Deux ascenseurs à bateaux

1.Le plan incliné de Saint-Louis Arzviller (Moselle) a 50 ans. Diaporama de 46 photos

Le Palais du Rhin à Strasbourg accueille du 7 au 28 juin l’exposition : 44.5 mètres de dénivelé, 41% de pente, 50ème anniversaire. La visite m’a fait penser aux années 50 du siècle  dernier : excursion à Saint-Omer et Arques (62) pour visiter l’ascenseur des Fontinettes (cf. 2nde partie de la chronique) : gamin, j’étais fort impressionné.

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Source Batorama. « Destiné à un usage industriel, le plan incliné d’Arzviller est un ascenseur à bateaux unique en Europe. Conçu par l’ingénieur général des Ponts et Chaussées, Robert Vadot, son principe est d’embarquer des bateaux dans un bac placé sur un chariot se déplaçant verticalement le long d’une rampe à l’aide d’un contrepoids.

Mis en service en 1969, il a nécessité 4 années de travaux et la mobilisation de 250 ouvriers.

L’objectif de cet ouvrage : faciliter la navigation entre Paris et Strasbourg sur le canal de la Marne au Rhin.

Exploité et géré par les Voies Navigables de France, le Ministère de la Culture vient de lui décerner le label Patrimoine du XXe siècle. Il s’agit de faire connaître, conserver et mettre en valeur ce patrimoine ».

Se dépêcher de visiter l’exposition (c’est jusqu’au 28 juin ! ). Elle retrace l’histoire et les prouesses architecturales mises en œuvre. Photos du Plan incliné dans l’expo : Patrick Bogner, 2019.

Visiter le plan incliné

Histoire et techniques du Canal de la Marne au Rhin et du plan incliné d’Arzviller (source : Wikipédia) « La nécessité de relier le bassin de la Seine et la grande voie rhénane par un canal date du XVIIIe siècle. Le roi Louis XVI chargea son ingénieur d’étudier le projet du canal de la Marne au Rhin mais ce n’est qu’en 1826 que Barnabé Brisson, ingénieur des ponts et chaussées, fut chargé de la réalisation du canal entre Vitry-le-François et Strasbourg par la loi du 3 juillet 1838. Son principal concepteur fut l’ingénieur en chef Charles-Étienne Collignon.

Ce canal, qui devait relier la Seine au Rhin, devait franchir deux obstacles naturels : la ligne de crêtes qui limite le bassin parisien et les Vosges du Nord par la trouée de Saverne. Le premier des obstacles est franchi par un souterrain de 4 877 m (entre la Meuse et la Moselle) puis un second de 867 m.

C’est entre Niderviller et Arzviller, moyennant deux souterrains de 475 m et 2 307 m, que le canal aboutit dans la vallée supérieure par une échelle de 17 écluses (écartées d’une distance moyenne de 180 m) qui permettait de franchir une dénivellation de 44 mètres.

Le plan incliné, mis en service en 1969, a permis de remplacer ces écluses dont le franchissement était laborieux. Sa construction de type transversal est unique en son genre en Europe. Elle fut conçue par l’ingénieur général des Ponts et Chaussées Robert Vadot qui avait été chargé de la canalisation de la Moselle et sera nommé en 1975 délégué de la France à la commission internationale de la Moselle.

Le tronçon de la Marne au Rhin, long de 314 km avec ses 178 écluses, demandait entre 6 et 9 jours de voyage. Depuis 1853, mise en service du canal, le seul tronçon de Saint-Louis-Arzviller par la vallée du Teigelbach, long de 4 km comprenait 17 écluses avec un bief moyen entre chacune d’elles de 200 mètres et une dénivellation de 44 mètres (chute de 2,6 m entre 2 écluses), demandait une journée de navigation.

Le plan incliné peut accueillir un trafic de 39 péniches par jour, avec une montée réalisée en 4 minutes et un temps de parcours total de 20 minutes entre l’entrée et la sortie du bateau (contre une journée avec l’ancien tracé).

La baisse des activités de transport fluvial est en partie compensée par le trafic touristique avec le passage de quelque 10 000 bateaux de plaisance par an« .

2. Ascenseur à bateaux des Fontinettes (Arques près de Saint-Omer).

Source Tourisme Saint-Omer. « En 1758, débute la construction du canal de Neufossé qui réalise la jonction entre l’Aa et la Lys à Aire-sur-la-Lys. Si l’objectif est d’abord militaire, à partir du 19e siècle avec le développement industriel, son rôle économique prime.

La principale difficulté est le franchissement du versant sud de la vallée de l’Aa au lieu-dit Les Fontinettes  à Arques. Pour rattraper les 13,13 mètres de dénivelé, les ingénieurs militaires édifient une échelle de 7 écluses successives. Mais avec le développement du trafic, les péniches doivent attendre de plus en plus longtemps.

Pour y remédier, dans les années 1880, la construction d’un ascenseur hydraulique est décidée. Le concours est remporté par l’ingénieur anglais Edwin Clarck associé au Français Bertin.

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