Saint Jérôme et le lion (vers 1500)

Saint Jérôme et le lion, dans trois œuvres de la fin du 15ème, début  16ème.

Œuvre 1. Jacques de Voragine, Légende dorée, Saint Jérôme et le lion, vers 1480-1490, Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits.

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« La légende dorée raconte l’histoire de la rencontre du saint et du lion. Se promenant dans le désert, saint Jérôme se retrouve en face d’un lion qui, au lieu de l’attaquer, se lèche la patte d’un air malheureux.

Plein de pitié, il retire l’épine qui le blessait. Accompagné du lion reconnaissant, il rejoint son monastère où le fauve jette d’abord l’effroi et la crainte. Mais devant sa douceur et son affection pour le saint, les moines se prennent d’amitié pour le lion et le chargent de garder l’âne du monastère.

Mais un jour, le lion revient seul car des bédouins avaient enlevé l’âne. Accusé de l’avoir mangé, le lion subit avec patience et humilité la pénitence qui lui fut infligée, puis disparut. Il retrouva les voleurs, les mit en fuite puis ramena l’âne au monastère mais, épuisé par ses recherches, il expira aux pieds de saint Jérôme ».

Œuvre 2 (chronique de février 2017)

Deux volets de retable représentent les 4 premiers docteurs de l’Église (Suisse, fin du XVe siècle), Dijon, Musée des Beaux-Arts. Grégoire Ier dit le Grand (540-604), pape, Ambroise de Milan (339-394), évêque, Jérôme (vers 347-420), moine et traducteur de la bible, Augustin d’Hippone (354-430), évêque.

Album de 14 photos

« Dans l’Église catholique, un docteur de l’Église est un baptisé, homme ou femme, dont l’Église reconnaît l’autorité exceptionnelle dans le domaine de la théologie (eminens doctrina). La profondeur de leur foi, alliée à la sûreté de leur pensée et la sainteté de leur vie donnent à leurs écrits et leur enseignement un poids et une influence durable et remarquable dans le développement de la doctrine chrétienne ».

Œuvre 3. Saint Jérôme et le lion, Retable d’Issenheim, Musée Unterlinden, Colmar (chronique du blog de janvier 2016)

Source et citations : Wikipédia. Le retable, consacré à saint Antoine, provient du couvent des Antonins à Issenheim, au sud de Colmar, où il ornait le maître-autel de l’église de la préceptorerie. Il est l’œuvre de deux grands maîtres allemands du gothique tardif : le peintre Matthias Grünewald, dont il constitue le chef-d’œuvre, pour les panneaux peints (1512-1516) et Nicolas de Haguenau pour la partie sculptée antérieure (autour de 1490).

Le retable est constitué d’un ensemble de plusieurs panneaux peints qui s’articulent autour d’une caisse centrale composée de sculptures. Album de 7 photos

Le cœur du retable est consacré à saint Antoine : Visite de saint Antoine à saint Paul ermite, Saint Augustin et Guy Guers, Saint Antoine, Les Porteurs d’offrande, Saint Jérôme, L’Agression de saint Antoine par les démons, Le Christ et les apôtres.

Le retable ouvert permettait aux pèlerins et malades de vénérer saint Antoine, protecteur et guérisseur du feu de Saint-Antoine ou mal des ardents (maladie récurrente au Moyen Âge en période de disette, causée par l’ergot du seigle, parasite de la céréale).

Antoine trône au centre de la caisse, à ses côtés se tient l’emblème de la communauté, le cochon reçu en aumône. De part et d’autre, deux porteurs d’offrandes illustrent ces dons en nature, importante source de revenus pour les Antonins.

Cette niche centrale est encadrée par saint Augustin et saint Jérôme, les deux pères de l’Église se tournant vers saint Antoine. Le commanditaire, Guy Guers, est agenouillé aux pieds de saint Augustin ».

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