18ème. Visitandines et éducation

Chronique du blog sur l’Abbaye de Saint-Etienne. 1687. Après la capitulation de Strasbourg en 1681, l’abbaye est rendue au culte catholique par la France. Des Antonins s’y installent. En 1702, ils sont remplacés par des Visitandines.

1718. Celles-ci ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles. 1792. Elles sont expulsées.

J’ai  recherché des sources sur la mission d’éducation des Visitandines. L’histoire de l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie n’en fait pas mention. Source : Wikipédia

1604. « Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal, jeune veuve de 28 ans et mère de quatre enfants, rencontre à Dijon l’évêque de Genève François de Sales. Entre eux, va s’établir une grande amitié spirituelle, qui va la pousser à venir s’installer près de lui à Annecy et à fonder l’ordre de la Visitation Sainte-Marie.

Jeanne de Chantal, sous la direction spirituelle de l’évêque de Genève, accepte de diriger un groupe que celui-ci voulait apostolique : comme lors de l’épisode évangélique de la Visitation, où la Vierge Marie, enceinte du Christ s’en va aider sa cousine Élisabeth âgée et enceinte de Jean-Baptiste, les religieuses auraient comme tâche principale de visiter malades et pauvres et les réconforter.

1610. Le premier groupe, formé le 6 juin et comprenant Jeanne de Chantal, Jaqueline Favre, Jeanne-Charlotte de Bréchard et Anne-Jacqueline Coste, s’installe à Annecy, dans les États du duc de Savoie« .

Source de cette carte

Pensionnat pour jeunes filles nobles que les Visitandines auraient ouvert à Strasbourg ? Aucune trace dans les Actes du Colloque, dirigé par Bernard Dompnier et Dominique Julia, Visitation et Visitandines aux XVIIème et XVIIIème siècles, Colloque, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2001, 603 pages. En ligne : livre Google

« Fondé à l’orée du XVIIème siècle par François de Sales et Jeanne de Chantal, l’ordre féminin de la visitation apparaît comme l’une des créations les plus originales du temps de la réforme catholique, en mettant l’accent sur la totale soumission à la volonté divine plus que sur les austérités corporelles. La rapide augmentation du nombre de ses monastères témoigne du succès du modèle qu’il propose,  empreint de cordialité et de douceur. En dépit de l’absence de gouvernement central, les monastères de la Visitation conservent tout au long des XVIIème et XVIIIème siècles une forte identité commune, dans le partage d’une conception de la vie en religion comme dans celui d’une spiritualité ».

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