FPC. Les universités marginalisées ?

Réforme de la formation professionnelle : 12 mesures (dossier de presse).

Depuis 1971-1972 (accord national interprofessionnel puis loi), les universités publiques n’ont jamais été un acteur important de la formation professionnelle continue, devenue formation professionnelle tout au long de la vie.

Avec la réforme Pénicaud, si les universités ne s’emparent pas rapidement des changements fondamentaux introduits, elles risquent d’être définitivement marginalisées. La formation continue diplômante pour l’accès aux professions intermédiaires et aux professions de cadres ne figurent pas dans les priorités ; les congés individuels de formation (CIF) ne sont pas mentionnés dans la nouvelle réforme à marche forcée.

12 mesures concrètes pour transformer la formation professionnelle

Tous les salariés verront leur Compte Personnel de Formation (CPF) crédité de 500 € par an pour choisir leurs formations en toute liberté.

Pour les salariés non qualifiés, 800 € par an plafonné à 8 000 € leur permettront de changer de catégorie professionnelle.

Tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, auront davantage de droits.

Le CPF de transition apportera davantage de droits pour les formations longues

  • Conformément à l’accord signé par les partenaires sociaux, pour les salariés qui ont un projet de formation longue mais ne disposent pas des crédits suffisants sur leur compte pour le financer, un système d’abondement sera mis en place après validation d’une commission paritaire.
  • Ce projet sera précédé obligatoirement d’une prestation de positionnement personnalisé pour adapter la durée de la formation aux besoins de l’individu.
  • Les abondements de l’entreprise sur le CPF de leurs salariés seront favorisés par la négociation d’accords collectifs portant notamment sur la qualité de vie au travail.

Les formations seront facilement accessibles et évaluées en toute transparence.

Un nouveau conseil en évolution professionnelle sera créé pour accompagner les salariés.

Les demandeurs d’emploi auront davantage accès à la formation.

Les TPE et PME bénéficieront d’une solidarité financière des grandes entreprises pour faciliter  l’accès de leurs salariés à la formation.

Simplification : les entreprises ne paieront plus qu’une seule cotisation, la cotisation formation professionnelle, au lieu de deux aujourd’hui (1% formation et taxe d’apprentissage).

La cotisation formation professionnelle sera automatiquement collectée par les Urssaf, ce qui simplifiera les démarches administratives des entreprises.

La construction du plan de formation sera fortement simplifiée.

L’innovation pédagogique sera libérée et encouragée.

Pour aller plus loin : toutes les chroniques du blog sur la Formation professionnelle continue.

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Classé dans F. 19ème et 20ème siècles

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