18ème. L’âge d’or de la faïence

1721. Création de la faïencerie de Strasbourg (association entre Henri Wachenfeld, peintre céramiste et Charles-François Hannong (1669-1739). Le siècle d’or des faïences de Strasbourg.  

1725. Création de la manufacture de Chantilly. « Les porcelaines tendres proviennent de Rouen et de Saint-Cloud (décor camaïeu bleu, lambrequins et broderies, arabesques de Berain), qui copie aussi les motifs orientaux (Chine de To-Hua ; marque soleil en bleu). Ces porcelaines sont aussi fabriquées à Chantilly (créée en 1725, la manufacture se maintient jusqu’à la fin du 18ème) où la collection de porcelaines japonaises d’Imari appartenant au prince de Condé inspire les céramistes ».

1730. Création de la faïencerie de Lunéville.

1735. Création de la faïencerie de Niderviller (chronique à venir)

1748. Création de la Manufacture de Vincennes, manufacture de porcelaine tendre. « Très voisine de Saint-Cloud et de Chantilly, la pâte tendre de Mennecy imite les décors bleus et japonais, mais se spécialise dans le décor floral polychrome, mis à la mode par Vincennes, dont les débuts furent d’abord modestes, pour devenir ensuite Manufacture royale (1753) ; elle employa comme marque deux « L » enlacés. De 1738 vers 1750, Vincennes sort des pâtes tendres ».

1756. Création de la manufacture de Sèvres. Source Encyclopédie Larousse. « La fabrique de porcelaine tendre de Vincennes est transférée à Sèvres et devient Royale. Elle prit un grand essor grâce aux talents de nombreux artistes : l’orfèvre Duplessis, les sculpteurs Falconet, Boizot, de nombreux peintres. Parallèlement à la porcelaine dure, la porcelaine tendre (vogue des fonds de couleur) y fut fabriquée jusqu’en 1800″.

La manufacture de Sèvres est rachetée par le roi Loius XV en 1759.

1769. La France pourra fabriquer de la porcelaine dure, après la découverte du kaolin dans le goût d’Extrême-Orient (blanc de Chine ; polychrome).

De 1750 à 1800, le goût français domine (camaïeu ; polychrome ; blanc et or ; tableaux sur porcelaines et sculptures). Boucher, Pigalle, Saly et Falconet travaillent pour Sèvres qui fabrique aussi de la pâte dure à partir de 1772 (vase Médicis par Boizot avec monture en bronze de Thomire, 1784, Louvre).

Pour aller plus loin.

La faïence en France du XIIIe au XIXe siècle : technique et histoire Jean Rosen, 164 pages, nouvelle édition,  2018.

Julien Pierre, Sur le codécouvreur du kaolin, J-B. Darnet in Fernand Gaudy, Faïence et porcelaine à Saint-Yrieix 1773-1821, Bull. Soc. archéol. et hist. Limousin,. CXX, 1992, p. 128-149.

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2 réponses à “18ème. L’âge d’or de la faïence

  1. Merci. Je vais faire un billet pointant sur vos billets et la suite attendue.
    Le kaolin je m’en fais une peau de bébé quand je marche le long de la falaise de Pénestin (l’ancien lit de la Loire ?!)
    https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/12/01/sculpture-en-kaolin-de-la-falaise-de-la-mine-dor-a-penestin-morbihan/
    https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2020/03/18/du-kaolin-tout-frais/

  2. Pingback: Faïence et porcelaine, histoire | saint yrieix la perche