R. Arnould. Poétique de l’industrie

Reynold Arnould et le nouveau musée du Havre (1952-1965), exposition du 07 décembre 2019 au 16 février 2020.

« A l’occasion du centenaire de sa naissance, le MuMa rend hommage à l’artiste Reynold Arnould (1919-1980). Il fut le premier conservateur du nouveau musée du Havre. Choisi pour imaginer et piloter le projet de reconstruction du musée des beaux–arts, détruit pendant la guerre, il demeure à la tête des musées de la ville de 1952 jusqu’en 1965, et marque durablement la politique muséale de la ville ».

Photo de Paul ALMASY, Reynold Arnould dans son atelier, 1959

« Par cette exposition, le MuMa souhaite témoigner de l’œuvre de l’artiste bien sûr, mais aussi de l’action de celui qui fit renaître les musées havrais après la Seconde Guerre mondiale, imagina le nouveau musée des beaux-arts comme un des signes architecturaux forts de la ville reconstruite, et inspira un nouveau souffle contemporain à une collection qu’il voulait aussi exigeante et moderne qu’ouverte et accessible à tous les publics ».

Reynold Arnould : Une poétique de l’industrie, Gwenaële Rot et François Vatin, Presses universitaires de Paris Nanterre, novembre 2019.

Citations de la 4ème de couverture. « Tubulures de l’industrie chimique et grands pylônes électriques, pales de turbines et torchères pétrolières… la grande industrie moderne respire une beauté particulière, inquiétante et fascinante.

Peu de peintres pourtant ont travaillé ce motif. Assurément aucun autant que Reynold Arnould (1919-1980). Dans une grande exposition au musée des Arts décoratifs en 1959, il a transfiguré l’industrie moderne dans des toiles d’apparence abstraite mais pourtant très documentées.

Reynold Arnould a dirigé les musées du Havre de 1952 à 1965 et inauguré en 1961 dans cette ville le premier musée de conception moderne en France. En 1965, André Malraux l’appela à la direction des Galeries nationales du Grand-Palais. Mais cette brillante carrière de conservateur ne doit pas occulter son œuvre picturale, inlassablement poursuivie pendant cinquante ans.

Cet ouvrage se penche sur le thème de l’industrie chez Reynold Arnould, depuis ses portraits d’automobiles de 1955 jusqu’à ses œuvres murales des années 1960-1970. Une seconde partie éclaire cette peinture par le récit de sa jeunesse dans la France d’avant et d’après-guerre.

A travers ce cas singulier : jeune prodige pris en charge par le peintre et écrivain mondain Jacques-Emile Blanche, premier Prix de Rome à vingt ans, professeur de beaux-arts dans une université du Texas de 1949 à 1952, c’est, aussi, un pan d’histoire sociale de la peinture du XXe siècle qui est ainsi mis au jour ».

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Une réponse à “R. Arnould. Poétique de l’industrie

  1. Merci, j’en sais plus maintenant. J’avais vu une de ses oeuvres pour illustrer un livre sur l’histoire des sciences et des techniques.