Univ Reims. Se Regrouper ou non ?

Gilles Baillat, président  2012-2016

2012 (3 décembre). Amiens, Reims : un PRES pour rien

Les personnels et les étudiants des universités de Picardie jules Verne (Amiens) et de Reims Champagne-Ardenne sont appelés aux urnes demain, mardi 4 décembre 2012. Scrutin pour élire leurs représentants au Conseil d’administration et au Conseil académique de l’UFECAP, Université Fédérale Européenne de Champagne Ardenne Picardie.

C’est, à ma connaissance, la première fois qu’est organisée une élection directe de représentants des personnels et des étudiants aux instances d’un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur. Innovation électorale donc. Mais l’affiche pour inciter les électeurs à voter est tout sauf inventive ! Logo des deux universités. Le PRES n’a ni logo, ni site web.

L’UFECAP a été créée par le décret du 26 avril 2012, six ans après la possibilité donnée à des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de créer des PRES. UFECAP un petit PRES : il ne fédère que deux membres fondateurs, les deux universités (pas de membre associé). “Il est dirigé par un président, assisté d’un (ou plusieurs) vice-président(s), d’un bureau et d’un directeur général des services et administré par un conseil d’administration, assisté par un comité d’orientation stratégique et un conseil académique”.

 Le siège de l’établissement est implanté à Reims … Mais… Toutes les réunions du conseil d’administration, du comité d’orientation stratégique et du conseil académique auront lieu à Amiens. Au cours de la négociation entre les deux universités, l’installation du siège à Saint-Quentin dans l’Aisne, à mi-distance entre Reims et Amiens par l’autoroute, a été évoquée ! Le ridicule a été évité.

L’UFECAP est dotée de trois instances : un conseil d’administration (délibératif), un comité d’orientation stratégique (COS consultatif, composé essentiellement d’experts, qui se réunira au moins une fois par an), et un conseil académique (article 20), également consultatif. Les représentants des personnels et des étudiants élus le 4 décembre seront très minoritaires au CA et très majoritaires au conseil académique. Selon l’expérience de tous les PRES, le pouvoir réel sera détenu par le président du PRES et par le bureau qui l’assistera (article 7). Il en résulte des conflits entre le PRES et ses membres.

Une UFECAP pour faire quoi ? L’article 4 définit les missions du PRES… Inventaire à la Prévert tout à fait classique. Possible transfert de toutes les compétences des deux universités vers le PRES. Le problème : l’UFECAP ne vise pas la fusion. D’ailleurs celle-ci n’aurait aucun sens dans le contexte actuel (réforme Fioraso). Gageons alors que le transfert de compétences se fera a minima : écoles doctorales communes. Le titre de la profession de foi d’Intercampus FAGE pour les élections est très étonnant : Dompter une nouvelle structure en préservant nos universités . Les deux fédérations régionales de la FAGE partagent la même profession de foi (site de la FAEP picarde).

Université fédérale européenne ? C’est quoi une université fédérale ? Les négociations pour intégrer d’autres établissements ont échoué : les universités technologiques des deux régions – Compiègne et Troyes – ne sont même pas membres associés du PRES. Reims Management School ne l’est pas davantage. C’est quoi une université européenne ? Les négociations pour intégrer des universités étrangères ont échoué : Intercampus fait part de l’attente d’intégrations d’établissements wallons et luxembourgeois.

Le PRES UFECAP n’a pas encore fêté son premier anniversaire mais il appartient déjà au passé. Son président sera élu le 10 janvier 2013 par le conseil d’administration. Qui peut avoir l’envie de présider un tel PRES ? Élections de demain : la participation au scrutin sera vraisemblablement très faible, ce qui questionnera la légitimité et la crédibilité des élus. Bref, des élections inutiles et coûteuses !

2012 (13 décembre). Le PRES battu en plein champ

Exemple de commentaires « incomplets » : celui des élections du 4 décembre 2012 au Conseil d’administration et auConseil académique du PRES Université Fédérative Européenne de Champagne Ardenne Picardie. Ce PRES récent a tenté d’innover en organisant une élection des conseillers au suffrage universel. Son équipe dirigeante provisoire n’a pas crié victoire après le scrutin… Elle se serait en effet ridiculisée.

Résultats de l’élection du 4 décembre 2012 sur le site de l’université Jules Vernes. Autre cas de figure que celui de Strasbourg : aucun commentaire ! Circulez, il n’y a rien à voir ? Si, ce scrutin est hors-norme car ses résultats enlisent le PRES dans les champs de Picardie et de Champagne. La Gare TGV Haute Picardie n’est-elle pas surnommée la gare des betteraves ?

Quatre commentaires à partir de l’analyse des deux PV : celui de l’élection au Conseil d’administration (9 sièges à pourvoir), celui de l’élection au Conseil académique (conseil consultatif, 30 sièges à pourvoir).

1. La situation est inversée par rapport à celle observée dans la plupart des scrutins universitaires. Un nombre de listes de candidats important dans les collèges enseignants (6 listes), BIATOSS (6 également), et doctorants (3). Seulement deux listes dans le collège des étudiants non doctorants.

2. Les intitulés des listes n’annoncent aucune vision du PRES. Soit elles portent un nom classique, celui de l’appartenance syndicale, soit un nom qui réfère à une appartenance disciplinaire. A Reims et à Amiens, il semblerait ainsi que se soient affrontées deux logiques, incohérentes entre elles, pour la constitution des listes.

En savoir plus ? Le service de communication de l’université de Reims m’a répondu que les professions de foi n’étaient pas obligatoires pour ce scrutin. Qui est favorable, défavorable au PRES ?

3. Pourquoi aller voter pour des listes de candidats qui n’ont pas été tenus de déposer des professions de foi ? Pourquoi voter à l’aveuglette ? Il n’est donc pas étonnant que les électeurs se soient massivement abstenus. L’histoire des universités retiendra peut-être le fiasco de ces élections. 28,7% des 2.903 enseignants ont voté et se sont exprimés (hors bulletins blancs ou nuls), 42% des 2.001 personnels BIATOSS, 8% des 782 doctorants, 1,3% des 39.198 étudiants non doctorants. 1,3%, un record historique !

4. Vu le grand nombre de listes dans les collèges enseignants et BIATOSS, les suffrages se sont éparpillés et ont donné des majorités relatives très faibles aux gagnants. Au conseil d’administration, chez les enseignants, le SNESUP est arrivé en tête avec 270 voix (2.903 électeurs inscrits) ; chez les BIATOSS, UNSA Éducation a gagné avec 283 voix (2.001 électeurs inscrits). Et ne parlons pas du nombre de voix obtenues par les listes qui ont quand même un élu au CA ! Faible représentativité, faible légitimité des 39 nouveaux élus.

Mais que sont-ils allés faire dans cette galère ? Ils ne sont certainement pas naïfs. Même s’ils s’unissent, ce qui constituerait un miracle, ils savent pertinemment qu’ils ne pourront pas contrecarrer une quelconque décision de l’état-major du PRES avec laquelle il seraient en désaccord. Ils vont dépenser de l’intelligence et de l’énergie pour rien. Le plus burlesque dans le contexte actuel, c’est qu’il semble que le temps des PRES est aujourd’hui compté !

Une interprétation, certes facile, est que les élus adorent avoir une place dans les instances quelles qu’elles soient. Occuper un siège pour avoir un fauteuil ou un vulgaire strapontin ! J’ose dire et redire que les PRES non fusionnels ne servent en définitive qu’à fournir des places à des personnalités à recaser, par exemple à des présidents qui ne sont plus présidents de leur université. La valeur ajoutée des PRES, leur efficience et leur efficacité, n’a jamais été prouvée depuis 2006 et le rapport de la Cour des comptes l’a dénoncé.

Gilles, mon ami Gilles Baillat, tu es président de l’URCA, un président dit « président SNESUP ». Tu as gardé ce PRES, moribond dès sa naissance en avril 2012, comme un des deux objectifs prioritaires de ton mandat. Pourquoi ne te concentres-tu pas plutôt sur l’autre objectif, le regroupement de l’université sur le Campus Croix Rouge ? Tu dois oser fermer le PRES UFECAP en bon ordre. C’est le message que t’envoient les abstentionnistes. Le PRES UFECAP, ce n’est pas leur affaire !

Avertissement au lecteur. J’ai vécu 3 ans à Reims, de 2006 à 2009, et j’aime l’université de Reims, ses personnels et ses étudiants. Les critiques sévères portées dans cette chronique concernent le PRES Universités d’Amiens et de Reims. Dès le 23 mars 2009, j’écrivais : Pas de PRES à Reims !. Dès le 4 janvier 2010, j’écrivais : Le PRES est une structure déjà obsolète. J’ai toujours essayé de dissuader mes amis Rémois de se PRESser. Ils m’ont toujours répondu : c’est impossible ; nous ne pouvons pas rester isolés.

2012 (17 décembre). Le PRES : Gilles Baillat et Vincent Berger

Gilles Baillat, président de l’URCA, m’a fait parvenir sa réponse à ma chronique critique . Quel avenir pour les PRES ? Le rapport de Vincent Berger déborde d’une imagination consternante (2nde partie de cette chronique).

Texte intégral de la réponse de Gilles Baillat. Extraits. Rester isolés ? Non, effectivement, nous ne le pouvons pas. Non qu’il faille se marier de gré ou de force dans le nouveau paysage universitaire qui a valorisé (sans doute à tort, effectivement) le « Big is beautiful », mais parce que des universités comme l’URCA ont tout intérêt à conclure des alliances stratégiques avec les établissements qui peuvent construire avec nous du « gagnant-gagnant« …

« Certes, la forme de PRES que revêt notre partenariat stratégique avec l’UPJV est aujourd’hui spécifique »… [Elle] n’interdit en rien d’autres alliances stratégiques qui respecteront l’identité de notre établissement. La vision que je défends est donc tout à fait claire : oui au PRES UFECAP, sans exclusive aucune, au service d’une Université de Reims Champagne-Ardenne insérée dans les réseaux susceptibles de renforcer son développement« .

Quel avenir pour les PRES ? Page 6 du rapport de Vincent Berger. Transformer les pôles de recherche et d’enseignement supérieur en grandes universités à l’échelle régionale (propositions 95 à 99).

Proposition 95, page 55. Transformer les PRES en grandes universités démocratiques dotées de conseils élus (conseil d’administration, conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire). Permettre les rattachements spécifiques d’écoles ou d’universités mutualisant des politiques et des moyens, tout en mettant en œuvre un principe de subsidiarité avec ces composantes. Permettre le développement de grandes universités à caractère fusionnel, fédéral ou confédéral. Ces grandes universités contractualiseront avec l’État et leur plafond d’emploi sera déterminé dans le cadre de ce contrat. Proscrire le développement d’établissements à caractère dérogatoire au cadre légal général« . Sont visées les universités de Lorraine et de Paris Dauphine.

Cher Gilles Baillat, tu dois avoir raison. Le PRES UFECAP semble avoir de l’avenir devant lui. Selon cette proposition 95, il pourrait même devenir le fer de lance de l’université française à la mode Fioraso ! Il porte déjà le nom d’Université fédérale européenne et il est démocratique car des élections directes viennent d’être organisées pour doter ses conseils de représentants des personnels et des étudiants… Mais il faut lire la suite en haut de la page 56 !

Nous tenons à rappeler ici que les PRES doivent disparaître au cours de cette transformation d’abord parce que leur gouvernance n’est pas satisfaisante. Elle ne convient pas à l’enseignement supérieur, comme maints exemples le prouvent sur le terrain. Il n’est pas question ici d’incriminer les dirigeants de ces établissements, mais de dénoncer la loi à laquelle ils sont bien obligés de se conformer. Ensuite, il nous a été suffisamment répété pendant les auditions que si de nouvelles organisations sont mises en places, elles doivent se substituer à d’autres : n’épaississons pas le millefeuille. Ce serait un échec de finir dans trois ans avec une moitié de PRES relevant d’une loi et une moitié de grandes universités relevant d’une autre loi…

Oui, cela ferait désordre ! Cher Gilles Baillat, je te suggère de demander à l’administrateur provisoire du PRES UFECAP de mettre rapidement à l’ordre du jour une modification des statuts. « Article 1 : Le PRES n’est plus un PRES. Article 2 : L’UFECAP prend le nom de GUFECAP : Grande université de

Vincent Berger poursuit. Nous recommandons donc un calendrier contraignant pour la mise en place de ces universités, se substituant aux PRES, par exemple à l’échelle de deux années après l’adoption de la loi. Cher Gilles Baillat, en modifiant immédiatement les statuts du PRES selon les 2 articles précédents, la GUFECAP serait pionnière dans le paysage français de l’ESR.

Le rapporteur général des Assises conclut : cette transformation des PRES en universités ne devrait pas comporter tellement de difficultés pour ceux qui souhaitent conserver une répartition d’ensemble des compétences proche de celle de leur PRES actuel. Ils opteront pour un fonctionnement confédéral et se doteront d’instances élues ».

Cher Gilles Baillat, l’avenir de la GUFECAP est tout tracé : ses instances feront comme bon leur semble dans la mise en œuvre du principe de subsidiarité. La loi Fioraso devrait le leur permettre !

Bref, la proposition 95 et ses explications dépassent les plus hauts sommets jamais atteints du n’importe nawak ! « Grandes universités à caractère fusionnel, fédéral ou confédéral » + universités rattachées… Vous avez dit : Paysage simplifié !

Le rapport de Vincent Berger est fort imaginatif pour créer une superbe usine à gaz. Dit autrement : à force de vouloir ménager la chèvre et le chou, le rapport est consternant, faute d’une pensée politique claire sur le statut et la taille de l’Université de demain !

2013 (juillet). Le décret n° 2012-573 du 24 avril 2012, portant création de l’établissement public de coopération scientifique Université fédérale européenne Champagne Ardenne Picardie (UFECAP), n’est pas abrogé. En conséquence, par la loi de juillet 2013, ce PRES est devenu une COMUE. En décembre 2012, après les 1ères élections au CA de l’UFECAP, j’invitais Gilles Baillat, le nouveau président de l’université de Reims Champagne-Ardenne, à se dépêtrer de ce PRES : le PRES battu en plein champ. C’est chose faite !

2013 (20 décembre). J’aime bien ce regroupement

Communiqué du 18 décembre 2013 de l’Université de Reims Champagne‐Ardenne et de l’Université de Technologie de Troyes. Elles annoncent leur volonté de construire ensemble une Communauté d’Universités et d’Établissements.

Les deux universités de la Région mettent enfin leurs forces en commun. Un des rares effets positifs de la loi Fioraso ? Le fruit d’une réflexion parcourue d’ornières depuis 2009 ? Une décision rationnelle de deux hommes engagés et qui s’estiment ? Gilles Baillat, président de l’URCA (à gauche sur la photo ci-dessous), Christian Lerminiaux, directeur de l’UTT et président de la CDEFI. J’aime bien ce regroupement ! Pour mieux comprendre ce jugement positif, le lecteur doit savoir que j’ai vécu à Reims entre octobre 2006 et juillet 2009.

2014 (20 décembre). Champagne : COMUE matricielle

Un nouveau projet de COMUE est né. Le nom : Université de Champagne. Sept membres : Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), Université de Technologie de Troyes (UTT), Groupe École Supérieure de Commerce de Troyes, École d’ingénieurs EPF, École Supérieure d’Art et de Design de Reims, École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers, Institut Régional du Travail Social de Champagne Ardenne. Deux originalités : les 7 établissements ne sont pas tous « publics » ; absence de tout grand organisme de recherche, en dépit de ce annoncé dans le préambule des statuts.

Après plusieurs demandes depuis octobre 2014, la direction de la communication de l’URCA m’a enfin communiqué la version finale du projet de statuts de la nouvelle COMUE : nous ne souhaitons communiquer sur le statut qu’à partir du moment où ceux-ci auront été votés par tous les établissements partenaires. Argument que j’ai toujours rejeté : les médias et les citoyens doivent se sentir concernés par les regroupements dès avant que la messe ne soit dite.

Quelques commentaires sur les Statuts de la COMUE Université de Champagne. 1. Conseil d’Administration de 69 administrateurs. 2. Suffrage direct pour élire 22 enseignants, 6 autres personnels, 8 usagers en formation. 3. Empilement de structures : conseil d’administration, présidence, conseil des membres, conseil académique, bureau, comité de pilotage ; à noter que ces structures s’ajoutent à celles existant dans chacun des établissements membres ! 4. La région Champagne-Ardenne va disparaître et être intégrée dans la grand Région de l’Est : qui la représentera dans la COMUE ? 5. Cette COMUE, pas plus que les autres, ne répond aux défis de l’enseignement supérieur de demain (le combat du blog : 164 chroniques sur les Instituts d’Enseignement Supérieur).

Extraits des statuts. Préambule. L’Université de Champagne regroupe des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et des organismes de recherche liés par la volonté commune, exprimée dans le cadre du projet partagé, de définir ensemble une offre de formation et de recherche ambitieuse. Le périmètre géographique retenu pour l’Université de Champagne a pour objectif de permettre une réelle coordination de l’offre de formation et de recherche à l’échelle de la région Champagne-Ardenne. L’Université de Champagne définit une stratégie conjointe partagée sur les territoires, les établissements restant les opérateurs de cette stratégie. Elle propose une structuration de l’ensemble des activités de recherche et de formation dans une organisation matricielle articulée autour de pôles thématiques croisés avec des défis sociétaux.

Composition du conseil d’administration. Le CA comprend 69 administrateurs répartis selon les catégories suivantes :

  • 11 représentants des établissements membres de l’Université de Champagne selon les modalités qu’ils déterminent : 7 représentants des établissements membres, 1 représentant par établissement. 4 représentants supplémentaires, 2 pour l’URCA et 2 pour l’UTT.
  • 10 personnalités qualifiées désignées d’un commun accord par les représentants mentionnés au 1°
  • 12 représentants des entreprises, des collectivités territoriales, des établissements publics de coopération intercommunale et des associations : un représentant de la Région Champagne-Ardenne, un représentant du Grand Troyes, un représentant de Reims Métropole, un représentant du Conseil Général de l’Aube, un représentant du Conseil Général des Ardennes ou du Conseil Général de la Marne, un représentant du CESER. six représentants des entreprises de la Région Champagne-Ardenne désignées par le Conseil d’Administration.
  • 22 représentants élus des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs exerçant leurs fonctions au sein de l’Université de Champagne ou au sein d’un membre ou à la fois au sein des deux, élus en deux collèges distincts, tels que définis à l’article D. 719-4 du code de l’éducation : 11 représentants au titre des Professeurs des Universités et assimilés ; 11 représentants au titre du collège des autres enseignants-chercheurs, des enseignants et personnels assimilés ;
  • 6 représentants élus des autres personnels exerçant leurs fonctions au sein de l’Université de Champagne ou au sein d’un membre ou au sein des deux ;
  • 8 représentants élus des usagers qui suivent une formation au sein de l’Université de Champagne ou au sein d’un membre.

2015 (19 mai). L’université de Reims et d’autres établissements créent la communauté d’universités et établissements (ComUE) Université de Champagne qui existe entre 2015 et 2017 avant d’être remplacée par l’association d’établissements du site champenois. Décret du 19 mai 2025.

2016 (mars). Jacques Meyer, élu président de l’Université de Champagne

Jacques Meyer a été élu le lundi 14 mars 2016 président de la Comue Université de Champagne pour un mandat de quatre ans par le conseil d’administration de l’établissement, dont il était administrateur provisoire depuis le 17 juillet 2015.

Dans un communiqué de l’URCA (université Reims-Champagne-Ardenne) du 15 mars 2016, l’ancien président de l’établissement (1997-2002) et premier vice-président en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au conseil régional de Champagne-Ardenne (2010-2015) a réaffirmé vouloir « poursuivre la structuration en cours dans une démarche respectueuse des sept établissements membres, et de mettre la communauté au service de l’animation de la vie universitaire et scientifique du site ». Moins de deux ans plus tard, la COMUE est dissoute.

Guillaume Gellé. Président 2016-2020, réélu en 2020 pour un second mandat

2016 (2 juin). Décret no 2016-742 du 2 juin 2016 portant association d’établissements du site picard

Publics concernés : personnels et usagers de l’université d’Amiens, de l’université de technologie de Compiègne, de l’Ecole supérieure d’ingénieurs en électrotechnique et électronique d’Amiens, de l’Ecole supérieure d’art et de design d’Amiens, de l’Ecole supérieure de chimie organique et minérale et de l’institut polytechnique LaSalle Beauvais-Esitpa.

Objet : association de l’université de technologie de Compiègne, de l’Ecole supérieure d’ingénieurs en électrotechnique et électronique d’Amiens, de l’Ecole supérieure d’art et de design d’Amiens, de l’Ecole supérieure de chimie organique et minérale et de l’institut polytechnique LaSalle Beauvais-Esitpa à l’université d’Amiens et association de l’Ecole supérieure de chimie organique et minérale à l’université de technologie de Compiègne.

Notice : le décret d’association fixe les compétences mises en commun entre les établissements partenaires dans le cadre des conventions d’association qui les lient. Elles concernent la vie étudiante, la politique scientifique, la formation à l’international, l’innovation, l’entrepreneuriat, le développement du numérique, l’insertion professionnelle et la réussite des étudiants, la communication du site, et des fonctions supports.

2017 (27 décembre et 29 décembre)

Décret no 2017-1830 du 27 décembre 2017 portant dissolution de la communauté d’universités et établissements Université de Champagne 

Décret no 2017-1832 du 29 décembre 2017 portant association d’établissements du site champenois

Publics concernés : personnels et usagers de quatorze établissements du site champenois.
Objet : association de treize établissements à l’université de Reims.

Notice : le décret associe treize établissements à l’université de Reims : CentraleSupélec, le centre hospitalier universitaire de Reims, le Centre national des arts du cirque, le CNAM Grand Est, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Reims, l’école supérieure d’arts et de design de Reims, l’école supérieure de commerce de Troyes, l’école supérieure des métiers-CESI, l’école spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie de Paris, l’institut régional de travail social de Champagne-Ardenne, NEOMA Business School et l’université de technologie de Troyes.

Il précise les compétences mises en commun entre ces établissements dans le cadre des conventions d’association qui les lient. Elles concernent, selon les établissements, la formation initiale, la formation continue, la stratégie de recherche, le numérique, les relations internationales, la vie étudiante, l’entrepreneuriat étudiant, l’orientation et l’insertion professionnelles des étudiants, la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle et la mutualisation des fonctions supports.

Conclusion de huit années (2009-2017) de regroupements-dégroupements de l’université de Reims Champagne Ardenne. Le décret de 2017 ne définit aucune instance commune de gouvernance entre les 13 établissements associés.

Bref. Une association pour rien ; le décret est bien sûr d’une totale inutilité.

La campagne 2020 pour le renouvellement des conseils centraux de l’URCA a effectivement rayé d’un trait de plume la dite Association à 13.

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