Sophie Béjean, rectrice en Occitanie

Chroniques d’Histoires d’universités 2012-2019 pour expliciter les 3 faux-pas ou échecs, résumés dans le paragraphe précédent.

24 avril 2012. Élections aux Conseils centraux de l’université de Bourgogne et élection de la présidence. Suite du feuilleton bourguignon : « 8ème chronique sur les élections aux Conseils centraux et à la présidence de l’université de Bourgogne. Chronique consacrée aux contentieux électoraux et à ses étapes successives : recours auprès du Comité électoral consultatif interne à l’université, recours auprès de la Commission académique de contrôle des opérations électorales, recours auprès du Tribunal administratif (TA). A Dijon, l’intersyndicale FSU-CGT a déposé, le 13 mars 2012, un recours auprès du TA pour les élections dans le collège B (autres enseignants). La 1ère étape du recours au TA vient d’être franchie : elle donne raison à l’intersyndicale ».

5 juin 2012. Au final, Sophie Béjean, présidente en fonction de l’université de Bourgogne, n’est pas élue pour un second mandat (2012-2016) :

16 juillet 2014, Avant la COMUE UBFC, le PRES. Sophie Béjean et Claude Condé ont été porteurs du PRES Bourgogne Franche-Comté, université fédérale du Grand Est de la France. Claude Condé et Sophie Béjean, juste avant de partir, ont fait éditer des brochures chantant leur propre gloire ! Effectivement, il valait mieux qu’ils le fassent eux-mêmes plutôt que de compter sur leurs successeurs ! Il serait intéressant de savoir combien coûte ce genre d’exercice. A Besançon, la brochure n’a pas été éditée par l’imprimerie centrale mais par un imprimeur privé. A Dijon, la brochure a été éditée à 3000 exemplaires« .

Les deux publications. Celle de l’université de Bourgogne : 2007-2012, 5 ans d’audace et d’ambition. 15 pages et 15 photos de la présidente Béjean. Impossible aujourd’hui de télécharger le document. Celle de l’université de Franche-Comté : 2006-2012, ouverture, partenariats, responsabilité sociale. 24 pages et 10 photos du président Condé. Une communication institutionnelle hyper-présidentialisée.

8 septembre 2015. Sophie Béjean, présidente du Comité StraNES, et Bertrand Monthubert, rapporteur général, Pour une société apprenante. Propositions pour une stratégie nationale de l’enseignement supérieur, 260 pages. Déception et colère. Il faut tout de suite oublier ce rapport. Deux chroniques : Rapport ronronnant, radoteur ; Enterrer le rapport STRANES.

4 mars 2016. Chamboulement de têtes au CNOUS : celui-ci vient de perdre la présidente de son conseil d’administration, Sophie Béjean, nommée rectrice de l’académie de Strasbourg. L’ancienne présidente de l’université de Bourgogne a bien mérité de la République : elle a présidé le Comité STRANES, mais doit maintenant en oublier les 250 pages du  rapport et se taire parce que la mise en œuvre des propositions, ce n’est pas demain la veille. Pas trop difficile : le métier de recteur est un métier de « taiseux ».

20 janvier 2018. Hommage au Président Condé décédé. « En 2012, il n’a pas souhaité faire un second mandat : on peut compter sur les doigts d’une seule main les présidents qui, en 2012, ont refusé de se laisser griser par le pouvoir une seconde fois.

A l’époque, des présidents syndiqués, il y en avait. Il y en eut encore dans les élections de l’année 2012 : la Gauche était en train ou était revenue au pouvoir. Lors des élections suivantes (la plupart ont eu lieu en 2016), les présidents qui souhaitaient leur réélection ont souvent mis dans leur poche leur drapeau syndical, s’ils en avaient encore un !

Combien de président(e)s d’université et de COMUE, d’anciens présidents, en particulier de ceux devenus Recteurs, paient encore aujourd’hui leur cotisation syndicale ? J’ai cette impression qu’elles / qu’ils sont tous Macron-compatibles. Je suis sûr que Claude Condé n’était pas de ceux-là. Il y a quelques mois, il m’avait envoyé un courriel assez désabusé ».

18 novembre 2018, Quand une Comue part en vrille. Démission de Nicolas Chaillet, président de la communauté d’universités et établissements Université Bourgogne-Franche-Comté, in le Bien public du 16 novembre 2018

  • Mon commentaire. Nicolas Chaillet a été élu en avril 2016 (chronique du blog). Depuis 2010, le PRES puis la COMUE ont connu une histoire agitée que je résumerai ainsi : un accouchement au forceps (12 chroniques du blog racontent cette histoire). Que sont devenus les premiers initiateurs du PRES ? Claude Condé, alors président de l’université de Franche-Comté, est décédé en janvier dernier.

Février 2020. La COMUE UBFC est en stand bye. Après plus d’une année de crise, elle n’a pas de président. Luc Johann, ancien président de l’université de Metz et lui-même ancien recteur, en est l’administrateur provisoire.

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