Présidence Bahi, bilan Sudversion

Mais, sous son apparente bonhomie se cachait aussi un redoutable coupeur de têtes. Dès son arrivée, en 2012, il a viré le directeur général des services (DGS), qui a été placé dans un placard doré à la demande du ministère, le temps qu’il parvienne à la retraite. Puis il a viré le directeur de l’ESPÉ. Son premier vice-président (VP) recherche a démissionné en début de mandat. Charles Fortier, son premier VPCA qui, en 2012, s’annonçait comme l’homme fort de la présidence est tombé en disgrâce après avoir perdu son procès en diffamation intenté par un collègue de Dijon. Il n’a pas été reconduit.

En fait, aucun des VP de Jacques Bahi n’aura survécu à son premier mandat à part un, Frédéric Muyard, protégé de Macha Woronoff. Chose amusante, lors de sa dernière cérémonie de vœux en janvier, le président Bahi a tenu à faire son bilan (glorieux) en remontant à l’époque où il est devenu VP recherche de Claude Condé, en 2008. Il avait invité tous ses VP à faire des allocutions très courtes mais… il n’avait pas invité les membres de sa première équipe de gouvernance des années 2012-2016. Seul Muyard s’est permis de faire allusion au premier mandat de Bahi.

Lors de son deuxième mandat, le pré­sident a viré son DGS Christophe de Casteljau. Pourtant, il maîtrisait bien ses dossiers. Puis le DRH est parti, ou a été poussé à partir, le VPRH Éric Prédine a été remercié, le psychologue du travail a déplu et n’a pas été renouvelé… Ces remaniements incessants ont été bien utilisés par certains comme tremplin pour leur carrière. La présidence de Jacques Bahi a coïncidé avec une montée brutale de l’autoritarisme et du management agressif, ce qui a entraîné une explosion du contentieux. Le service juridique s’est alors étoffé et est devenu une présidence dans la présidence. Après avoir été promu sur un poste créé spécialement pour lui, le responsable de ce pôle juridique s’en est allé vers des cieux plus amènes (école de la magistrature). Même chose à la direction du patrimoine : le président a mis le responsable sur la touche. Il a nommé à sa place le contractuel qui avait mené le projet éco-campus à Belfort, en lui faisant promettre qu’il resterait à l’UFC. Mais ce contrac­tuel a passé un concours et il est parti à l’autre bout du pays.

Jacques Bahi s’est fait beaucoup d’ennemis et nous espérons pour lui qu’il a bien préparé sa fin de car­rière car gare aux règlements de comptes s’il revient à la vie civile.

Il laissera également le souvenir de quelqu’un de pas très courageux. Le 14 février 2017, lors de l’occupation pacifique du conseil d’administration par 19 jeunes militant.e.s opposé.e.s à la mise en place de la sélection en master, Jacques Bahi est resté obstinément cloîtré dans son bureau. Le directeur départemental de la sécurité publique lui a bien demandé d’aller parlementer avec eux mais il a refusé. Il expliquera plus tard que Macha Woronoff ne cessait de lui envoyer des SMS terrifiants.

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