K. Kollwitz. Plus jamais la guerre !

Käthe Kollwitz, « je veux agir dans ce temps« . Exposition au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg. Citations des cartouches et du Petit Journal de l’exposition.

Album de 24 photos : plus jamais la guerre !

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1901 (34 ans). Opprimés. Eau-forte, pointe sèche, aquatinte et brunissoir.

« Le motif symboliste montre un vengeur qui annonce la libération du peuple opprimé et se penche sur un corps d’homme nu, décharné, coiffé d’une couronne d’épines et présentant une blessure au flanc. Le groupe est encadré par deux femmes ligotées à des structures cruciformes. Ces femmes illustrent la situation catastrophique du prolétariat : d’une part une famille qui ne voit d’autre issue que le suicide, de l’autre, une femme que la misère contraint à se prostituer. Dans cette œuvre, Käthe Kollwitz s‘inspire ici du Christ mort de Hans Holbein« .

1908 (41 ans). Les prisonniers (planche 7 de la Guerre des Paysans). Eau-forte, pointe sèche, émeri, vernis mou avec impression de textile et de papier report de Ziegler.

« En 1524-1525, insurrections sanglantes en Alsace, dans l’Allemagne centrale, dans la Rhénanie et dans les régions alpines. Dans un premier temps, elle envisage un traitement lithographique en couleurs, mais elle opte finalement pour la gravure. La série, dont la structure est similaire au cycle des Tisserands, fait partie des plus belles œuvres graphiques de l’artiste, tant sur le plan technique que stylistique ».

1920 (53 ans). En mémoire de Karl Liebknecht. Gravure sur bois.

« Ce travail de Käthe Kollwitz trouve son origine dans la répression sanglante du soulèvement de la Ligue spartakiste en janvier 1919, suivie, peu après, de l’assassinat des fondateurs du parti communiste, Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht.

Impressionnée par l’ampleur de la foule lors de l’enterrement de Liebknecht, Kollwitz tente de lui donner les traits d’une lamentation funèbre. La composition définitive renvoie à la déploration du Christ. Cherchant la technique appropriée, elle finit par choisir la gravure sur bois, l’une des tous premières qu’elle réalise, alors qu’elle est âgée de plus de cinquante ans ».

1924 ( 57 ans). Plus jamais la guerre (Nie wieder Krieg). Lithographie au crayon et au pinceau

L’engagement pacifiste de Käthe lui inspire un cycle sur la guerre (réalisé entre 1918 et 1923)… Sous la République de Weimar, elle s’engage à plusieurs reprise en faveur du pacifisme, notamment avec sa fameuse affiche Plus jamais la guerre (Nie wieder Krieg).Elle milite pour ne plus enseigner la guerre aux enfants, l’une de ses priorités, et soutient ainsi la Ligue Internationale des Mères et des Educatrices pour la Paix, fondée en France en 1928.

« Quand je m’implique au sein d’une communauté internationale contre la guerre, je suis envahie d’un sentiment chaleureux et bienfaisant ».

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Classé dans B. Photos, D. Allemagne, F. 19ème et 20ème siècles

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