Sale temps pour les enquêtes

Suite de la chronique, L’orientation, 3 ans après la loi ORE. Pour mieux orienter les étudiants, il faut des enquêtes sur la réussite dans les études et des enquêtes sur l’insertion. La loi ORE y a bien pensé : l’article L. 611-5 du code de l’éducation institue un observatoire de l’insertion professionnelle dans chaque université par délibération du conseil d’administration…

En période de confinement et de fermeture des universités, le fonctionnement des observatoires est évidemment perturbé. Les ingénieurs d’études ou de recherche, qui composent l’ossature des observatoires, travaillent-ils à distance ? En cas d’enquêtes téléphoniques, dans quelles conditions concrètes, les enquêteurs vacataires sont-ils mobilisés ?

On peut faire l’hypothèse que la pandémie Covid-19 et le confinement qu’elle entraîne impactent les conditions de vie et d’études des étudiants, la recherche du premier emploi, les débuts de la vie active, le volume des offres d’emploi. Printemps 2020 : sale temps pour les enquêtes, sale temps pour les enquêtés.

  • « En mars 2020, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A en France (hors Mayotte) enregistre sa plus forte hausse depuis le début de la série en 1996 (+246 100, soit +7,1 %), pour s’établir à 3 732 500 », DARES, 27 avril 2020.

Les perturbations touchent aussi les enquêtes nationales, A. celle de l’OVE, B. celle du CEREQ (page 2 de cette chronique).

A. Enquête de l’Observatoire de la Vie Étudiante sur Les conditions de vie des étudiant(e)s.

Exemple de résultat en ligne pour l’enquête de l’OVE, Conditions de vie 2016

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