d’essayer de savoir si les étudiants possèdent ou non les attendus (dont certains ne peuvent être vérifiés que par un entretien !).

On se dirigerait donc vers une sélection organisée par les lycées eux-mêmes. Un proviseur ne se targuait-il pas cette semaine d’avoir désormais le pouvoir de sélection ? Bien sûr, on aurait là des problèmes épineux de droit

  • du type « juge et partie »
  • du type « distorsion de concurrence » : fiches Avenir remplies, par les lycées, pour garder dans les classes supérieures, CPGE ou STS, les meilleurs élèves de terminale ».

1 commentaire

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Une réponse à “Parcoursup. Le ciel s’assombrit

  1. Gestionnaire P Sup.

    En tant que gestionnaire APB / parcours j’aimerai partagé votre « optimisme » mais je crains que même la fiche avenir ne sera pas lue.

    D’un point de vu technique, Parcours Sup est construit sur APB. L’interface de gestion est strictement la même. Or dans APB il existait déjà un outil d’aide à la décision (pour les licences à recrutement sur dossier). Le rectorat nous a informé que cet outil serait probablement étendu à toutes les licences.

    Donc dans les filières en tension. Quand on a 500 place et 5000 candidats on ne lit pas les dossiers. On trouvera une clé de tri, et pour ça on utilisera les notes. Mathématiques, Français et une ou deux matières de plus avec des coefficients.
    On fait tourner un algorithme local, dont personne n’aura jamais vraiment le fin mot. Lorsque les établissements ont arrêté des critères précis nous aurons une idée, mais s’ils sont restés vagues il y a peu de chance d’avoir une réelle information sur le processus…

    Bref les quelques défauts qu’on a reproché à APB on va les retrouver ici, la sélection en plus.

    Bon courage.