Quentin de La Tour, 1704-1788

1737 (33 ans). Agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre de portrait en pastel.

1741 (37 ans). Grand portrait en pied du Président de Rieux.

1742 (38 ans). Portrait de la Présidente de Rieux, en habit de bal et, étonnant de vérité, celui de son ami l’Abbé Huber (musée de Saint-Quentin).

Abbé Huber (musée de Saint-Quentin).

1743 (39 ans). Commence la série des portraits officiels : celui du Duc de Villars, gouverneur général de Provence.

1746 (42 ans). Reçu Académicien comme peintre de portraits au pastel avec le Portrait de Restout, peintre.  Il participe aux expositions du Louvre.

Portrait de Jean Restout, musée de Saint-Quentin
Jean Restout, Allégorie de la peinture, vers 1747, musée de Saint-Quention

1748 (44 ans). Le nombre des pastels envoyés par lui au Salon s’élève à 14, parmi lesquels 8 sont conservés au Louvre : entre autres les portraits du Roi, de la Reine, du Dauphin et du Maréchal de Saxe.

1750 (46 ans). Nommé conseiller de l’Académie royale ; la même année y est « agréé » un artiste que tels critiques se plaisent à lui opposer, Jean-Baptiste Perronneau.

1751 (47 ans). Il exécute le plus « fini » de ses Autoportraits.

1753 (49 ans). Au Salon, Jean-Jacques Rousseau, D’Alembert.

Jean-Jacques Rousseau, non daté, musée de Saint-Quentin

1755 (51 ans) . Au Salon, est montré avec apparat le grand portrait de Madame de Pompadour. Trois préparations, dont l’une saisissante par le déclin de l’âge capté (musée de Saint-Quentin), portrait payé mille louis d’or.

1757 (53 ans). Parmi les figures envoyées par l’artiste, citons le Père Emmanuel, capucin, Mademoiselle Fel, chanteuse de l’Opéra (musée de Saint-Quentin), l’une des nombreuses actrices portraiturées par La Tour et qui fut la compagne de presque toute sa vie. Les portraits de La Tour provoquent alors l’enthousiasme de Diderot.

1761 (57 ans). Il expose l’image de la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe. À partir de cette époque, il a tendance, par scrupule, à retoucher sans cesse ses œuvres, ce qui souvent les durcit et les alourdit. Les critiques parlent moins de lui.

Marie-Josèphe de Saxe, dauphine, et le duc de Bourgogne, non daté, Musée de Sanit-Quentin

1773 (69 ans). Il expose pour la dernière fois.

1782 (78 ans). Il fonde à Saint-Quentin une école gratuite de dessin (toujours en activité). Il désigna comme directeur-professeur le peintre Jérôme Preudhomme, qui y enseigna de 1784 à 1794 environ.

1784 (80 ans). Féru de chimie, de géologie, d’astronomie, approuvant le mouvement philanthropique des encyclopédistes, il forme des projets humanitaires, notamment en faveur de sa ville natale, où il se retire avec son frère.

Celle-ci est dotée par lui de deux rentes (pour les femmes en couches et pour les artisans vieux et infirmes), ainsi que de 92 pastels, tant esquissés qu’achevés.

1788 (84 ans). L’artiste mourut intestat ; son frère légua à la ville de Saint-Quentin toutes les œuvres et études du peintre, qui constituent le fonds du musée de cette ville (musée Antoine-Lécuyer).

Musée Antoine Lécuyer (musée des Beaux-Arts de Saint-Quentin)

« Dans ses portraits les plus réussis, un modelé à la fois souple, ferme et léger saisit au-delà de la ressemblance, derrière un regard, un sourire, une moue, la psychologie du modèle ou ce que celui-ci veut en montrer. Des accents de lumière et d’ombre la mettent encore en valeur. La gamme chromatique est à dominantes bleue et gris perle ; le rose est fréquent ; peu de rouge et de jaune. Les accessoires sont soigneusement indiqués, sans minutie, et définissent le personnage, les fonds sont heureusement nuancés dans une pénombre. Il a inventé pour ses pastels un fixatif dont il n’a pas laissé le secret de composition ».

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