Poitiers. Notre-Dame-la-grande

Poitiers. Église Notre-Dame-la-grande (XIe et XIIe siècles)

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Les citations de cette chroniques sont principalement extraites de l’article de Wikipédia. « Notre-Dame-la-Grande est mentionnée pour la première fois au Xe siècle, sous le nom latin de Sancta Maria Major en référence à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Elle possédait alors un double statut, à la fois paroisse et collégiale, et dépendait des chanoines de la cathédrale.

Rebâtie au XIe siècle en style roman, elle est consacrée par le futur pape Urbain II lors de son passage à Poitiers en juillet 1086. L’édifice est alors plus court qu’aujourd’hui, se terminant par un clocher porche occidental.

Le plan de l’église se compose d’une nef centrale avec des collatéraux très élevés selon un schéma fréquent dans l’architecture romane poitevine. De l’intérieur on a l’effet d’une église-halle à un seul niveau d’élévation. La voûte en berceau a une silhouette légèrement aplatie, alors que les collatéraux sont couverts d’une voûte d’arêtes…

Au début du XIIe siècle, l’église connaît de gros travaux : le clocher-porche est démoli, deux travées sont ajoutées pour rallonger la nef, et la célèbre façade est réalisée (vers 1115-1130)« …

La frise de la façade occidentale

« Au-dessus de la porte, on peut contempler une frise de haut-reliefs illustrant des passages de la Bible. Les scènes choisies, prises dans l’Ancien et le Nouveau Testament, racontent l’annonce et la venue de Dieu sur terre en la personne de Jésus-Christ pour sauver l’humanité du péché originel. De gauche à droite on y voit le péché originel, Nabuchodonosor roi de Babylone, les prophètes Daniel, Moïse, Isaïe et Jérémie. Ils sont suivis par l’Annonciation, l’Arbre de Jessé (photo ci-dessous) et le roi David…

De l’autre côté du portail, on voit la Visitation, entre les villes de Nazareth et de Jérusalem. Représentées comme des villes médiévales, la ville de Nazareth représente aussi la Synagogue, celle de Jérusalem l’Église. On représente ainsi, au XIIe siècle, le passage de la loi juive à la nouvelle loi chrétienne. Cette scène est suivie de la Nativité Jésus et du Bain de l’Enfant scène tirée des écrits apocryphes. La coupe dans laquelle on lave Jésus est aussi le calice de la messe, qui évoque ici son sacrifice. À la fin, Saint Joseph, perplexe, assiste à la scène. Sous Joseph, deux hommes sont représentés en train de lutter. Selon une étude récente (cf. bibliographie) il s’agirait de la lutte entre Jacob et l’Ange ».

Plus de détails sur les sculptures de la frise dans sont décrites plus en détail dans Une frise sculptée exceptionnelle.

Intérieur de l’église. Mon attention s’est centrée sur des sculptures du XVIème, les peintures murales du chœur étant trop faiblement éclairées pour être photographiées sans flash.

Mise au tombeau dans la chapelle Sainte-Anne ou chapelle du Fou (source Le blog de Véronique D). « Cette chapelle a été construite en 1475 pour la famille du sénéchal du Poitou Yvon du Fou. Sous l’enfeu se trouve depuis 1802 une très belle mise au tombeau en bois polychrome, qui porte au dos de l’un des personnages la date de 1555. L’artiste n’est pas connu, mais l’œuvre avait été commandée par Renée d’Amboise pour être offerte à l’abbaye poitevine de la Trinité, aujourd’hui détruite. Le groupe sculpté comptait à l’origine deux autres personnages ».

« Le Christ est déposé dans le tombeau dans son linceul tenu par Joseph d’Arimathie (à la tête) et Nicodème (aux pieds), derrière le tombeau se tiennent, de gauche à droite, une sainte femme, saint Jean qui soutient la Vierge et une autre sainte femme (cet épisode est rapporté dans les Évangiles: Jean 19, 38-42 ; Luc 23, 50-56 ; Marc 15, 42-47 ; Matthieu 27, 57-61). Cette représentation est très semblable aux autres connues pour la même époque (dans les cathédrales de Reims et de d’Auch, dans l’église abbatiale de Moissac, dans l’église Saint-Denis à Amboise par exemple). Sur le socle est inscrite la devise IN TE DOMINE SPERAVI NON COFUNDAR IN ETERNOM ».

Statue de Notre-Dame des Clefs (source Wikipédia). « Elle date de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle. La tradition dit qu’il s’agit d’une copie de la statue miraculeuse, détruite par les huguenots en 1562. Son style hiératique, étranger au goût de la fin du XVIe siècle, rappelle en effet plutôt les vierges romanes.

En l’an 1202, les Anglais assiégeaient la ville de Poitiers. Le clerc du maire leur promet de leur livrer la ville en leur fournissant les clés de la ville en échange d’une grande somme d’argent, et ce, le jour de Pâques. Dans la nuit, le clerc rentre dans la chambre du maire pour lui voler les clés mais, au moment de les saisir, elles avaient disparu.

À son réveil, le maire se rend également compte de la disparition et, effrayé, sait qu’il y a eu trahison. Il prévient donc son armée et se rend à Notre-Dame-la-Grande pour prier. Il y découvre la statue de la Vierge Marie, les clés en main. Pendant la nuit, sous les remparts, effrayés par les apparitions de la Vierge, de Saint-Hilaire et de Sainte-Radegonde, les Anglais se sont entretués et se sont enfuis.

Cette légende est représentée dans l’église sur un vitrail du XIXe siècle et sur un tableau du XVIIe siècle. Elle est invraisemblable du point de vue historique, puisqu’en 1202, le Poitou faisait partie du duché anglais d’Aquitaine, sous les règnes d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine« .

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, B. Photos, C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes), E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales

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