Archives mensuelles : juin 2020

Strasbourg. L’alliance inattendue

Dimanche 7 juin 2020, vers 17 heures, terrasse du Palais Rohan, en bordure de l’Ill. J’ai programmé de photographier quelques édifices du 18ème à proximité, dont certains poêles de corporations de métiers (chroniques du blog sur l’Histoire du 18ème siècle).

Changement de programme : je comprends tout de suite que se font photographier les deux hommes-clés de l’alliance inattendue pour le second tour des élections municipales 2020, le 28 juin prochain. Alliance d’entre les deux tours, conclue entre la liste LREM, conduite par Alain Fontanel (premier adjoint au maire sortant), arrivée en 2ème position, et la liste du Parti Républicain, menée par Jean-Philippe Vetter et arrivée en 4ème position. Je vais les saluer, et engage une conversation avec eux ; les photographes officiels s’impatientent et me le disent gentiment.

Jean-Phillippe Vetter et Alain Fontanel

Je photographie à mon tour les deux alliés de fraiche date. J’ai choisi 7 photos : les regarder en diaporama plein écran, c’est mieux !

Alliance à droite conclue peu avant la dépôt des listes en mairie, et après l’échec de l’alliance attendue entre la liste Strasbourg Écologiste et Citoyenne, arrivée en tête au premier tour, et la liste du Parti socialiste, arrivée en 3ème position. Jeanne Barzeghian et Catherine Trautmann ne sont pas parvenues à un accord, accord qui leur aurait permis – probablement – de remporter l’élection.

Pour la première fois de ma vie

  • je n’ai pas voté au premier tour des élections municipales 2020 pour cause de pandémie, à cause des risques de contamination dans les bureaux de vote.
  • j’aurais voté pour l’alliance à gauche au second tour, le 28 juin. La fusion des listes Barzeghian – Trautmann ne s’étant pas faite pour des raisons mesquines, je m’abstiendrai. Je suis dégoûté de ces petits jeux politiciens, menés en catimini ! La politique n’est pas une lutte des places.

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BNU. Reprise des services

J’aime la BNU. 20 mai 2020, reprise des services. J’aime la BNU, l’importance de son fonds en Sciences humaines et sociales, ses expositions et ses conférences, son service de prêts et ses salles de lecture, la compétence et le dévouement de ses personnels.

J’ai voulu être parmi les premiers pour emprunter de nouveau des livres. J’aime la BNU et tant pis si j’ai passé une heure et cinq minutes pour retirer trois livres réservés en ligne. La semaine suivante, par deux fois, j’ai observé qu’il n’y avait plus d’attente. Je vous raconte.

10 photos prises le 20 mai 2020 dans l’après-midi.

Reprise des services à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS).

Cliquer ici pour agrandir l’image

Après deux mois de confinement, la reprise des services, annoncée par courriel, est une excellente nouvelle : commandes en ligne des documents à partir du 18 mai, retraits des documents réservés le 19 mai à partir de 13 heures.

Je m’organise pour respecter les procédures. J’ai le temps : il y a bien longtemps en effet que j’ai terminé la lecture des trois livres empruntés, tous trois portant sur l’Histoire du 18ème siècle. Habitant à 13 minutes à pied de la BNU, ce n’est pas difficile d’y aller pour faire la première opération : rendre ces trois documents en les déposant dans l’automate extérieur, ouvert 24 heures sur 24. En panne ! Pas grave : la date ultime de rendu des livres empruntés a été repoussée au 30 septembre.

Lundi 18 mai matin, je décide de passer à l’étape suivante : réserver trois livres. Aucun problème pour accéder au catalogue, pour savoir si ces documents sont disponibles à la BNU et en combien d’exemplaires. Je fais la réservation : ça roule ! Cette fois l’automate extérieur fonctionne et je peux rendre les 3 livres empruntés.

Lors de la réservation de documents, l’heure de retrait est toujours indiquée : « retrait mercredi 20 mai à partir de 10 heures ». C’est la 1ère fois que le délai est aussi long. Je ne m’en étonne pas : les lecteurs sont privés de nouveaux emprunts depuis deux mois et sont, comme moi, impatients de pouvoir réserver ; il est normal que le temps pour la livraison s’allonge.

Mercredi 20 mai. Je ne me précipite pas pour aller retirer les livres réservés. Je pouvais y aller dès 10 heures. Je m’y rends en début d’après midi. Bonne surprise : il n’y a que 5 ou 6 personnes qui attendent fort tranquillement, en bas des marches du perron de la BNU. Je prends position à la queue de la file. Je consulte mon smartphone : il est 15 heures 04.

  • Message en ligne de la BNU : « Plus de 1000 demandes de documents ont été reçues, pour cette 1ère journée de reprise. Un très grosse affluence étant prévue mardi 19 mai après-midi, nous vous conseillons de décaler votre venue de 24 ou 48h pour éviter de trop longues attentes. Vos documents sont gardés une semaine ».

10 minutes plus tard, le premier de la file d’attente, en haut des marches du perron de la BNU, est toujours la même personne. Je commence à m’inquiéter. Connaissant bien les lieux et en particulier la banque de retrait n°2, j’échafaude plusieurs hypothèses : un seul poste de retrait et non deux, problème informatique, problème avec les emprunts réservés s’ils sont plus de 10, paiement de l’amende pour non respect du délai de retour de documents, amende déjà en cours avant le confinement.

Durant ce temps, un des agents de sécurité fournit, très aimablement, les consignes de placement dans la file (respectez le sens des petites flèches bleues et placez-vous toujours sur l’une d’entre elles aux fins de respecter la distanciation physique ; si vous ne suivez pas la file, vous allez déborder très dangereusement sur la piste cyclable). Autre intervention de la sécurité : certains d’entre vous ont-ils des livres à rendre ? Si oui, l’automate extérieur étant en panne, veuillez me suivre. Remarque : d’habitude, on peut rendre les livres au guichet de la banque de retrait. Réponse : aujourd’hui, ce n’est pas comme cela.

La file extérieure diminue d’une ou deux unités. Je reprends espoir. Il fait chaud, très chaud et, tout d’un coup, je me rends compte que je vais passer 30 à 35 minutes en plein soleil, sans guère bouger, sans chapeau, sans boire et avec un masque. Je me dis que j’ai plus de chances d’attraper une insolation que la Covid-19.

Animation dans la file d’attente externe. Arrivée de deux bibliothécaires. Elles nous disent : Oui, il y a hélas de l’attente ; nous allons positionner les panneaux qui en indiquent la durée. Un petit tour et puis s’en vont. Un petit tour, et puis reviennent, avec deux panneaux sur pied, 1/2 heure et 1 heure d’attente.

Je commente avec ma causticité habituelle : « plutôt que d’afficher un temps d’attente, ne serait-ce pas mieux d’afficher un message disant « nous faisons tout pour diminuer le temps d’attente ». L’une des deux me répond : « l’organisation de la reprise des services n’est pas dans notre fonction, personne nous a demandé ce qu’on en pensait ». Je n’avais pas à me plaindre auprès d’elles. Regrets !

La première demi-heure d’attente est passée et me voici en haut des marches du perron. C’est à mon tour d’entrer. Dans le Temple de la Raison ? Plus prosaïquement, l’ombre et la climatisation s’offrent à moi.

Un agent de sécurité m’invite à me désinfecter les mains avec le liquide hydro-alcoolique. Puis, je prends de ses nouvelles ; le confinement a été difficile pour lui. Je discute toujours avec un ou deux agents de sécurité, à chacune de mes visites à la BNU.

Pas plus de 5 personnes dans la file d’attente. Les distances marquées au sol sont supérieures à 2 mètres.

Au cours de ma montée des marches, je remarque qu’une personne sort de la banque de retrait et s’approche du deuxième de la file d’attente ; je réalise qu’elle lui demande son nom : le sésame (la carte d’abonné) est sorti de la poche ou du sac. Pourquoi ? Je ne sais.

Puis une surprise agréable. Une des deux bibliothécaires, qui ont placé les panneaux de temps d’attente, vient à ma rencontre, accompagnée d’un homme, sans doute plus haut gradé qu’elle. Monsieur, votre remarque sur la forte chaleur qui s’abat sur les gens lors de l’attente à l’extérieur est juste. Nous allons voir si, dans les jours qui viennent, nous pouvons créer un abri pour les protéger du soleil. Les personnels de la BNU, je l’ai constaté à de multiples reprises, sont dévoués, aimables, et efficaces.

Après une petite heure d’attente, j’entre dans la Banque de retrait. Les deux guichets sont ouverts. Dans le bureau attenant, les livres réservés attendent d’être délivrés. Je salue un des deux guichetiers : comment va ? pourquoi occupez-vous un poste de travail qui n’est pas le vôtre ? Il me sourit, disant que les cadres doivent aussi occuper les postes plus pénibles. Le plus difficile, c’est de saisir des informations sur le clavier car il est recouvert d’une bande plastique, pas tout à fait transparente.

C’est à vous ! Celui qui prononce cette courte phrase tant attendue est le bibliothécaire qui est venu me rejoindre dans l’escalier pour imaginer des pare-soleil qui amélioreraient les conditions d’attente à l’extérieur. Je lui montre ma carte de lecteur.

Il se lève pour aller chercher les 3 livres que j’ai réservés. D’habitude, le temps de recherche est très court car le classement dans les rayons de la salle d’attente est fait selon l’ordre alphabétique des abonnés. Je vois le bibliothécaire parcourir tous les rayons. Rien. Il recommence. Rien.

Il revient au guichet. Vos livres ne sont pas là ; je ne comprends pas. Je lui demande de vérifier sur mon compte : ils pouvaient être retirés le mercredi 20 mai à partir de 10 heures. Mon smartphone indique 16 heures. Cet incident bloque un des deux guichets et allonge d’autant l’attente des abonnés suivants. Deux incidents sur les deux guichets et ce serait le blocage absolu.

Pourriez-vous revenir ? Je réponds que je préfère attendre. Un coup de téléphone est donné à une salariée en back-office. Elle arrive au bout de quelques minutes avec mes livres ; elle est allée les chercher dans les rayons des salles de lecture.

L’attente a été productive ; retraité, je pouvais attendre sans aucun problème. Mais, j’ai manifesté de l’énervement, perturbant les procédures. J’ai ainsi fait perdre du temps à tout le monde au lieu d’en faire gagner.

Que tous les personnels de la BNU veuillent bien accepter mes excuses ! J’ai voulu une fois encore jouer au lièvre, plutôt qu’à la tortue.

Cette chronique est ma dernière chronique qui porte sur les universités, l’enseignement supérieur et la recherche contemporains. Finie, la saison 7 du blog. Vive la saison 8.

Le blog sera désormais consacré à l’Histoire du XVIIIème siècle en France et en Europe : évènements, guerres et traités, rois et ordres, institutions et organisation des pouvoirs, universités et académies, architecture et arts, économie et développement, inventions et savants, population, épidémies, et mortalité, biographies…

Histoire privilégiant la période de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Une place est alors donnée à l’image, images de villes par lesquelles Louis XV est passé : Lille, Metz, Nancy, Lunéville, Saverne, Strasbourg, Fribourg en Brisgau.

Et pour cette histoire et encore plus qu’avant, j’aurai besoin des services de la BNU. Que voulez-vous, je l’aime..

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Expérimentation et Technocratie

Commentaire critique de la circulaire du 6-5-2020, Expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion, Source MESRI – DGRH A1-2, BO du 4 juin 2020.

Texte de la circulaire en PDF

  • Une longue circulaire, ennuyeuse à ce point que je me demande si quelqu’un la lira en entier ; en tous cas, ce ne sera pas moi.
  • Une circulaire émanant d’un bureau d’une administration centrale, bref une circulaire technocratique.
  • Expérimenter suppose qu’une autonomie soit accordée aux établissements qui souhaitent se rapprocher, voire fusionner. Autonomie statutaire, financière, pédagogique. Pour le pire ou pour le meilleur. Diminuer la proportion d’élus des personnels dans le conseil d’administration jusqu’à la rendre minoritaire par rapport à celle des administrateurs extérieurs ne me semble pas représenter une expérimentation progressiste (cf. l’exemple de l’université Gustave Eiffel)
  • La technocratie n’aime pas l’expérimentation : elle adore réglementer jusque dans les moindres détails. La circulaire se propose de préciser les conditions de mise en œuvre des principales dispositions introduites par le texte de la loi en matière de gestion des ressources humaines. Ce faisant, elle va à l’encontre de l’autonomie ; elle est ainsi antinomique avec l’expérimentation.
  • La technocratie, puisqu’elle veut tout régenter, consomme le temps avec une extrême lenteur. Près de deux ans lui ont été nécessaires pour élaborer la circulaire GRH.
  • Heureusement, pendant ces deux années, les nouveaux établissements ont géré leurs ressources humaines. Pour le pire ou pour le meilleur. La technocratie va-t-elle rechercher maintenant les contrevenants aux règles précisées dans sa circulaire ? Non. Ce n’est pas son rôle. La DGRH A1-2 n’est ni une société de conseil, ni une inspection interne au MESRI, ni un département du HCERES, ni une Cour régionale des comptes.
  • En fait, la technocratie de la DGRH du MESRI avait-elle la compétence pour élaborer et de publier cette circulaire ? Quel types d’actes autorisés pour cette instance ? « la DGRH s’attache également à vérifier que le processus de prise de décision reste bien cohérent entre les différentes instances. Il s’agit d’écrire clairement quelle instance fait une proposition, rend un avis ou prend une décision. Différents types d’actes doivent être distingués : la proposition, l’avis simple, l’avis conforme et la décision ».
  • Une circulaire n’a pas force de loi ; au mieux, elle n’est qu’un avis. Dans le contexte d’un expérimentation organisationnelle, elle ne se sert à rien.

Texte intégral de la circulaire. L’article 52 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance permet à un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et de leurs regroupements, de nouvelles modalités de coordination territoriale et de nouveaux modes d’intégration.  

L’ordonnance n° 2018-1131 du 12 décembre 2018, prise en application de l’article 52 précité ouvre ainsi la possibilité d’expérimenter de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement et de fusion.

La présente circulaire vise à préciser les conditions de mise en œuvre des principales dispositions introduites par le texte en matière de gestion des ressources humaines, pour les enseignants-chercheurs, les personnels de bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, de santé et sociaux (BIATSS) et les personnels contractuels.

I- L’élaboration des statuts de l’établissement public expérimental au regard de la problématique de la gestion des ressources humaines

L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement dans le respect des objectifs et missions de l’enseignement supérieur. Les statuts de l’établissement public expérimental définissent ses règles particulières d’organisation et de fonctionnement. [1]

Les établissements qui envisagent de recourir à l’expérimentation dans ce cadre peuvent soumettre leurs projets de statuts à l’analyse des services de la DGRH pour ce qui concerne la gestion des ressources humaines.

Quels que soient les choix d’organisation, ces statuts doivent définir, de manière exhaustive, par énumération et/ou par renvois, les compétences des différents organes décisionnels en matière de ressources humaines, sous réserve des compétences obligatoires des instances mentionnées au livre IX du Code de l’éducation. Le tableau joint en annexe de la présente circulaire présente un panorama complet des actes de gestion RH concernant les enseignants-chercheurs et les enseignants non titulaires (cf. annexe 1) et permettra de vérifier que chaque acte relève bien d’une instance donnée.

Les statuts doivent également définir toutes les matières RH déléguées soit par le président ou le directeur de l’établissement expérimental aux établissements-composantes, soit par le président ou directeur de l’établissement-composante à l’établissement expérimental, soit entre établissements-composantes.

Outre la question de la vérification du traitement dans les statuts de l’exhaustivité des actes relatifs aux personnels de l’établissement expérimental et de ses établissements-composantes, la DGRH s’attache également à vérifier que le processus de prise de décision reste bien cohérent entre les différentes instances. Il s’agit d’écrire clairement quelle instance fait une proposition, rend un avis ou prend une décision. Différents types d’actes doivent être distingués : la proposition, l’avis simple, l’avis conforme et la décision. Dans le premier cas, la formule « Sur proposition de » sera privilégiée. S’il s’agit d’un avis, il devra être indiqué que l’instance « rend un avis ». Dans ce dernier cas, il conviendra de préciser si l’avis est simple ou conforme. Enfin, s’il s’agit d’une décision, le terme « délibère » devra être employé.

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Sauver l’apprentissage !

Rencontre, jeudi 4 juin, entre le chef de l’État et les partenaires sociaux : un plan pour l’emploi des jeunes. Après une année record dans la progression de l’apprentissage, en particulier dans l’enseignement supérieur (chronique : 37,9% des apprentis à Bac+2 ou plus), la Covid-19 freine dramatiquement les perspectives de l’apprentissage.

Revue de presse. L’étudiant, France Info, Aix-Marseille Université, Université de Strasbourg.

  1. L’étudiant, 4 juin 2020

« Une aide élargie aux grandes entreprises et aux formations post-bac jusqu’au niveau licence. Jusqu’ici, l’aide unique à l’embauche d’apprentis était réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour préparer des diplômes de niveau inférieur ou égal au bac (CAP, BEP, bac pro). Le dispositif d’aide est désormais élargi à toutes les entreprises et pour préparer des diplômes jusqu’au niveau licence professionnelle« .

2. France Info. C’est galère de trouver un contrat » : la filière de l’apprentissage en grande difficulté suite au confinement, déplore Gnagna Diouf, 21 ans. 

En septembre, elle va rentrer en deuxième année de BTS mécanique. Elle doit décrocher un contrat en alternance de 12 mois, dans une entreprise industrielle. Mais aucune de ses candidatures n’aboutit, dans un contexte économique délicat où les entreprises ressortent fragilisées de la période de confinement dû au coronavirus.

« Pour le moment j’ai envoyé 20 candidatures et je n’ai reçu qu’une seule réponse depuis le début du confinement. En plus elle était négative ». Gnagna Diouf,

3. Aix-Marseille Université (communiqué de presse du 4 juin 2020)

« La taxe d’apprentissage (TA) est une contribution financière que peut percevoir Aix-Marseille université chaque année via les entreprises qui souhaitent ainsi participer au financement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles qu’AMU déploie.

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Déconfinement dans la confusion

Courriel du SNASUB-FSU de l’université d’Orléans aux collègues BIATOSS, mercredi 3 juin 2020

  • Un déconfinement dans la confusion
  • Comité technique du 4 juin 2020
  • Conseil d’administration du 5 juin 2020
  • La confidentialité de nos messageries professionnelles en question ?

Courriel du SNASUB-FSU : diaporama en grand format

Chroniques du blog depuis 2009 sur

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1722 (25 octobre). Sacre de Louis XV

Le jeune Louis XV est sacré et couronné à Reims le 25 octobre 1722. Il atteint sa majorité (13 ans) l’année suivante et est déclaré majeur lors du lit de justice du 22 février 1723. Celui-ci met fin à la Régence du duc d’Orléans. Louis XV gouverne désormais personnellement, prend la tête du Grand Conseil.

Le déplacement du Roi, pour son sacre à Reims, dura près d’un mois (16 octobre  – 8 novembre 1722).

Album de dix photos (photographies de la cathédrale de Reims et de l’abbatiale de Saint-Remi par Pierre Dubois).

Sources.  1. Jean-Christian Petitfils, Louis XV, Perrin, 2014, pp. 100-107. 2. Le Sacre de Louis XV, Roy de France et de Navarre, dans l’Église de Reims, le Dimanche XXV Octobre MDCCXXII, Collections de gravures numérisées de la bibliothèque de l’INHA.

Départ de Versailles le 16 octobre 1722, première nuit passée aux Tuileries à Paris, puis deux étapes, la première à Villers-Cotterêts (domaine privé du Régent), la seconde à Soissons (visite de deux abbayes), puis direction Fismes pour l’arrivée à Reims en début d’après-midi le 22 octobre. 

Le prince de Rohan, gouverneur de Champagne, était allé à sa rencontre, accompagné des édiles municipaux, pour lui remettre les clés de la ville. Le roi traversa la ville en fête, au milieu d’une foule nombreuse, gagna la cathédrale où l’attendait l’archevêque duc de Reims, Monseigneur de Rohan. Les deux bourdons sonnaient à pleines volées. Un Te Deum fut chanté. Le lendemain, plusieurs messes à Saint-Nicaise, puis à Saint-Pierre aux Nonnains.

Dimanche 25 octobre, cérémonie du sacre dans la cathédrale : les serments, l’onction, le couronnement. Un sacre de pas moins de six heures. « Antique rituel à valeur hautement symbolique, l’émouvante cérémonie du sacre était un acte politique et religieux qui consacrait le mariage du roi et de la France. Au fil des ans, le rituel avait évolué, de même que sa signification. Conçue au début pour soumettre le pouvoir royal au contrôle ecclésiastique, cette cérémonie se transforma à partir de Louis XIII et Louis XIV en acte sacralisant l’autorité légitime et accroissant la puissance de l’État. Le roi devenait lors du sacre l’Oint du Seigneur, le représentant de Dieu sur terre, investi par le Ciel pour régner en maître absolu sur ses sujets soumis et adulateurs. Les conséquences de la théorie du droit divin étaient redoutables : désobéir au roi revenait, en principe, à commettre un sacrilège ».

Puis festin au Palais du Tau. « Louis mangea seul à une table, placée sur une estrade surmontée d’un dais. On y avait placé sur des coussins, la couronne de Charlemagne, le sceptre et la main de justice ».

26 octobre, Cavalcade traditionnelle à l’abbaye de Saint-Rémi : Louis XV put y contempler la sainte ampoule. Il y retourna le 29 pour y toucher et guérir les écrouelles de quelque 2000 scrofuleux. 700 prisonniers furent libérés et crièrent « Vive le Roi ».

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« En rentrant à Paris, le Régent retint le roi deux jours dans sa propriété de Villers-Cotterêts pour le régaler de fêtes, d’illuminations, de collations, d’une battue au sanglier, d’une foire, de manèges et de loteries dans le parc. On y aurait débouché 80 000 bouteilles de vin. A Chantilly, le duc de Bourbon offrit une nouvelle débauche de divertissements, chasse au cerf, pêche dans l‘étang, collations, buffets avec leurs pyramides de friandises, concert, comédie, feu d’artifice ».

Dimanche 8 novembre, « Louis rentre à Paris, après s’être incliné devant la châsse de Saint-Louis et la sépulture de Louis XIV en l’église abbatiale de Saint-Denis. Il reçut un accueil délirant dans la capitale ».

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Erasmus + au service des doctorants

Université Paris Saclay, Newsletter, mai 2020

Graduate Spirit : Un projet Erasmus+ au service des doctorants

« Ce projet qui favorise la collaboration des écoles doctorales est un excellent exemple de l’apport des projets de coopération européens financés par Erasmus+. Jacques Pothier, Professeur émérite au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, engagé dans ce projet,  nous livre les résultats.

Depuis deux ans et demi l’école doctorale n°578 (SHS) est associée à huit autres ED européennes de sciences humaines et sociales de sept pays différents. Ensemble, ils ont monté un projet de partenariat Stratégique  « Graduate Spirit »  visant à échanger et promouvoir les bonnes pratiques en matière de formation doctorale sous l’angle de l’internationalisation, de l’interdisciplinarité et de l’intersectorialité.

Après un inventaire des organisations et pratiques diverses des écoles et collèges doctoraux et une exploration critique de la littérature sur le sujet, le consortium a lancé un site web www.gradspirit.eu . Il s’est agi d’abord de dresser et mettre en ligne une boîte à outils de « tips and tricks » et d’en dégager les meilleures idées.

Vient maintenant le temps des innovations:

  • d’un avis commun, la formation à l’encadrement des recherches est apparue comme la piste d’amélioration la plus prometteuse. Elle rejoint les efforts du Collège Doctoral dans ce sens. Une nouvelle formation, en association avec l’ABG, est d’ailleurs proposée les 21, 22, 23 avril

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Attribution de marché : favoritisme ?

Deux ans de prison avec sursis requis contre l’ex-président de l’Université d’Orléans, Youssoufi Touré, 29 mai 2020, par Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

« Deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende ont été requis par la justice contre Youssoufi Touré. L’ancien président de l’Université d’Orléans comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

Youssoufi Touré en mai 2012 dans le château de la Présidence : 5 photos du blogueur

Au final la question d’une « gestion autocratique », d’un « manque de contrôle » et d’un « domaine réservé du président » s’est posée tout au long du procès. Six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende ont été requis également contre l’ancienne maîtresse de Youssoufi Touré et gestionnaire de projet, A.F ».

Soupçons autour du contrat de la réhabilitation du hall Darcy

« Autre reproche à l’encontre de Youssoufi Touré : le dossier de la réhabilitation du Hall Darcy, bâtiment de Polytech, sur le campus orléanais. Au départ de l’opération, en avril 2013, un contrat de 640.000 euros est signé. Mais en juin 2014, le montant passe à 1 million 300.000 euros, via un simple avenant signé avec le cabinet d’architecte Abonneau. Il aurait fallu lancer un nouvel appel d’offres, conformément au code des marchés publics, a expliqué l’un des avocats de l’université.

Polytech Orléans en 2009 : 9 photographies du blogueur

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1722-1728. Le Palais épiscopal

« En 1722, le prince de la Tour d’Auvergne fait construire la résidence du grand doyen du Chapitre de la cathédrale. Cet Ancien Hôtel du Grand-Doyenné loge aujourd’hui par  l’Archevêché de Strasbourg (3 rue du Parchemin, 16 rue Brûlée).

Album de 16 photos grand format

D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, cet hôtel est le premier construit dans le style demeure Parisienne. La façade est de style Régence, avec un archaïsme dans l’utilisation de tuiles en queue de castor.

On apprend dans l’ouvrage Panorama Monumental que l’édifice est dû à l’architecte exécutant Malo Auguste Saussard (biographie ci-dessous), architecte des bâtiments du Roi et ancien élève de l’Académie de France à Rome, et à l’entrepreneur Arnaud Lagardelle.

L’ouvrage précité ajoute même qu’il est probable que les extérieurs soient de Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi. Cet architecte ayant été consulté sur les intérieurs et le jardin. Et de conclure « Les belles proportions de l’édifice, sa calme simplicité, portent en tout cas la marque de son influence » .

Malo Auguste Saussard, architecte (1690 – mort après 1737)

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