Caravage. L’exil (1606-1610)

Crime et exil (1606-1610) : citations de la notice de Wikipédia + bande dessinée de Milo Manara + 8 œuvres de la période

« 28 mai 1606, dans une rixe à Rome, Caravage tue Ranuccio Tomassoni d’un coup d’épée… Pour ce meurtre d’un fils d’une puissante et violente famille, liée aux Farnèse de Parme, Caravage est condamné par contumace à la mort par décapitation. Cela le contraint à rester éloigné de Rome.

Commence ensuite un long périple de quatre années à travers l’Italie (Naples, Sicile, Syracuse, Messine) puis jusqu’à Malte.

La Flagellation du Christ, 1607, Naples

Cependant, Romain d’âme et de cœur, il s’efforce d’y revenir tout le long de sa vie — mais sans succès de son vivant malgré un pardon pontifical que son travail et ses amis et protecteurs réussissent finalement à obtenir »…

Les sept œuvres de Miséricorde, 1607, Naples

… « Le contexte et les circonstances exactes de la mort de Caravage restent en grande partie énigmatiques. En juillet 1610, il apprend que, grâce à l’entremise de Scipion Borghese, le pape est enfin disposé à lui accorder sa grâce s’il demande son pardon. Voulant brusquer le destin, il quitte Naples, muni d’un sauf-conduit du cardinal Gonzague, pour se rapprocher de Rome. Il s’embarque alors sur une felouque qui fait la liaison avec Porto Ercole, une enclave alors espagnole du royaume de Naples. Il emporte avec lui plusieurs tableaux destinés au cardinal Borghese et en laisse d’autres à Naples.

Saint Jérôme écrivant, 1607-1608, Naples (conservé à la Valette, Malte)

Il fait escale à Palo Laziale, une petite baie naturelle du Latium au sud de Civitavecchia sur le territoire des États de l’Église. Alors qu’il est à terre, il est arrêté, par erreur ou malveillance, et jeté en prison pendant deux jours. Cet épisode advient alors que le pape lui a déjà accordé sa grâce, que Caravage espère enfin recevoir en revenant à Rome. Mais il meurt en chemin. Son décès est enregistré à l’hôpital de Porto Ercole, le 18 juillet 1610. Il a 38 ans« .

Décollation de Saint Jean-Baptiste, 1608, La Valette (Malte)

La bande dessinée de Milo Manara (Le Caravage, tome 2 La Grâce, Éditions Glénat, 2018) traite de cette période de l’exil.

  • « Susceptible, impétueux, hédoniste et bagarreur, le Caravage n’est pas seulement le maître du clair-obscur et l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’Art, c’est aussi l’auteur d’une vie d’aventure au moins aussi incroyable que son œuvre. Avec ce second volume, Milo Manara parachève son chef-d’œuvre : rendre hommage au plus grand artiste de son temps dans une ode à l’art et à la beauté ».

L’enterrement de Sainte Lucie, 1608, Syracuse

Manara est à la fois un grand dessinateur et coloriste (précision du trait, couleurs pastel) et un grand scénariste. Il intègre les œuvres de Caravage dans leur contexte urbain fort réaliste. Les tableaux qu’il a reproduits dans sa bande dessinée sont tellement fidèles que je me dis qu’il pourrait faire un excellent faussaire !

La Nativité avec Saint François et Saint Laurent, 1609, Palerme

L’Adoration des bergers, 1609, Messine

Le Martyre de Sainte Ursule, 1610, Naples

J’ai visité toutes les villes dont parle cette chronique d’exil : Rome, Naples, Palerme, Syracuse, Messine, La Valette. J’ai pu admirer la plupart des œuvres ci-dessus. Et une envie de les redécouvrir dans le même ordre que celui mentionné à l’instant pour Caravage. Un rêve impossible.

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