Descartes, ses séjours en Hollande

René Descartes (1596-1650), suite de la chronique Universités des Provinces-Unies. Wikipédia, « en novembre 1616, Descartes obtient son baccalauréat et sa licence en droit civil et canonique à l’université de Poitiers. Après ses études, il part vivre à Paris. De cette époque date un probable traité d’escrime. Il finit par se retirer en solitaire dans un quartier de la ville pour se consacrer à l’étude pendant deux années de vie cachée : Heureux qui a vécu caché est alors sa devise ».

1618. Descartes a 22 ans. Il part en Hollande. Venu étudier l’art militaire en 1618 à l’armée du prince Maurice de Nassau, prince d’Orange, il se lie d’amitié avec Isaac Beckman, médecin et mathématicien qu’il considéra comme l’inspirateur et le père spirituel de ses études.

1619 (23 ans). Descartes quitte la Hollande pour le Danemark, puis l’Allemagne, où la guerre de Trente Ans éclate, et assiste au couronnement de l’Empereur Ferdinand à Francfort. Il s’engage alors dans l’armée du duc Maximilien de Bavière.

Bonnes feuilles de Christophe de Voogd, Histoire des Pays-Bas, pages 121 à 127 (cliquer ici pour lire ces pages).

« Lors de son deuxième séjour dans les Provinces-Unies, entrecoupé de séjours en France, le philosophe fréquenta les universités de Franeker, de Leyde et l’école illustre d’Amsterdam, ville où il résida continument de 1629 à 1635

Plus profondément, une affinité secrète unissait la philosophie même de Descartes et la civilisation des Provinces-Unies au XVIIème siècle. Si l’on suit l’hypothèse éclairante de Jean Galard, le système mécaniste cartésien, appliqué aux objets inanimés comme aux corps vivants, s’accordait parfaitement à l‘univers que le philosophe avait sous les yeux : ces rues d’Amsterdam en plein chantier, livrées au treuil et à la poulie, ces lacs asséchés par les moulins, ces universités où la dissection des cadavres était autorisée, tout proclamait l’avènement de la machine comme instrument de compréhension et d’action sur le monde…

Il ne faudrait point en conclure pour autant que les relations de Descartes avec les Provinces-Unies aient toujours été sans nuages. La pesanteur du dogmatisme calviniste, très influent dans le monde universitaire, causa de grandes difficultés au philosophe dont les idées furent combattues par le théologien Voetius. Les œuvres de Descartes furent interdites à Utrecht à l’issue de la longue querelle qui opposa dans cette ville Cartésiens et anti-Cartésiens…

Lassé de toutes ces polémiques qui nuisaient à sa chère quiétude, Descartes songea même à plusieurs reprises à quitter le pays et finit par le faire, pour rejoindre la cour de Christine de Suède où il mourut (1650).

Toutes les œuvres de Descartes furent d’abord publiées aux Pays-Bas, à l’exception des Méditations métaphysiques« .

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Classé dans A. Histoire moderne, D. Allemagne, D. Europe (autres), E. Mobilité internationale, E. Sciences humaines et sociales

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