Le tram, le jardin, l’abeille

Mardi 18 juin 2019, 10 heures. Je pars découvrir le prolongement de la ligne E du tram, ouvert au public depuis hier. Le nouveau terminus : Robertsau Escale. Trois stations nouvelles. Proche de chacune d’entre elles : un parking gazonné d’une vingtaine de places.

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Mon itinéraire pour rejoindre le bout de ligne. Je prends la ligne de bus L1 à la station Bruxelles. Son terminus est désormais Lamproie. Pourquoi ? Parce qu’il y a aussitôt après un rond-point qui permet au bus de faire demi-tour et de repartir dans le sens opposé ?

Descendu à Lamproie, je ne sais pas qu’il faut y attendre le 15, ex-15 A. Fréquence : toutes les 30 minutes en journée ! C’est osé de parler d’une correspondance entre la L1 et le 15 ! Je pars donc à pied  vers l’avant-dernière station de tram avant le terminus : Mélanie.

J’emprunte le chemin dédié aux piétons. Classique concassage de couleur gris-rosé et poussiéreux. Je me prends par deux fois un petit caillou dans le nu-pied. Je lorgne vers la large piste cyclable macadamisée. Je résiste.

Je longe la plate-bande, ensemencée en prairie fleurie. Magnifique. Nombreux bourdonnements : les abeilles sont à l’action. J’en photographie en gros plan. Elles me redonnent un coup de confiance dans l’avenir !

Ce jardin urbain, c’est l’œuvre de l’entreprise Thierry Muller, qui coopère depuis longtemps avec la CTS : zones piétonnes, pistes cyclables, plateformes engazonnées, pavées ou dallées et zones plantées . Nous prenons part aux métamorphoses de la ville.

Au-delà des plates-bandes, de la piste cyclable ou piétonnière, l’espace privé côtoie l’espace public. Pas de réelle rupture. Une dame de mon âge inspecte son jardin et potager, en vue de le bichonner encore mieux. Pas un bout d’herbe ne dépasse. « Et le tram ? » « Oh, vous savez, c’est quand même moins bruyant qu’une route fréquentée « .

Et voici le terminus : l’Escale. Une escale vers où ? Vers la clinique Sainte-Anne distante de 800 mètres ? Ce prolongement utile n’est pas planifié. Pour l’instant, l’Escale n’en est pas une. Elle est au milieu de nulle part. Où sont les correspondances ? Partir pour nulle part ou rebrousser chemin et retourner en ville ?

J’en discute avec le conducteur du tram. Il découvre la ligne pour la 1ère fois. Il attend le signal sonore pour gagner le centre ville. Je monte dans le tram, descend au Lycée Kléber  pour faire mon marché, place de Bordeaux. Je discute avec le boucher qui vient de Lichtenberg (50 kms de Strasbourg). Son rôti de porc farci s’avérera divin.

Dimanche 23 juin. Je me suis promené de nouveau sur le prolongement de la ligne E. 3 nouvelles stations, 1,4 km, 2,8 kms Aller et Retour. Presque parfait pour la promenade quotidienne du retraité. A propos : pas beaucoup de bancs le long du chemin piétonnier.

J’ai l’opportunité de pouvoir photographier le tram aux oiseaux, nouvel habillage imaginé par la Street Artist Strasbourgeoise Missy. Vidéo sur le quotidien 20 minutes.

Pour rentrer à la maison, je prends cette fois la ligne L6, proche de la station Mélanie. Le dimanche, la fréquence est d’un bus toutes les 20 minutes. la fréquence du tram : toutes les 10 minutes. J’ai l’impression que la CTS commence la désorganisation des 3 lignes de bus du secteur L1, 15, L6. Pour rendre le tram plus attractif ? Mais un tram qui ne va nulle part. Va comprendre, Charles !

Chronique à suivre sur la ligne E et son extension. Communication de la ville : le verre est à moitié plein. Communication des mécontents : le verre est à moitié vide.

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