Une université sans président

Elle communique. « Université Gustave Eiffel : création d’une université inédite qui réinvente les villes et les territoires. Naissance d’une nouvelle université qui regroupe des compétences variées afin de porter au meilleur niveau international une thématique forte : inventer les villes et les territoires de demain. Cette nouvelle université naît de la fusion de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et de l’IFSTTAR, l’institut de la recherche européenne sur la ville et les territoires, les transports et le génie civil ».

Elle convie même à une cérémonie des vœux, le 20 janvier, sur le campus de Champs-sur-Marne, dans le hall de l’École d’architecture de la ville et des territoires Paris-Est.

Mais, pour l’instant, elle est une université largement fantôme

  • Elle n’a pas de président. Aucun appel à candidatures ne figure sur le site.
  • Elle n’a pas de conseils centraux. Aucune date n’est fixée pour leur élection au suffrage direct.
  • Elle n’a pas de services centraux, et bien sûr pas d’organigramme.

Elle est provisoirement gouvernée selon l’article 10 du décret

  • « Jusqu’à la nomination du président de l’université dans les conditions prévues par les articles 4 et 7 des statuts, le directeur général de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux en fonction à la date de publication du présent décret exerce, par intérim, les fonctions de celui-ci.
  • Le président par intérim organise les élections des membres du conseil d’administration, du conseil académique, de la commission carrière des enseignants-chercheurs et du parlement étudiant du nouvel établissement, au plus tard le 30 juin 2020, conformément aux statuts de l’Université.
  • Le président par intérim ne peut se porter candidat à la fonction de président de l’université ».

Hélène Jacquot-Guimbal est présidente par intérim, Gilles Roussel, premier vice-président, Amina Sellali, directrice de l’EAVT, Franck Jung, directeur de l’EIVP, Nicolas Paparoditis, directeur de l’ENSG Géomatique, Jean Mairesse, directeur général d’ESIEE Paris.

Gilles Roussel sera candidat à la présidence de l’université Gustave Eiffel. Son nom sera retenu, avec quelques autres, par le conseil d’administration. Sera-il l’élu, la personnalité choisie par le Ministre de tutelle ? Un suspense qui va durer au moins 6 mois !

2 Commentaires

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2 réponses à “Une université sans président

  1. Tiens, ça m’a fait penser à l’U de La Rochelle et à Bernard Bobe qui fut dans le même amphi pictave que moi. Et je retrouve cet article https://www.liberation.fr/tribune/2007/03/20/desovietiser-les-universites_87944