Parcoursup devant le Conseil d’État

Courriels reçus dans la nuit. 1. « Je me permets de signaler à toutes fins utiles que les élèves de Seine-Saint Denis (et sans doute beaucoup d’autres) n’ont pas la possibilité de sélectionner une université parisienne sur Parcoursup ».

Il s’agit là d’une des conséquences possibles de l’article 1 de la loi ORE « Le recteur sera responsable de garantir la mobilité géographique à l’entrée dans le SUP… Sur la base de critères objectifs, il pourra fixer un pourcentage maximal [d’accès] de candidats relevant d’une autre académie« . Rappelons qu’il y a trois académies en région parisienne : Créteil, Paris et Versailles.

2. « Un recours en urgence va être déposé devant le Conseil d’État pour demander l’annulation de l’arrêté Parcoursup. Le recours est porté par le cabinet d’avocats Lyon-Caen et Thiriez à la demande   de plusieurs sénateurs.

3. Dans la série « la charrue avant les bœufs », la CNIL, confrontée à une loi non votée, a donné un feu vert « provisoire et précaire » pour la collecte des données personnelles des élèves (notamment les bulletins scolaires de 1ère et terminale, les notes anticipées au baccalauréat, le CV… ), la CNIL a clairement expliqué que les données personnelles des lycéen-nes ne peuvent en aucun cas être utilisées ou exploitées, tant que la loi n’est pas votée ; ces données sont seulement collectées pour l’instant mais inexploitables.

D’autre actions devant les tribunaux se préparent, notamment de la part d’associations de parents d’élèves qui ont découvert Parcoursup et ont vite compris que des milliers d’élèves pouvaient être  écartés de l’accès à l’université.

Beaucoup font le dos rond au ministère, craignent le crash pour toute une génération d’élèves, et disent dans les coulisses que Parcoursup restera dans les annales  de l’ESR, de ce qu’il ne faut surtout pas faire »…

1 commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

Une réponse à “Parcoursup devant le Conseil d’État

  1. HIRTZLIN isabelle

    Bah voyons ! et j’imagine que les élèves parisiens n’iront pas en banlieue sud remplir la pourtant prestigieuse université Paris Saclay !
    Le gouvernement sait-il qu’il existe une vie au delà du périphérique, et des moyens de transport, certes déficients mais rendant la mobilité possible à l’intérieur de l’Ile de France?

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