Depuis 15 ans, le flop de la licence

3. Retour vers des cohortes de bacheliers plus anciennes que celles de 2013 et 2014

11 avril 2013. Taux de succès en licence : 38,9% (chronique du blog, 11 avril 2013)

Lire absolument Parcours et réussite en licence et en master à l’université (note d’information, 13.02, avril 2013). Les résultats sont désastreux. Ils sont même plus mauvais pour la cohorte des bacheliers 2008 que pour celles des bacheliers des années antérieures !

22 avril 2013. Explications des échecs en licence

Explications des échecs en licence universitaire par les commentateurs de la chronique 38,9% des bacheliers 2007 ont obtenu la licence en 3 ou 4 ans. Deux rappels. 1. Les échecs sont particulièrement nombreux en 1ère année : 57% des bacheliers entrés en 2010 en 1ère année de licence ne sont pas passés directement en deuxième année de licence à la rentrée 2011 2. Le taux de réussite en licence dépend d’un certain nombre de facteurs pris en compte par la DEPP : sexe, âge au baccalauréat, ancienneté d’obtention du bac, origine socioprofessionnelle, groupe disciplinaire d’insertion en L1, série du baccalauréat

Explications des échecs par les commentateurs de la chronique du 13 avril

  • Vincent persiffle : malgré ces chiffres, certains osent prétendre que les diplômes sont bradés
  • Les bacheliers n’ont pas le niveau
  • La faute à l’absence de sélection à l’entrée de la licence
  • La faute aux contenus d’enseignement inadaptés aux profils des bacheliers.
  • Samuel pose la question du temps de travail consacré aux études. Guillaume convoque des explications de même ordre : insuffisance de travail et absentéisme aux cours.
  • Calibri évoque un désinvestissement des enseignants, qui serait aussi une cause des échecs.
  • François Vatin croise plusieurs explications qui mettent l’enseignant au cœur du processus de validation des connaissances et des savoir-faire : c’est l’enseignant qui note ! c’est lui qui fixe les exigences ! c’est lui qui fixe les notes en fonction de son paquet de copies
  • Cette situation de faible réussite en premier cycle n’est pas spécifique à la France
  • L’Unef explique l’échec par le travail étudiant : beaucoup d’étudiants sont obligés de travailler, ce qui les met en condition d’échec ; il faut donc créer l’allocation d’autonomie. Explication opposée : les étudiants constatant le petit nombre d’heures de cours dans leur licence et la « générosité » des MCC se disent qu’ils ont le temps de travailler à côté de leurs études.

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Une réponse à “Depuis 15 ans, le flop de la licence

  1. Merci Pierre pour ce rappel salutaire… Mais est-ce que l’objectif de « 50% d’une classe d’âge diplômée du supérieur » n’est pas atteint ?

    On peut voir ici qu’on atteint 47% sur les 25-34 ans, en hausse :
    https://data.oecd.org/fr/eduatt/diplomes-de-l-enseignement-superieur.htm
    J’ai dans l’idée que les politiques d’abaissement des exigences post-bac devraient faire le reste…

    Surtout, réduire l’enseignement supérieur à la Licence me parait discutable : on pourrait très bien atteindre cet objectif, sans sacrifier les exigences, tout en maintenant un fort taux d’échec en Licence. Et peut-être même que ça ne serait pas une mauvaise idée.