Louis XV et l’église St-Jacques

Mobiliers, Peintures et Vitraux du 18ème et 19ème siècles. L’orgue repose sur une tribune d’époque Henri IV, soutenue par deux colonnes corinthiennes cannelées. Sa balustrade pleine se compose de larges pilastres du même type, et de panneaux rectangulaires sculptés tous du même motif d’architecture en trompe-l’œil, à l’italienne, qui représente une sort d’arc de triomphe.

Le buffet d’orgue (600 cm de hauteur pour 657 cm de largeur) date de 1738, mais a subi une transformation complète en 1768 par Louis Péronard de Reims.

Sous l’orgue, les deux statues colossales, représentant saint Pierre et saint Paul, sont en pierre calcaire taillée. Elles mesurent chacune 200 cm de hauteur, et sont sculptées en ronde-bosse. François Dumont les a réalisées en 1713 pendant son séjour au prieuré de Saint-Pierre-en-Chastre, en forêt de Compiègne. « Saint Pierre, les cheveux dressés, les yeux au ciel, brandit ses clés dans une pose tragique. Il retient, d’un geste large, sa robe et son manteau prêts à glisser en d’abondants remous. Saint Paul, couvert de vêtements semblables, chaussé aussi de sandales, tient un livre en équilibre et s’appuie sur son épée (cassée). Sa longue barbe bouclée se déroule sur la poitrine ».

La chaire est en bois de chêne. Avec son abat-voix, elle avoisine les 600 cm de hauteur. La cuve, le dorsal et l’escalier datent de 1777, mais sont encore de style Louis XV. Les quatre panneaux galbés de la cuve sont sculptés des effigies des quatre Évangélistes accompagnés de leurs symboles.

Saint Marc et le lion

Le tableau intitulé Louis XVI, après son sacre, rend grâce à Dieu devant la Châsse de Saint-Marcoul avant de toucher les malades, le 11 juin 1775 est peint à l’huile sur toile. Il est attribué à l’école française de la fin du XVIIIe siècle. La scène se déroule dans la cathédrale de Reims, où le roi, la tête nue, est agenouillé devant un autel sur lequel est posée la statuette-reliquaire de saint Marcoul. Un cardinal, des clercs et des laïcs assistent à la scène.

Le tableau représentant la Descente de Croix actuellement accroché dans l’église est peint à l’huile sur toile. C’est une copie d’après le retable de Jean Jouvenet conservé au musée du Louvre.

Vitraux du 19ème siècle (transept sud). Les « fins dernières« .

Au sommet. Le Christ juge entre un ange (croix et couronne) et Michel (épée et balance). Un autre ange amène une âme au paradis ; un démon s’enfuit avec un damné. Deux anges à la trompette, pour la résurrection des morts.

La Mort tue. Inscription : « Le salaire du péché, c’est la mort » ; en bas : la bonne mort.

Le jugement dernier : Le Christ montre la plaie de son côté à une âme fidèle. « Après cela a lieu le jugement ». En bas, St Michel fait la pesée des âmes (thème de l’Égypte ancienne, par les Coptes).

Le paradis : un ange élève une âme fidèle vers le paradis. « Entre dans la joie de ton maître ». En bas : le purgatoire. Deux anges élèvent une âme sauvée.

L’enfer : un diable enfourche un damné. « Les enfers sont ma demeure ». En bas : la parabole de Lazare et du mauvais riche.

Commentaires fermés sur Louis XV et l’église St-Jacques

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), E. Ingénierie, Architecture

Les commentaires sont fermés.