Eric Berton, président d’AMU

AMU Aix-Marseille Université. Yvon Berland a été président de l’université de la Méditerranée, puis président d’Aix-Marseille Université, fusion des trois universités d’aix et de Marseille. Il n’a pas terminé son second mandat pour partir à la conquête de la mairie de Marseille, comme candidat de la République en marche. Toutes les chroniques du blog sur Yvon Berland.

Simone Bonnafous, ancienne présidente de Paris 12 Créteil, ancienne directrice de la DGESIP sous le ministère de Geneviève Fioraso, a été nommée, le 1er septembre 2019, administratrice provisoire, avec pour mission l’organisation d’élections se concluant par l’élection d’un nouveau président (il n’y a pas eu de candidate à la présidence). Simone Bonnafous, service fait,  a pu rendre son tablier le 31 décembre 2019 et être nommée rectrice début février 2020.

Le nouveau président a été élu par les membres du Conseil d’administration, le lundi 6 janvier. Eric Berton a été élu avec 28 voix sur 36 votants contre 5 voix pour Philippe Blache, et 3 votes blancs.

Le communiqué de presse annonçant la nouvelle de l’élection publie

CV peu classique : il énumère au début, une liste de cinq distinctions (cinq médailles, dont celle de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 2015).

CV plus classique, le parcours après le post-doctorat ; chargé de recherche au CNRS pendant 11 ans (1994 – 2005), puis, à partir de 2005, professeur des universités en mécanique des fluides et aérodynamique, doyen de la Faculté des Sciences du Sport à partir de 2010, directeur de l’Institut des Sciences du Mouvement AMU/CNRS, directeur de deux incubateurs d’entreprises

Dès le premier mandat d’Yvon Berland à la tête de l’AMU en 2012, Eric Berton est vice-président Innovation et Valorisation. Bref, il a fait – en principe – ses preuves managériales : il a été doyen de faculté, directeur de labo de recherche, président d’incubateurs, élu au Conseil national des universités et vice-président.

Profession de foi des listes PAIR, soutenant l’accès d’E. Berton à la présidence. Pour une université Partagée, Attractive, Innovante et Rayonnante énumère tous les défis du moment. Comment pourrait-on être en désaccord avec de telles propositions ? Tout est politiquement correct.

  • « mission de service public
  • mode de gouvernance devant être celui de la proximité et de la confiance mutuelle.
  • la formation, la recherche et leurs relations sont au cœur de notre mission.
  • favoriser la réussite du plus grand nombre d’étudiants et permettre une meilleure insertion professionnelle de nos diplômés.
  • notre recherche doit se développer en lien avec nos partenaires et en s’appuyant sur une politique de site.
  • l’expertise et la compétence de notre administration sont parfois freinées par des modalités et des conditions de travail inappropriées. Simplifier et fiabiliser les circuits d’information et de décision, notamment grâce au numérique,
  • l’innovation sociale, l’innovation technologique et les relations avec le monde socio-économique doivent positionner AMU comme un acteur majeur du territoire
  • qualité de vie au travail est une condition première.
  • nous placerons le développement durable et la responsabilité sociétale au cœur de nos politiques
  • je suis convaincu que nous pouvons faire d’AMU un acteur local, national et international de premier plan, dans le respect de la transparence, des valeurs humaines et pour le bien de notre communauté ».

Le site de campagne dans lequel figurait l’intégralité du projet PAIR, les 50 engagements et la liste des soutiens n’existe malheureusement déjà plus : https://www.amu2020-2024.fr/

1 commentaire

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Une réponse à “Eric Berton, président d’AMU

  1. Johan Jordi

    Il y a une anomalie qui perdure depuis la fusion fondatrice d’Aix-Marseille Université: le nombre des étudiants publié dans les textes de l’université. Pour cette année universitaire l’université, dans ses brochures indique 79 000 étudiants. Pour l’élection des conseils en janvier, le collège électoral et le ministère en trouve moins de 66 000 tout compris (double inscription des CPGE, étudiants étrangers et stagiaires formation continue compris). Ce décalage de plus de 10 000 étudiants existe depuis 2012 (impossible de rectifier sans l’interpréter comme une baisse d’effectif, ou bien chiffres pour classement Changhai ?).