Paris Diderot. Abstention record ?

Demain, 5 avril 2018, élection des conseils centraux de l’université Paris Diderot. Huitième chronique et les 7 précédentes.

L’abstention aux élections de 2014 était déjà forte. Elle pourrait être encore plus forte demain et concerner la majorité des électeurs inscrits dans les collèges des personnels, enseignants et BIATSS. Pourquoi ? Plusieurs raisons.

Parce que, dans le contexte de la réussite à l’IDEX du projet Université Paris 2019, les conseils et la présidence de Paris Diderot ne seront que des organes éphémères de gouvernance. A l’inverse, ceux de la nouvelle entité à créer à partir des 3 établissements (Paris 5 Descartes, Paris 7 Diderot, Institut Physique du Globe de Paris) représentent un enjeu essentiel et durable.

Quel sera le statut juridique et le mode de gouvernance de l’Université Paris 2019 ? Le flou est total : seront-ils « innovants », établis sur la base de la loi L’État au service d’une société de confiance ? Mais cette loi n’est pas encore parvenue au stade du vote final de l’assemblée nationale. Quant aux décrets et arrêtés d’application, ils ne seront pris au mieux qu’à l’automne ou en 2019.

La présidente sortante de Paris Diderot, Christine Clerici, avec la complicité de ses deux collègues de l’IDEX, commet une erreur stratégique en précipitant la mise en place du comité de suivi de l’IDEX. Elle met hors-jeu son futur conseil d’administration. Que celui-ci lui soit favorable en cas de majorité obtenue demain (« déjà avant même d’être élus, nous ne comptons pour rien ») ou défavorable en cas de victoire de l’opposition.

L’obtention récente d’une IDEX (Université Paris 2019) ne va pas faire disparaître comme par enchantement le grave échec de Sorbonne Paris Cité en 2016 (arrêt de l’IDEX après la période probatoire de quatre ans). C’est au cours du mandat de Christine Clerici que cet échec s’est produit. Une partie de ses partisans traditionnels pourraient le lui reprocher en s’abstenant demain.

L’opposition pourrait donc gagner les élections de demain ? Oui, car, dans son programme, elle a choisi le bon tempo. L’IDEX étant attribuée pour une période probatoire de quatre ans, il ne sert à rien de se précipiter. Il est important de connaître d’abord le montant de la dotation IDEX : se regrouper pour quelques dizaines de millions d’euros serait d’un ridicule ! Il est ensuite urgent d’attendre les décrets de la loi Société de confiance pour connaître les regroupements d’établissements qui seront rendus possibles, eu égard à ceux de la loi ESR, dite loi Fioraso.

Ainsi, est bienvenue l’insistance de l’opposition mise sur un regroupement qui assure, au moins pendant quatre ans, le maintien de la personnalité morale et juridique (PMJ) des établissements partenaires.

Deux textes  importants de l’opposition pour les élections de demain et la prochaine mandature :

Et si demain, la liste Unis, Construisons l’Avenir, soutien de la candidature à la présidence de Maximilien Cazayous, l’emportait ? Alors oui, la confiance dans l’avenir de l’ESR reprendrait un coup de jeune !

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Classé dans C. Ile-de-France

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