Le petit vin alsacien au 18ème

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS), Exposition Deux mille vins, multitude et diversité. A ne pas manquer.

Diaporama de 32 photos : elles concernent les sources du XVIIIème, mobilisées dans l’exposition de la BNUS. Pour aller plus loin : les 109 premières chroniques du blog sur l’Histoire du XVIIIème.

Extraits de l’article de Claude Muller, L’Alsace, le pays des deux mille vins. L’irruption du petit vin alsacien XVIIIème – XXème siècle, pp. 18-22 du catalogue.

Phrase célèbre de Voltaire (1684-1778)

« Au début de XVIIéme siècle, dans le vignoble alsacien, l’étrange est relevé par l’étranger. Il se traduit par la hauteur surdimensionnée du cep.

Le vigneron alsacien croit bon que les raisins voient le soleil et soient maintenus à une certaine hauteur pour échapper aux effets des gelées blanches et des fraicheurs humides qui traînent à la surface du sol après chaque pluie. Ce résultat ne peut être atteint qu’en soutenant la plante à l’aide d’un tuteur. Cette caractéristique des vignobles septentrionaux qui suppose quantité d’échalas de chêne, de châtaignier ou d’acacia ne se retrouve pas dans le sud…

Martin Zeller (1589-1668), écrivain allemand traumatisé de la partition de l’espace du Rhin au terme de la guerre de Trente ans, n’hésite pas à décrier le vignoble de la rive gauche. Quelques amateurs affirment que les vins d’Alsace ne sont pas aussi bons, ni aussi sains que les vins du Rhin et du Neckar. Les Alsaciens eux-mêmes ne veulent pas en convenir. Mais il ne sait pas encore que les difficultés commencent dès lors pour les ceps alsaciens.

Le Rhin, axe privilégié pour le transport des vins

C’est d’abord l’irruption des vins de Bourgogne et de Champagne, les plus proches géographiquement de l’Alsace. Ils sont considérés comme des grands vins consommés par tous les émigrés, à commencer par les militaires et fonctionnaires, venus  de tous les coins du Royaume de France pour chercher postes, honneurs ou travail dans cette nouvelle Amérique. Par opposition au grand nectar français, il faut bien parler d’un petit pinard alsacien, d’un vin commun qui n’est même pas comptabilisé dans les successions. La hiérarchie du vin correspond aussi aux strates sociétales et réciproquement.

Pourtant, dans l’univers du petit vin, il existe quelques exceptions. En 1662, 14 ans après la signature des traités de Westphalie, le géographe du roi Louis XIV, Pierre du Val relate son voyage en Alsace dans un petit opuscule. Il signale une particularité : Kaysersberg est renommée pour son vin brûlé que les Allemands estiment beaucoup. Un nouveau vin s’ajoute aux nombreux précédents.

Les Milles et une nuit, contes arabes. Traduction de 1704 par Antoine Galland (1646-1715)

1 commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne

Une réponse à “Le petit vin alsacien au 18ème

  1. Merci, à midi ce sera un Bourgogne rouge.

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