Regroupements. Exception française

Suite de ma chronique du 16 août 2019 (La Ministre Vidal et le classement de Shanghai 2019) et de mes six chroniques de 2013 intitulées : j’ai mal aux regroupements.

University Mergers in Europe (avril 2019, 10 pages). Le rapport de l’Association des Universités Européennes met en valeur l’exception française en matière de regroupements, politique menée continument depuis une dizaine d’années (création des Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur en 2006).

Ces regroupements (les COMUE en particulier) aboutissent à des mammouths en terme d’effectifs. 160 000 étudiants pour l’université Bretagne-Loire : heureusement, celle-ci va être dissoute en fin d’année (chronique : Bretagne Loire : 4 ans pour mourir).

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Dans le TOP 100 du classement de Shanghai, figurent 8 universités britanniques, 5 universités suisses, 4 universités allemandes. Dans la liste des mammouths (cf ci-dessus) ne figure aucun de ces trois pays.

Dans ce TOP 100, la France classe seulement trois institutions du supérieur : deux d’entre elles (Paris Sud Orsay, ENS Ulm) ne figurent pas dans la liste des mammouths

Et dire que Frédérique Vidal persévère dans la politique de regroupements. C’est pour moi intellectuellement et politiquement incompréhensible. Pire, c’est une politique financièrement et humainement coûteuse. Pire, c’est une poltique assassine pour les universités publiques.

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