Un prieuré du 12ème en Périgord

Archignac, église Saint-Étienne (citations de la présentation de l’édifice – site de la commune).

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L’église Saint-Étienne d’Archignac était à l’origine un prieuré dépendant de l’Abbaye de Saint Amand de Coly (chanoines réguliers de Saint-Augustin) (chronique et 62 photos). L’édifice, qui est cité en 1168, date de la première moitié du 12ème siècle, mais des éléments ont été rajoutés ou reconstruits.

La Nef, qui mesure 16 mètres sur 5, a perdu ses voutes; elle est maintenant lambrissée. Sur la droite ont été bâties en 1607 deux élégantes chapelles voûtées d’ogives qui retombent sur des colonnettes ou des culs-de-lampe sculptés de petites figures.

Dans le prolongement de la nef, se trouve l’avant-choeur. Il s’encadre entre quatre arcs épais en plein cintre qui soutiennent une sorte de coupole d’un type assez rare appelé « arc de cloître ».

L’abside est voûtée d’un cul de four. Elle est à cinq pans revêtus de cinq arcs d’applique retombant sur des colonnes au chapiteau fruste.

La partie ouest de la nef a reçu, au 17ème siècle, un lourd clocher carré, aveugle, qui recouvre le reste de la nef et les deux chapelles de style gothique.

C’est à la base de ce clocher, au sud (et non pas à l’ouest, dans l’axe de la nef), que s’ouvre le portail, bien dessiné et harmonieux avec ses quatre voussures et ses trois gros tores, reposant sur des pieddroits et des colonnettes aux petits chapiteaux très simples.

Un deuxième clocher carré, un peu plus élevé, se dresse au dessus de l’avant-chœur. Il comporte une baie en plein cintre sur chaque face et remplace le clocher primitif remonté au 17ème siècle.

L’abside, couverte de lauzes, est percée de quatre baies. Elle porte une corniche reposant sur des modillons où l’on reconnait, entre autres, des têtes humaines et des animaux.

3. Marcel Deviers (1914-2002), artiste peintre, sculpteur. Instituteur puis professeur de dessin à Sarlat. Vie de Jésus (1983) et crucifixion : diaporama de 12 photos

Dix-huit panneaux sont disposés le long du mur de la nef, qui ne comporte aucune fenêtre et dont les pierres dorées s’harmonisent bien avec les bruns, les ocres et rouges de ces images qui illustrent des épisodes de l’évangile.

Marcel Deviers est considéré comme un très grand technicien de l’utilisation des terres. Pour ces tableaux, il a utilisé la terre avec les nuances variées qu’elle présente suivant les sols où elle a été recueillie, en Périgord ou ailleurs. Cette terre passée en couches adhésives sur des plaques de bois aggloméré a, pour finir, été vernie.

L’observation attentive de ces tableaux met en évidence le génie de Marcel Deviers : les postures des personnages, l’amorce des gestes, les tons des différentes teintes, les objets évoquent une vie intense.

Sud-Ouest, 1 août 2012, L’espace Marcel Deviers inauguré

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Classé dans A. Art médiéval, B. Photos, C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes)

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