Pontarlier, capitale de l’absinthe

Pontarlier, capitale de l’absinthe.Cliquer sur les images pour les agrandir

Diaporama de 37 photos consacrées à l’histoire de l’absinthe : œuvres (dont affiches publicitaires) exposées dans trois salles du musée municipal de Pontarlier.

Extraits et citations du site de Pontarlier. « Les années d’absinthe. C’est en 1805 qu’Henri Louis Pernod, venant de Suisse, installe la première distillerie d’absinthe à Pontarlier.

La production se développe rapidement et la « Fée Verte » est distribuée dans toute la France puis dans le monde entier. La crise de la vigne due au phylloxéra et au mildiou fait monter le prix du vin et baisser sa consommation au profit de l’absinthe, meilleur marché.

Durant tout le XIXème siècle, l’industrie de l’absinthe marque de son empreinte le développement de la ville, la vie quotidienne de ses habitants et la politique locale. Au début du XXème siècle, Pontarlier compte une vingtaine de distilleries qui emploient plus de 3000 personnes (pour une population de 8000 âmes). La production annuelle dépasse les 100 000 hectolitres (soit la moitié de la production mondiale). En 1906, la ville compte 111 bistrots, soit 1 pour 26 consommateurs potentiels… il faut dire qu’à cette époque, Pontarlier est un centre d’entraînement de l’Armée Française et accueille chaque été près de 10 000 artilleurs !

L’interdiction. Mais Pontarlier, si elle figure dans le peloton de tête de la consommation d’absinthe par habitant, est devancée par Marseille ou le département du Var. Un véritable problème de santé public se pose à l’échelle nationale. Opposants et partisans de l’interdiction, ces derniers appuyés par de puissants lobbies viticoles, s’affrontent jusque dans les allées du Parlement.

En 1915, l’absinthe est frappée d’interdiction en France, ce qui sonne le glas des distilleries locales, et la fée verte sombre peu à peu dans l’oubli.

La mémoire de l’absinthe est cependant perpétuée au fil de décennies et à travers le monde par un petit nombre de collectionneurs et d’historiens passionnés. En 1984, le Musée municipal de Pontarlier inaugure la première exposition importante consacrée à l’univers de l’absinthe et à son histoire.

Le retour de l’absinthe à Pontarlier. Suite à de nombreuses expérimentations et une évolution récente des réglementations nationales et européennes, c’est grâce à la Distillerie Guy (en partie) que l’absinthe est réhabilitée en 2001. Depuis le 17 mai 2011 en France : abrogation de la loi du 16 mars 1915 et autorisation d’appeler Absinthe tous les produits qui se nommaient auparavant spiritueux à base d’Absinthe ».

Pour aller plus loin. Le site des Amis du Musée de Pontarlier. La Route de l’absinthe franco-suisse

« L’Absinthe est une variété d’armoise. C’est une plante vivace, fortement aromatique qui pousse dans toute l’Europe jusqu’à une altitude de 2000 mètres, mais il est établi que les plantes du Jura franco-suisse dégagent des senteurs incomparables et bien supérieures à celles d’autres régions. Ses vertus médicinales et thérapeutiques liées aux problèmes digestifs sont reconnues dès l’antiquité.

A la fin du XVIIIe siècle, en Suisse, dans le Val-de-Travers, l’absinthe, mélangée avec d’autres plantes telles que l’hysope, la mélisse, l’anis vert et le fenouil, devient une boisson macérée, ou distillée. Puis, confrontés à un problème de forte taxation douanière à l’exportation, les distillateurs suisses décident de s’installer à Pontarlier, capitale voisine du Haut-Doubs, située à 837 mètres d’altitude.

Les débuts sont difficiles, et ce n’est qu’à partir de 1830 que la consommation d’absinthe va réellement augmenter grâce à l’appui, involontaire, des troupes coloniales françaises ; ces soldats utilisent en effet l’absinthe pour purifier l’eau. De retour en France, victorieux, ils vont d’une part importer leurs habitudes de consommation, donc déguster leur absinthe dans les cafés des grands boulevards parisiens et les bistrots des villes de garnison, et, d’autre part, devenir des héros que l’ensemble du public aura plaisir à imiter. L’absinthe s’invite dès lors à toutes les tables à l’heure de l’apéritif ».

 

 

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