Les femmes sont plus diplômées

Thomas Couppié et Dominique Epiphane. Et les femmes devinrent plus diplômées que les hommes, CEREQ, Bref n° 373, 2019, 4 pages.

Extraits du Bref. « En matière scolaire, le niveau de formation des jeunes s’est globalement élevé : la proportion de bachelier·e·s dans une génération est passée de 48 % en 1991 à  78 % en 2015. Déjà majoritaires parmi l’ensemble des bacheliers depuis plus de quarante ans, les filles représentent aujourd’hui 56 % des bachelier·e·s gé­néraux, filière préparant le mieux aux études supérieures longues. Elles sont aussi de moins en moins nombreuses à sortir du système scolaire sans aucun diplôme : 25 % en 1990-92, contre 10 % en 2014-16, quand les hommes sont passés de 28 % à 15 % de sor­tants sans diplôme sur les mêmes périodes.

Par ailleurs, leur présence dans l’enseignement supé­rieur s’est renforcée, notamment aux niveaux les plus élevés (master et doctorat). Depuis les années 1990, la carte des formations supérieures s’est fortement développée, et la réforme LMD a multiplié l’offre de diplômes avec la création des licences professionnelles. Cela s’est accompagné d’une hausse globale des niveaux de sortie du système éducatif, encore plus manifeste pour les jeunes femmes. Sur la période 2014- 16, parmi les jeunes sortant de formation initiale, 40 % des hommes et 49 % des femmes étaient diplômées de l’enseignement supérieur, contre respectivement 32 % et 33 % sur la période 1990-1992.

Une ségrégation éducative atténuée. En termes de filières, les choses bougent également, vers davantage de mixité dans les choix de forma­tion. Certains bastions masculins et féminins se maintiennent : les formations professionnelles industrielles de l’enseignement secondaire, les filières universi­taires scientifiques, les écoles d’ingénieurs restent massivement investies par les garçons. De leur côté, les CAP-BEP* tertiaires, les écoles paramédi­cales et sociales, les filières littéraires du secon­daire et de l’université restent majoritairement choisis par les filles.

Mais cette ségrégation éducative a ten­dance à s’atténuer sous l’effet de deux mécanismes. D’une part, dans la majorité des filières, s’opère un mouvement d’équilibrage entre les effectifs féminins et masculins. D’autre part, les filières dont les effectifs ont le plus augmenté sont les moins ségréguées (for­mations universitaires de santé, de sciences écono­miques et Administration économique et sociale, écoles de commerce). A contrario, les filières plus ségréguées que la moyenne (CAP-BEP industriels, bacs littéraires, filières scientifiques de l’université…) ont perdu des effectifs »…

Et les femmes devinrent plus diplômées que les hommes…

L’occasion de penser à relire l’ouvrage de Christian Baudelot et Roger Establet, Allez les filles ! paru au Seuil en 1992.

Compte-rendu par Lahire Bernard, Annales, Année 1993, 48-4, pp. 1049-1051 (publié intégralement sur Persée)

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