Saint Jérôme, iconographie

Suite de la chronique Jérôme, traducteur de la Bible. Celui-ci est très présent dans l’art, dès le Moyen âge et jusqu’à l’époque contemporaine. Il l’est particulièrement dans le catholicisme post-tridentin (milieu 16ème et  17ème siècles).

Iconographie. Objets présents dans les œuvres artistiques représentant Saint Jérôme : la Bible, le désert, le chapeau et la toge de cardinal, le lion, le crâne (la vanité). Source et citations : Saint Jérôme in Wikipédia.

Caravage aurait peint six Saint Jérôme,

Ribera en aurait 44 à son actif !

De manière plus surprenante, il est encore représenté après la révolution française ci-dessous par Fabre, peintre devenu directeur de musée (Musée Fabre de Montpellier)

La bible et autres livres. Dès le début du Moyen Âge, des représentations de Jérôme de Stridon étudiant la Bible figurent dans des ouvrages religieux. Ces représentations vont évoluer en s’appuyant sur des légendes qui se développent au cours du Moyen Âge.

Le chapeau et la toge pourpres du cardinalat. Saint Jérôme est traditionnellement représenté en cardinal. Même lorsqu’il est figuré comme un anachorète avec une croix, un crâne et une Bible pour toute ornementation de sa cellule, il est souvent représenté avec un chapeau rouge ou un autre signe comme le manteau pourpre pour indiquer son rang de cardinal. Cette représentation est anachronique, puisque le cardinalat est créé vers l’an mille ; elle est due à la période romaine de Jérôme au cours de laquelle il est le secrétaire du pape Damase Ier.

Le désert. Saint Jérôme, Léonard de Vinci, 1480. L’ascétisme revendiqué par Jérôme conduit à des représentations dans le désert où il faisait pénitence avec des pierres, des fouets… Là encore les représentations sont anachroniques dans la mesure où Jérôme est souvent dépeint comme âgé lors de sa présence au désert, alors qu’il avait entre 25 et 30 ans à cette période.

Le lion. La  Légende dorée développe des biographies souvent légendaires sur la vie des saints. Jérôme de Stridon aurait rencontré un lion blessé par une épine dans la patte, et ce lion (symbole du désert) aurait laissé Jérôme le soigner. La légende poursuit en affirmant que le lion serait devenu l’animal de compagnie de Jérôme. Saint Jérôme ramenant le lion au monastère, Vittore Carpaccio (1502). La confusion de Jacques de Voragine est sans doute due à la proximité de nom avec saint Gérasime, représenté antérieurement avec un lion apprivoisé.

Le crâne (la Vanité). Portées par la mode des Vanités, le crâne apparaît un attribut indissociable de Saint Jérôme. Mais à l’époque de Dürer, c’était une innovation, justifiée par une raison théologique et non par un sentiment mélancolique de la fugacité de l’existence, bien étranger à l’œuvre du Saint très croyant.

Chronique à venir. Biographie résumée de peintres, ayant peint Saint Jérôme.

 

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