Profils des créateurs d’entreprise

Oriol Boum Galiana, Les créateurs d’entreprise : quels profils, quel accompagnement et quelles difficultés à la création ? DARES Analyses, n°026, juin 2019, 12 pages.

Extraits. « Deux changements réglementaires importants ont été adoptés au cours de la décennie 2000 pour favoriser la création d’entreprises.

  • En 2007, l’examen de viabilité du projet par les Directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) préalablement à l’obtention de l’Accre (aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise) a été supprimé.
  • En 2008, la création du régime de l’auto-entrepreneur a été décidée dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie (LME), avec une application en 2009″…

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Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) depuis le 1er janvier

« Depuis une dizaine d’années, la part de créateurs d’entreprise ayant eu au moins une difficulté lors de la création est sensiblement la même. Le fait de bénéficier d’aides publiques améliore la relation avec les établissements de crédit (ouverture de compte, découvert…) et les financeurs.

La nature des difficultés rencontrées est d’abord liée au régime de création de l’entreprise. Lorsqu’ils sont auto-entrepreneurs, les créateurs sans emploi qui ont bénéficié d’une aide à la création ont moins souvent que les créateurs classiques été confrontés à des difficultés administratives. Cependant, ils font face à d’autres types de difficultés (manque de conseils, solitude dans les démarches)…

Déclaration de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur)

« Entre 2006 et 2014, indépendamment de leur situation professionnelle juste avant la création, la part de petits porteurs de projets a plus que doublé : 20 % des créateurs d’entreprise mobilisaient moins de 2 000 euros pour démarrer en 2006, 55 % en 2010 et 51 % en 2014 (graphique 6 et focus) . Cette évolution s’explique pour l’essentiel par le poids des auto-entrepreneurs dans les projets de création d’entreprises. En 2014, 29 % des créateurs d’entreprise classiques ont mobilisé un capital de moins de 2 000 euros pour démarrer, contre 79 % chez les auto-entrepreneurs ».

« Dans une étude récente, l’Insee fait apparaître que la pérennité des entreprises tend à s’accroître avec les moyens financiers engagés au démarrage. Lorsqu’ils perçoivent une aide à la création d’entreprises, le capital  des créateurs d’entreprise sans emploi est plus élevé. En 2014, 47 % d’entre eux mobilisent moins de 2 000 euros au moment de la création d’une entreprise, contre 61 % pour les créateurs sans emploi qui n’en ont pas perçu.

L’effet positif de l’aide sur le capital au démarrage se vérifie aussi bien pour les créateurs aidés sans emploi, qu’ils soient créateurs classiques ou auto-entrepreneurs : 29 % des créateurs classiques sans emploi et aidés mobilisent moins de 2 000 euros à la création, contre 38 % des créateurs classiques sans emploi et non aidés ; 68 % des auto-entrepreneurs sans emploi et aidés mobilisent moins de 2 000 euros à la création, contre 83 % des auto-entrepreneurs sans emploi et non aidés »…

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