Bruges médiévale, en pays bas

Histoire de Bruges médiévale. 35 000 habitants en 1340, près de 100 000 en 1500. Pour la ville, un Age d’or au Bas Moyen-Age et au début de l’Ère moderne.

Bruges, apparue au 9ème siècle, a atteint le summum de son développement urbain, de son dynamisme économique dans l’industrie drapière, de ses activités portuaires, de ses innovations commerciales et bancaires, de son autonomie communale, s’intégrant, non sans conflits, non sans révoltes et non sans combats sanglants, dans le Comté de Flandre, vassalité du roi de France, puis dans les Pays-bas bourguignons, puis dans les Pays-bas espagnols, avant de tomber dans une léthargie certaine, l’ensablement de son chenal vers la mer ne l’expliquant qu’en partie.

Bruges, les comtes de Flandre, les échevins de la commune, les ducs de Bourgogne, et enfin les empereurs germaniques y ont fait montre de leurs richesses, de leurs splendeurs, des fastes de leur Cour, de leurs goûts artistiques.

Trois d’entre eux, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, Marie de Bourgogne, sa fille, Charles Quint, son arrière petit-fils, ont vécu des épisodes-clés de leur vie, en Flandre, à Bruges ou à Gand.

1. Charles le Téméraire (1433-1477), duc de Bourgogne à la mort de son père Philippe le Bon en 1466. « En dehors de ses campagnes, il réside à Bruges, Bruxelles et Malines. Il épouse en 1468, en 3èmes noces, Marguerite d’York, sœur d’Édouard IV, alors roi d’Angleterre. « Le mariage est célébré à Damme, l’avant-port de Bruges, par l’évêque de Salisbury ; puis suivent pendant dix jours, à Bruges même, des fêtes fastueuses qui constituent une promotion éclatante de l’État bourguignon ».

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2. Marie de Bourgogne (1457-1482), fille de Charles le Téméraire et d’Isabelle de Bourbon, sa deuxième épouse. Elle succède à son père, mort à Nancy en 1477. « Elle transmit ses possessions héréditaires — en grand danger d’être conquises par Louis XI — à la maison des Habsbourg d’Autriche, par son mariage avec le futur empereur romain-germanique Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519). Elle meurt en Flandre au château des ducs de Bourgogne à Bruges le 27 mars 1482″. Elle y est enterrée en l’église Notre-Dame, comme son père d’ailleurs.

  • « Le traité de Middelburg (1501) prévoyait la restitution du corps de Charles le Téméraire aux Bourguignons, et Christine de Danemark exécuta cette clause en 1550 à la demande de Charles Quint. La dépouille fut transférée par Antoine de Beaulaincourt, roi d’armes de la Toison d’Or, à l’église Notre-Dame de Bruges, le . Elle y repose depuis dans le tombeau que Philippe II, fils de Charles Quint, fit élever pour son trisaïeul en 1558. Le tombeau de Marie de Bourgogne, morte en 1482 cinq ans après son père, figure à son côté ».

3. Charles-Quint, jeunesse aux Pays-Bas (1500-1558). Il naît à Gand, alors capitale du comté de Flandre, en 1500. Il est le fils de Philippe de Habsbourg (dit Philippe le Beau, fils de Maximilien 1er et de Marie de Bourgogne) et de Jeanne de Castille, dite Jeanne la Folle. On le prénomme Charles, en hommage à son arrière-grand-père, Charles le Téméraire.

  • Charles passe en Flandre, les dix-sept premières années de sa vie. On lui donne pour précepteurs deux membres de la maison de Croÿ. Adrien Floriszoon, recteur de l’université de Louvain, prend en charge l’éducation religieuse du jeune prince…
  • Parti recueillir l’héritage castillan de sa femme, Philippe le Beau meurt dans des conditions étranges le 25 septembre 1506. Charles, âgé de 6 ans, devient nouveau duc de Bourgogne, souverain des duché de Brabant, comtés de Flandre, de Hollande, de la Franche-Comté, de Bourgogne… La régence s’organise. C’est la sœur de Philippe le Beau, Marguerite d’Autriche, qui assure le gouvernement au nom du jeune prince. La régente Marguerite s’installe à Malines, où elle réside ordinairement.

Pour aller plus loin dans des sources autres que Wikipédia

  • Bibliographie du cours de 2ème année de licence d’Histoire à l’université de Strasbourg, Histoire d’un espace et de ses habitants : des Pays-Bas médiévaux au Benelux contemporain.
  • Lecture en cours. Élodie Lecuppre-Desjardin, Royaume inachevé des ducs de Bourgogne (XIVème -XVème siècles), Belin, 2016, 430 pages.

298 chroniques du blog sur l »Histoire médiévale.

Prochaine chronique : les édifices médiévaux de Bruges : le beffroi, l’hôtel de ville, trois églises (Saint-sang, Notre-Dame, Saint-Sauveur), la bourse.

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Classé dans A. Histoire médiévale, C. Bourgogne Franche-Comté, C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), D. Europe (autres), E. Mobilité internationale

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