E. Hopper. Paysages d’Amérique

Edward Hopper. Exposition à la Fondation Beyeler, 26 janvier – 17 mai 2020.

 » La Fondation présente un ensemble d’œuvres d’Edward Hopper (1882-1967). Ses  peintures sont l’expression du regard singulier qu’il porte sur la vie moderne. Il commença sa carrière comme illustrateur. Aujourd’hui, il est surtout connu pour ses peintures à l’huile, qui témoignent de son intérêt pour l’impact de la couleur et de sa virtuosité dans la représentation de l’ombre et de la lumière. Le thème central de l’exposition est fourni par ses images des immenses paysages naturels et urbains de l’Amérique.

L’exposition réunit des aquarelles et des huiles des années 1910 (28 ans) aux années 1960 (78 ans), offrant ainsi un large et passionnant panorama des multiples facettes de la peinture hoppérienne ». 

Album de 23 photos : œuvres de 1909 à 1929

Album de 30 photos : œuvres de 1930 à 1950

Pour les différentes œuvres commentées ci-dessous, citations du livret mis à disposition du visiteur.

1899 (17 ans) – 1901 (19 ans). Hopper étudie tout d’abord l’illustration commerciale.

1901 (à partir de). Il étudie la peinture à la New York School of Art

1906 (24 ans) – 1910 (28 ans). Trois voyages en Europe : Hopper séjourne principalement à Paris. Ses esquisses d e l’époque reflètent un intérêt accru pour la couleur et les effets d’ombre et de lumière.

1912 (à partir de). Hopper passe souvent ses étés sur les côtes du Maine et du Massachusetts.

1905 (23 ans) – 1925 (43 ans). Hopper travaille à son compte en tant qu’illustrateur et graphiste pour des agences publicitaires à New York. Ce n’est que passé 40 ans qu’il rencontre le succès en tant peintre.

1914 (32 ans). Rocher carré, Ogunquit

Cette peinture sur toile à l’huile datant de ses jeunes années ne montre qu’un petit extrait du paysage. La composition nous amène à cherche inéluctablement à imaginer commet se poursuit le paysage en dehors de l’espace pictural. L’océan, les rochers et le ciel semblent s’étendre au-delà des bords latéraux du tableau.

L’artiste crée sur place plusieurs vues de la côte. Dans ces peintures d’exécution rapide, il étudie les effets d’ombre et de lumière. Il restitue les blocs rocheux avec des coups de pinceau audacieux, leur conférant corporalité plastique, chaleur et froideur. Les parties claires et les parties sombres se côtoient directement, dans un orientation de lumière saisissante.

A gauche, l’image est dominée par le rocher carré. Il dépasse la ligne d’horizon et surplombe les autres formations rocheuses, barrant même la vue sur la surface bleutée de l’océan ».

1924 (42 ans). Mariage avec Joséphine Nivison. Le couple entreprend plusieurs voyages transcontinentaux en train vers le Colorado et le Nouveau Mexique. Succès d’exposition et réussite commerciale croissants avec ses aquarelles et ses peintures à l’huile.

1927 (45 ans). Le phare sur la colline

« Lors d’un séjour dans le Maine en 1927, Edward Hopper a consacré toute une série d’œuvres à l’un des deux phares de Cape Elizabeth, dont les murs de fondation datent du 18ème siècle.

La prédilection de Hopper pour les phares est probablement liée à sa notion de représentations de paysages illimités : les phares offrent un repère dans une nature incommensurable en évolution permanente ».

1928 (46 ans). Granite à Cape Ann

« La toile montre un paysage côtier de Cape Ann, Massachusetts. Sur un versant de pâturages verts se dressent d’impressionnantes formations de granite projetant des ombres obliques et créant ainsi des effets de lumière dramatiques. Le ciel bleu qui les surplombe est traversé de voiles nuageux.

A droite, le terrain descend en pente rapide, ouvrant le regard vers la profondeur et faisant deviner la proximité de l’océan.

Pendant son séjour à Cape Ann à l’été 1928, il crée également de nombreuses aquarelles représentant les paysages environnants.

Cape Ann Granite illustre bien l’intérêt de Hopper pour la corporalité des paysages et pour l’intensité de sa perception individuelle des paysages américains ».

1 commentaire

Classé dans AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, D. Suisse, E. Arts Lettres Langues

Une réponse à “E. Hopper. Paysages d’Amérique

  1. Il me faut aller voir ses aquarelles. j’ignorais. Merci.

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.