2014. 3 ex-présidents, 2 maires

26 février 2014. Des présidents d’université se lancent dans la bagarre des municipales. Des candidats issus des milieux facultaires se présentent à Paris, au Havre et à Melun, Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde.

Marie-Christine Lemardeley, ex-présidente de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle se présente à la mairie du 5arrondissement de Paris sur la liste d’Anne Hidalgo (PS). Elle est élue. Elle est investie de nouveau pour les élections 2020. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Marie-Christine Lemardeley

Camille Galap, ex-président de l’université du Havre, mène en 2014 une liste d’union de la gauche au Havre. Elle n’obtient qu’un peu plus de 15% des suffrages. Édouard Philippe est élu maire du Havre dès le 1er tour et est candidat à sa réélection en 2020. Cette année, Camille Galap ne figure sur aucune liste au Havre. Pour aller plus loin : le blog Histoires d’universités chronique sur Camille Galap.

Photo de 2013 par Pierre Dubois

Louis Vogel, ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020. Pour aller plus loin : Histoires d’universités chronique sur Louis Vogel.

Photo de 2010 par Pierre Dubois

Suite de l’article du Monde (2014). A. Marie-Christine Lemardeley. Une aventure, pour cette pure universitaire, sans expérience politique, ni même carte du PS : « Quand on m’a proposé la tête de liste dans le 5e, j’ai hésité… mais pas longtemps. Je me suis dit qu’à 61 ans, je pouvais m’autoriser un choix pas très raisonnable, un engagement risqué mais qui va me permettre de faire de cet arrondissement un quartier plus mixte et solidaire », se promet-elle.

A son poste de présidente d’université, elle a beaucoup contribué à moderniser l’enseignement pour qu’il soit en prise avec l’emploi : « Lorsqu’on dirige une université, il faut à la fois une vision à long terme, une stratégie nationale et internationale et régler des problèmes très terre à terre. »

B. 2014. Camille Galap compte arracher la municipalité à l’UMP. A la surprise générale, il a remporté les primaires socialistes, lui qui n’a sa carte du PS que depuis un an. « J’aime Le Havre, où je suis né et travaille », explique cet ex-champion de France de karaté, à la carrure impressionnante. Antillais, il subit le racisme ordinaire et y fait face avec philosophie. Arrivé au volant de sa voiture à une réunion de présidents d’université, autour de Valérie Pécresse alors ministre, il se voit demander par le planton de service, qui le prend pour un chauffeur, qui il vient chercher… « Je veux me battre pour faire baisser le chômage des jeunes, de presque 40 % : il y a urgence », plaide-t-il.

A la tête d’une liste d’union de la gauche, il entend mobiliser le tissu associatif et les ressources de l’université, négligées, à ses yeux, par le maire de droite. « Lors d’une réunion, il était question de créer un soutien scolaire, mais les bénévoles manquaient. Or, il y a 7 000 étudiants au Havre, et personne n’avait songé à faire appel à eux. Je l’ai fait et ai reçu 200 candidatures dès le lendemain ».

1 commentaire

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Une réponse à “2014. 3 ex-présidents, 2 maires

  1. mabherve@neuf.fr

    Camille Galap a été, pendant peu de temps, directeur de Guadeloupe Formation (il l’était en 2018 !)

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