Œuvre Notre-Dame. Restaurations

Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame, restaurations du bras Sud du transept. Album de 32 photos

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A. L’architecte du bras sud du transept. Du roman au gothique (1210/1220-1235). Source : Œuvre Notre-Dame

« L’architecte opère un changement complet de style. Ayant travaillé très vraisemblablement sur des grands chantiers d’Île-de-France et de Champagne, il introduit le style gothique. Il amène aussi de nouvelles techniques de construction. Elles privilégient des murs de plus en plus minces, garnis de grandes baies et le recours aux voûtes en ogives couplées aux arcs-boutants, culées et contreforts.

Les travaux sont exécutés par une nouvelle équipe de maçons, tailleurs de pierre et sculpteurs. Ils réalisent le décor sculpté du portail sud et le pilier des Anges, qui constituent des chefs d’œuvres de la sculpture monumentale européenne.

Le choix de l’architecte et l’option pour le nouveau style est dû au chapitre de la cathédrale et à l’évêque Henri II de Veringen (évêque entre 1202 et 1223) »…

B. Restauration du transept sud de la Cathédrale Notre-Dame. Source : Agence Caillault

« Le transept sud résulte de plusieurs phases de construction postérieures à l’incendie de la cathédrale au milieu du XIIe siècle, et témoigne ainsi de l’évolution architecturale de la cathédrale du roman vers le gothique. Si le portail sud est achevé dans les premières années du XIIIe siècle, la construction du transept semble se poursuivre jusque vers 1230, date de réalisation du pilier des Anges et du programme décoratif sculpté du portail. Il faut alors dater la mise en œuvre des verrières des années 1235″…

C. Histoire de la sculpture de Saint-Arbogast. Source : Œuvre Notre Dame (mai 2018)

« La statue de Saint Arbogast (6ème évêque de Strasbourg au 6ème siècle) vient de retrouver sa place sur l’édifice après 120 ans, voici son histoire.

En 1493, est édifié sur la façade du bras sud du transept, un ensemble composé d’un dais, d’une accolade, de deux chapiteaux, d’une statue figurant l’évêque saint Arbogast, d’une console et d’un glacis orné de fleurs de lys. La statue sera détruite lors de la Révolution française.

Entre 1810 et 1812, le sculpteur Jean-Étienne Malade réalise, dans un style qui lui est propre tout en respectant l’iconographie médiévale, une toute nouvelle sculpture de l’évêque. Dans les années 1860, elle fait déjà l’objet d’une restauration puis elle est déposée en 1897 suite à l’observation de plusieurs altérations.

En 2010, l’étude préalable concernant la conservation-restauration du bras sud du transept préconise la restitution de la statue d’Étienne Malade en copie-conforme. Cependant, lors de la réalisation du dossier de Demande d’autorisation de travaux en 2013, le nouvel Architecte en Chef des Monuments Historiques propose, après un constat d’état supplémentaire, une autre option, celle de la remise en place sur l’édifice de la sculpture du XIXe siècle. Cette proposition est acceptée par l’inspection générale des Monuments Historiques »…

La pose sur l’édifice (vidéo 1’54). « Après 120 ans d’absence, Fabrice Seewald, Aymeric Zabolonne, Jonathan Waag et Mathieu Baud ont, le 25 octobre 2017, replacé la statue sur l’édifice. Après l’avoir hissé à 26 mètres du sol, le principal défi était d’introduire la sculpture de près de 800 kg dans sa niche entre son dais, son accolade et sa console et avec seulement quelques centimètres de marge à droite et à gauche et entre le bas et le haut »…

D. Estampage de la vierge à l’enfant (source : Œuvre Notre-Dame)

« À l’occasion du chantier de conservation-restauration du bras sud du transept, Albert a réalisé l’estampage d’une partie de la sculpture de la Vierge à l’enfant de Jean Étienne Malade. En très bon état de conservation, il n’était pas envisageable de la déposer, se sont donc uniquement le buste de la Vierge, l’Enfant, le socle et l’amorce inférieure de la sculpture, des détails du drapé qu’Albert a estampé »…

E. La façade sud de la cathédrale se dévoile (Journal  l’Alsace, 19 octobre 2019)

« Le transept sud restauré de la cathédrale dévoile peu à peu ses trésors. Une nouvelle tranche d’échafaudage a été déposée récemment par l’Œuvre Notre-Dame. Et désormais, chacun peut observer l’horloge rénovée, la statue de la Vierge à l’enfant et d’étonnantes polychromies anciennes.

L’ensemble Renaissance. Il est composé de la balustrade, du buffet de l’horloge, commandée directement par l’horloge astronomique via un système de tringlerie, et de la statue de la Vierge à l’enfant avec les éléments de polychromie, à savoir le fond bleu et les étoiles d’or.

F. Chronique d’Histoires d’universités, La gnomonique et la cathédrale (19 août 2018), in André E. Bouchard, Les cadrans solaires de la cathédrale de Strasbourg, Le gnomoniste, Volume 10, n°1, mars 2003, 6 pages. Ces cadrans solaires sont visibles de nouveau, après restauration.

G. Chronique d’Histoires d’universités, Les tympans des portails du bras sud du transept, 30 septembre 2018.

Journées Européennes du Patrimoine, la chance d’avoir pu monter dans l’échafaudage jusqu’au niveau des tympans des deux portails.

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Classé dans A. Histoire médiévale, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

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