1667-1750. Manufacture des Gobelins

La Manufacture des Gobelins au 17ème et 18ème siècles. Deux dates importantes. 1667, un édit royal fixe l’organisation générale de la manufacture et les avantages octroyés à ses habitants. 1750, la manufacture connait une grave crise financière et artistique.

Suite de la chronique Château de Compiègne. Chasses de Louis XV

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Article de l’Encyclopédie consacré à la Tapisserie des Gobelins

Pour aller plus loin. Encyclopédie Diderot & d’Alembert, Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux, et les arts mécaniques avec leur explication, Bibliothèque de l’image, 2002.

La Manufacture des Gobelins. Extraits de l’article de Wikipédia.

1660. « Reprenant pour le compte de Louis XIV le plan mis en œuvre par Henri IV, Colbert incite peu avant 1660 le hollandais Jean Glucq à importer en France un nouveau procédé de teinture écarlate appelé « à la hollandaise ». Celui-ci se fixe définitivement en 1684 dans une des maisons de l’ancienne folie Gobelin qu’il achète et embellit après avoir obtenu des lettres de naturalité.

Appréciant la qualité des productions de l’enclos des Gobelins, Colbert réussit à convaincre Louis XIV de donner les moyens nécessaires au lustre censé glorifier la monarchie. Voulant donner une tout autre organisation à l’œuvre d’Henri IV, il ne renouvelle pas à Hippolyte de Comans la concession en 1661 : il emprunte afin d’acheter le 6 juin 1662 au sieur Leleu l’hôtel des Gobelins (environ 3,5 hectares, maintes fois agrandi) pour la somme de 40 775 livres. Ainsi nait la Manufacture royale des Gobelins qui dépend du surintendant des bâtiments et est soumise par lui à l’autorité du premier peintre du Roi, Charles Le Brun, lequel, nommé officiellement en 1663, a par la suite sous ses ordres des équipes entières d’artistes, bons peintres, maîtres tapissiers en haute lisse, orfèvres, fondeurs, graveurs lapidaires et ébénistes

La Manufacture des Gobelins reçoit de l’édit royal de novembre 1667 son organisation définitive, d’importants avantages étant octroyés à ses habitants : exemption d’impôts, renoncement au droit d’aubaine, entretien des apprentis choisis. Charles Le Brun y déploie jusqu’à sa mort le 12 février 1690 une prodigieuse activité, en implantant les premiers travaux de haute lisse – 19 tentures (197 pièces) et 34 en basse lisse (286 pièces) – les œuvres de la Manufacture, destinées à l’ameublement des Maisons royales et aux présents diplomatiques, acquièrent par leur magnificence une réputation internationale qui subsiste trois siècles plus tard. Différents successeurs tels Pierre Mignard et Robert de Cotte continuent et développent le dessein de Le Brun.

En 1674, Jean Glucq épouse Marie Charlotte Jullienne, sœur d’un fabricant de drap et teinturier réputé auquel il s’associe, François Jullienne, qui possède de son côté un secret pour le bleu de roi. Jean de Jullienne, neveu de Marie Charlotte, seconde par la suite son oncle François à la direction des manufactures royales de draps fins et teintures de toutes couleurs, façon d’Angleterre, d’Espagne et de Hollande.

Le passage du Rhin par Louis XIV en juin 1672 (manufacture des Gobelins, 1682 à 1684)

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