Notre-Dame. Le Jugement dernier

15 avril 2019, lundi de la semaine sainte pour les croyants. Triste et terrible incendie de Notre-Dame de Paris. L’émotion a gagné aussitôt le monde entier. La Fondation du Patrimoine a déjà lancé une souscription en ligne pour la reconstruction.

La flèche de Viollet-Le-Duc (19ème siècle) s’est enflammée avant de s’effondrer, détruisant une partie de la voûte à la croisée du transept. Mais les pompiers ont magnifiquement réussi à isoler des flammes le beffroi et les deux tours de la façade Ouest.

Le portail central (1220-1230) n’a apparemment pas souffert. Il illustre le Jugement dernier, tel qu’il est décrit dans l’Évangile de Saint Matthieu.

Album de 9 photos (janvier 2019).

Linteau inférieur : « les morts ressuscitent et sortent de leur tombe ».

Linteau supérieur. « L’archange Michel pèse leur âme et, suivant la vie qu’ils ont menée sur la terre, les élus sont conduits vers le Paradis (à la droite du Christ) tandis que les damnés sont menés par un diable vers l’enfer ».

Le Christ au tympan. « Majestueusement assis sur son trône de gloire, il rappelle qu’il est venu sur terre pour sauver l’humanité, par son sacrifice sur la Croix. Il montre les plaies de ses mains et se son flanc tandis que les deux anges qui l’entourent portent les instruments de la Passion : celui de gauche la lance et les clous de la Croix, celui de droite la Croix elle-même » (lire la suite).

L’enquête sur les causes de l’incendie a commencé. Les polémiques vont naître, et c’est inévitable (cf. le 1er commentaire).

Article sur France Info. « Notre-Dame, c’est l’incendie de trop » : pourquoi les historiens de l’art et spécialistes du patrimoine sont en colère. Les architectes et les historiens de l’art dénoncent un manque cruel d’entretien dans les bâtiments du patrimoine français.

3 Commentaires

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3 réponses à “Notre-Dame. Le Jugement dernier

  1. Dans un tel cas il y a l’émotion mais il y a aussi le pourquoi cela s’est produit et le comment (moyens et acteurs … ou non acteurs).
    On le sait, lors de tels chantiers et surtout dans la partie supérieure, les charpentes, ici la « forêt », il y a DE GROS RISQUES ET PAS MAL D’INCENDIES ONT EU LIEU. cf la question de 2013 au Sénat sur ce pb.
    dans des chantiers « ordinaires », il y a de la sécurité, de la surveillance, du gardiennage et là …. ? Ah il y avait du beau monde à la télé pour se faire interviewer lors de l’opération d’enlèvement (après découpage des têtes = UN GROS RISQUE POTENTIEL) peu de jours avant … Les préconisations pour de tels chantiers (avec utilisations de points chauds : chalumeau, appareillage électrique, charge d’outils, nombreux câbles et prises …) disent qu’une personne (au moins) doit rester sur le chantier 2 heures après le départ du dernier ouvrier.
    Donc si personne à 18h30 = parti donc dernier ouvrier parti avant 16h30 et personne pour surveiller?
    De plus, visiblement des odeurs dès le milieu de lac (mais liées aux travaux ou alors au départ de feu qui couvait?).
    Au delà de l’émotion réelle d’un tel drame, il faudrait que cela serve à quelque chose… mais les responsables disent beaucoup plus qu’ils ne font!
    A suivre!

  2. Chantal Chevalier

    L’émotion, forte, bien sûr.
    Rectificatif, 1re ligne du texte: 15 AVRIL et non JANVIER (pour les archives).
    Merci de votre travail
    Chantal CHEVALIER

  3. J’ai connu quatre incendies lors de travaux : la cathédrale de Nantes (en 70), chalumeau resté allumé (!), le château d’Hautefort en Dordogne, la gare de Limoges et la basilique St-Donatien à Nantes actuellement recouverte d’une tente (on dit « un parapluie). Dans le cas de 70, si ma mémoire est bonne, l’ouvrier avait constaté le départ du feu.