Plan Campus : la Cour a tort

Cour des Comptes, Le rapport public annuel 2018, Tome 1, Les observations. Chapitre III, 4, Dix ans après le lancement de l’opération Campus, un premier bilan en demi-teinte, pages 387 à 409.

La Cour fait porter aux établissements d’enseignement supérieur une grande responsabilité de ce bilan en demi-teinte. Je ne partage pas cette analyse.

Il se fait que le blog Histoires d’universités a vu le jour en janvier 2009, juste après l’annonce en fanfare du plan Campus. Depuis cette date, au fil des mois, j’ai consacré 109 chroniques et plus d’un millier de photos à ce Plan.

Ce beau projet de 5 milliards d’euros a été mené de manière inconséquente par le ministère de l’enseignement supérieur, par ses ministres ou secrétaires d’État successifs. Le plan m’a valu mes pires énervements contre la mauvaise foi, voire les mensonges de ceux-ci. Ma dernière colère à propos du Plan campus concerne sa mise en œuvre dans l’université de Strasbourg.

Chronique du 10 novembre 2016 : un emprunt regrettable de 150 Millions d’euros à des banques publiques (Caisse des Dépôts et des Consignations ; Banque Européenne d’Investissement). Emprunt regrettable pour trois raisons… Lire cette chronique.

Introduction du rapport de la Cour des Comptes usr le Plan Campus

 

 

 

 

1 commentaire

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Une réponse à “Plan Campus : la Cour a tort

  1. L465-1COMOFI

    Si je puis me permettre, nous n’avons pas lu le même rapport, dans ce cas.

    La Cour constate que la précipitation initiale a pesé sur la capacité des établissements à prendre en charge les opérations (y compris sur leur choix et leur montage opérationnel). Elle ajoute que les modifications du mode de gestion des opérations (PPP ou maîtrise d’ouvrage publique) n’ont pas amélioré les choses (p. 398).

    Finalement, je comprends qu’il s’agit de demander plus d’accompagnement de la part de l’Etat (même si celui-ci a, semble-t-il mis en place certains processus favorables) et surtout une anticipation des projets publics de cette importance.

    Evidemment, in fine, la Cour ne peut que s’inscrire dans le contexte d’autonomie des universités qui est un choix du législateur, non remis en cause depuis 2007. Difficile dans ces conditions de ne pas demander une capacité de ces dernières à mettre en oeuvre l’autonomie en matière immobilière. Mais, cette demande concerne tant les universités que l’Etat, qui alloue les moyens et coordonne le service public de l’enseignement supérieur (L. 123-1 du code de l’éducation).

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