D. Raoult, traitement de 80 patients

Clinical and microbiological effect of a combination of hydroxychloroquine and azithromycin in 80 COVID-19 patients with at least a six-day follow up: an observational study

Running title. Hydroxychloroquine-Azithromycin and COVID-19, IHU Marseille, Corresponding author : Didier Raoult.

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4 réponses à “D. Raoult, traitement de 80 patients

  1. Homme de réseaux et enfant terrible de la recherche, enquête sur le système Raoult par Benoît Gilles, Marseille Actu, 27 Mars 2020
    https://marsactu.fr/homme-de-reseaux-et-enfant-terrible-de-la-recherche-enquete-sur-le-systeme-raoult/

    Extrait du début de l’article. Depuis plusieurs semaines, Didier Raoult est au cœur d’une polémique aux dimensions planétaires sur les meilleures stratégies pour combattre la pandémie. Loin d’être un chercheur qui fait soudain irruption sur la scène médiatique, le Marseillais a construit patiemment son ascension en jouant de ses réseaux d’amitiés et des travers de la science moderne.

    L’enjeu. Depuis plusieurs semaines, le chercheur Didier Raoult est au centre d’une polémique autour du traitement du Covid-19 qui remonte jusqu’au plus haut sommet de l’État. Enquête sur un système.

    Le contexte. Depuis le début de l’épidémie en France, le gouvernement maintient que le confinement est l’arme la plus sûre pour contrer la propagation. Didier Raoult défend lui un dépistage systématique.

  2. On ne peut pas décider de l’utilité d’un traitement sur une intuition
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/27/on-ne-peut-pas-decider-de-l-utilite-d-un-traitement-sur-une-intuition_6034699_3232.html

    Extrait du début de l’article. Dans une tribune au Monde du 27 mars 2020, le biostatisticien Nicolas Meyer répond aux propos tenus par le microbiologiste marseillais Didier Raoult dans notre édition du 26 mars. Et l’affirme : rien ne prouve encore l’efficacité de la chloroquine face au Covid-19.

    Je suis médecin et méthodologiste et, actualité épidémiologique oblige, je suis de près les éléments scientifiques autour de la chloroquine dont vous [Didier Raoult] promouvez l’utilisation. Votre proposition repose sur une étude que vous avez menée et publiée récemment. La France entière sait aujourd’hui que votre étude a été très critiquée par l’ensemble de la communauté médicale. Différentes analyses en ont été proposées et elles se rejoignent toutes.

  3. Anonyme, 29 mars 2020. La deuxième étude dont les résultats sont publiés via tweeter conclut que l’hydroxychloroquine n’a pas une action significative ce qui confirme les dernières publications des chinois entre autres, mais l’association avec l’antibiotique est miraculeux.

    Le problème le plus important est le suivant. Aux doses préconisées, beaucoup plus fortes que celles utilisées pour se protéger de la malaria, on a des effets toxiques graves qui nécessitent un suivi médical très strict pendant le traitement
    1) une toxicité cardiaque qui nécessite un ECG journalier
    2) un suivi de la toxicité hépatique et de la toxicité rénale par des tests biochimiques
    3) et surtout une toxicité oculaire (rétinopathie souvent irréversible). On peut estimer au moins 1% avec les doses prescrites. A minima, il faut refaire les tests de toxicologie.
    L’antibiotique présente aussi une toxicité rénale et hépatique et les deux toxicités sont synergiques.

    Enfin, notre corps se débarrasse très lentement de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine (plusieurs mois). On a des effets cumulatifs et l’arrêt du traitement n’arrête pas immédiatement les effets toxiques. L’index thérapeutique de ces molécules est très mauvais (différence entre dose thérapeutique et dose toxique de l’ordre de 2, et avec la dose toxique un facteur 3).

    Toutes ces infos sont sur les sites des sociétés savantes et même sur Wikipedia.

  4. Coronavirus : avec l’hydroxychloroquine, Raoult sème l’espoir et récolte encore la bronca scientifique, Alexandra Ducamp, La Provence, Dimanche 29 mars 2020
    https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/5946913/raoult-seme-lespoir-et-recolte-encore-la-bronca-scientifique.html

    Extrait de début de l’article. Il n’a pas pris la peine de faire une vidéo sur Youtube. Maintenant que son service communication lui a ouvert un compte Twitter – 173 000 followers en quelques jours ! – le Pr Raoult balance en direct les résultats de ses études sur le net. Vendredi soir, un article soumis à publication – mais pas encore validé – à la revue médicale anglaise Emerging Infectious Diseases était en ligne.

    « Chez 80 patients hospitalisés recevant une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, nous avons constaté une amélioration clinique chez tous les patients, sauf un décédé, âgé de 86 ans, et un autre, âgé de 74 ans, toujours en unité de soins intensifs », avance l’article. Qui met également en avant une chute de la charge virale « avec 83% négatifs au 7e jour, et 93% au 8e jour ». Les patients sont âgés de 18 à 88 ans : 54% présentaient les premiers symptômes du Covid-19 : mal de gorge, nez qui coule, toux. 41% étaient plus atteints, souffrant de bronchites ou pneumonies.

    L’absence de groupe contrôle (ou groupe-témoin, c’est-à-dire des patients à qui on n’administre pas le traitement étudié) fait toujours autant bondir les méthodologistes. Lesquels n’accordent pas plus de crédit à ces résultats qu’aux précédents qui ne se basaient que sur 24 patients. « La seule chose intéressante, c’est la culture virologique négative, mais il ne faut pas crier victoire », soupire un infectiologue…