Archives mensuelles : novembre 2020

Mobiliers par Le Corbusier, Prouvé

Saint-Dié-des-Vosges, exposition Le Corbusier / Jean Prouvé, proches à distance, prolongée jusqu’au 3 janvier 2021 inclus. 7ème chronique dédiée à une visite virtuelle dédiée aux mobiliers : chaises, fauteuils, chaises longues, tabourets, bureaux…

  • Le Corbusier (page 1 de la chronique)
  • Jean Prouvé (page 2)
  • Charlotte Perriand (page 3)

Diaporama de 40 photos

Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, Fauteuil B 301, 1928-1929 (expo Saint-Dié)

Le Corbusier (1887-1965). Fauteuil à dossier basculant avec structure en acier chromé brillant ou laqué noir opaque.

Source des extraits ci-dessous : Authentics Design

« L’un des plus célèbres et des plus emblématiques meubles de Le Corbusier, la chaise LC1 Cassina est une ode à la pureté et au design. Inspirée de la chaise coloniale utilisée par les officiers au XIXe siècle dans l’Empire britannique, la chaise voit le jour en 1928 et est dévoilée en 1929 au Salon d’Automne. De son origine, elle garde une simplicité et une élégance qui lui permettent de s’intégrer dans toutes les décorations.

Ce fauteuil à dossier basculant fait appel à plusieurs thématiques chères à Le Corbusier : simplicité des traits, fonctionnalité recherchée, dynamisme par l’immobilité et un design novateur, allant à l’inverse des normes de l’époque.

Il est composé d’une structure en tubes d’acier chromé qui constituent une structure résolument ouverte. Seul élément fermé, les accoudoirs prennent la forme de bandes de cuirs enroulées autour des tubes d’acier : le mariage des formes et des matières.

Il n’est pas qu’une œuvre d’art, c’est avant tout une véritable déclaration d’amour à la fonctionnalité. Structure de l’assise et du dossier assurent ainsi un confort de tous les instants sans pour autant sacrifier aux lignes de l’ensemble. Le dossier quant à lui bascule et permet de rester confortablement assis dans toutes les positions ».

Pour aller plus loin : autres photos du fauteuil à dossier basculant.

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1962. Jean Prouvé, la villa Gauthier

Saint-Dié-des-Vosges, exposition Le Corbusier / Jean Prouvé, proches à distance, prolongée jusqu’au 3 janvier 2021 inclus.

6ème chronique dédiée à une visite virtuelle de l’exposition. La villa Gauthier, conçue et construite par Jean Prouvé, en 1962. Elle est en vente depuis octobre 2020 au prix de 1,715 million d’euros.

Diaporama de 11 photos, prises dans l’exposition en octobre 2020.

Source : Wikipédia. « La villa Prouvé se situe sur la Tête-de-Saint-Roch. Le terrain fut acheté en juillet 1961 par le docteur Pierre Gauthier afin d’y bâtir une maison d’habitation menée par son beau père Jean Prouvé.

Construite en 1962, elle comporte des panneaux d’aluminium strié, montrant une conception de changement constructif sur l’idée de noyau et de panneaux porteurs.

La salle d’eau, la salle de bains et la cuisine forment un noyau, élément porteur principal pour les supports de toiture, fers en U couchés sur poteaux. Les façades sont porteuses d’elles-mêmes, grâce à l’utilisation de panneaux à cadre métallique rigide. Des chambres, bureau et un vaste séjour sont disposés à l’ouest dans une partie fermée.

L’intégralité est recouverte de panneaux en aluminium moulé en arêtes présentant un auvent couvrant l’accès à l’avant-corps. La toiture étroite ne permet pas d’avoir de vues sur les arbres en arrière-plan ».

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1947-52. Le Corbusier, l’usine Duval

Saint-Dié-des-Vosges, exposition Le Corbusier / Jean Prouvé, proches à distance, prolongée jusqu’au 3 janvier 2021 inclus.

Dans la première chronique de cette série de visites virtuelles, j’ai énoncé quatre proximités entre Le Corbusier et Jean Prouvé.

En voici une cinquième et elle est unique : ils ont laissé tous deux une construction dans la ville de Saint-Dié : une usine pour Le Corbusier (la bonneterie Duval), une villa pour Jean Prouvé (la maison du docteur Gauthier, chronique à venir).

Première Source, Le plan de reconstruction de Saint-Dié. « Un jeune industriel déodatien en bonneterie, Jean-Jacques Duval (1913-2009), qui avait fait ses études à l’École polytechnique de Zurich où il avait entendu parler de Le Corbusier, décide de rencontrer ce dernier dans son atelier de la rue de Sèvres à Paris, vers 1935.

En 1943, Jean-Jacques Duval demande à l’architecte-urbaniste de réfléchir au développement futur d’une ville industrielle et en particulier de se pencher sur le cas de Saint-Dié. A cette époque, personne n’imagine le désastre de novembre 1944 où les nazis feront dynamiter et incendier tout le centre historique de la ville. C’est donc finalement un plan de reconstruction qu’il faudra concevoir ». Il sera rejeté par les autorités locales.

Deuxième source, Wikipédia et l’usine Duval (1947-1952)

Diaporama de 12 photos (octobre 2020).

Le Corbusier laissera cependant une trace originale à Saint-Dié, l’usine Duval (1947-1952). Le bâtiment est le seul bâtiment industriel qu’il ait conçu.

« Les études commencèrent en janvier 1947. Au début du mois d’avril 1948 eut lieu l’ouverture du chantier. La construction se termina trois ans plus tard, en 1951.

L’usine ouvrit en 1952 après que son intérieur fut équipé de meubles de Charlotte Perriand et de Jean Prouvé.

L’usine est construite en béton armé et montée sur pilotis. La conception verticale de l’édifice, inhabituelle pour un bâtiment industriel, résulte à la fois de la surface limitée de l’emprise au sol, de la nécessité d’entreposer les réserves de charbon, de garer les deux cents vélos du personnel et, dernière raison mais non la moindre, de donner à ce dernier un espace agréable et lumineux de travail ».

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Quiz. Une ville, un fleuve en 1787

Quiz. Une Ville, un fleuve : vue panoramique en 1787.

  • Le nom de la ville ?
  • Le nom du fleuve ?
  • Le nom du peintre ?
  • Le nom de la cathédrale ?

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Prouvé, Jeanneret. 1939-1940

Deux projets de construction, liés à la guerre qui s’engage en septembre 1939, occupent une place importante dans l’exposition de Saint-Dié-des-Vosges : Le Corbusier – Jean Prouvé, proches à distance.

Diaporama de 17 photos.

Le premier projet est la construction de baraquements, rapidement montables, pour loger les ingénieurs et les dessinateurs du chantier d’une usine de guerre (la SCAL à Issoire). Le second est celui d’écoles volantes, en ce sens qu’elles peuvent être rapidement construites à partir d’éléments industriels, démontables et déplaçables.

A. La construction de baraquements (Issoire, 1939-1940). Source des extraits qui suivent : Anne Bony, mars 2015, Jean Prouvé, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, L’usine SCAL.

« La guerre éclate en septembre 1939. L’industrie doit se réorganiser pour produire des armes et en particulier des avions. Avec le soutien du gouvernement, il est décidé que la Société du Duralumin : la SCAL (Société centrale des alliages légers) engage un projet extrêmement novateur d’usine de laminage des tôles.

L’implantation de cette réalisation industrielle à Issoire présente de nombreux avantages : la situation géographique est stratégique, bordée par l’Allier les possibilités en énergie sont favorables et dans cette région agricole la main d’œuvre est abondante.

Les frères Perret architectes sont désignés pour bâtir cette colossale unité de transformation, dont la structure est prévue avec une ossature en béton armé. A la fin de l’année 1939, le projet validé, il s’avère nécessaire de produire dans l’urgence des équipements pour accueillir les ingénieurs et les dessinateurs chargés du programme de construction et de développement de l’usine.

Un accord se fait sur le choix d’une équipe dédiée pour résoudre, dans un temps court, l’enjeu constructif. Déjà liés par la pensée architecturale et l’amitié, se trouvent réunis Jean Prouvé constructeur dont les ateliers de production sont à Nancy, Pierre Jeanneret architecte, cousin et bras droit de Le Corbusier, et Charlotte Perriand.

Leur conviction repose sur le fait que la solution architecturale relève de nouveaux procédés économiques et rapides. La réalisation de la commande de la SCAL pour les bâtiments d’accueil du personnel se concrétise rapidement, fondée sur la théorie d’une maison usinée (brevet) de Jean Prouvé, adaptée pour l’usage par Pierre Jeanneret. Charlotte Perriand intervient pour le dessin de la plupart des meubles : tables, potences, sièges…

Sur la base des recherches de préfabrication de Jean Prouvé, deux solutions techniques sont retenues pour construire les bâtiments.

Le système retenu développe une structure complexe à portique axial placé à l’intérieur du bâtiment afin de supporter les poutres de faitage. Le modèle déposé en février 1939 avait été envisagé dès 1938. Le principe repose sur une structure métallique porteuse en V inversé. Le bâtiment à usage de bureaux et d’atelier de dessin se déploie sur deux niveaux en mars 1940, le club pour les ingénieurs est monté quelques mois plus tard. Les trois pavillons pour les chambres, ainsi que l’infirmerie et le dispensaire proposent une variation structurelle avec des portiques en U inversé.

La défaite de Juin 1940 met un coup d’arrêt au chantier. Nancy se trouvant en zone occupée, Jean Prouvé éprouve des difficultés pour répondre aux engagements. L’acier pour les structures manque. Il compensera pour les commandes suivantes avec des parois, une structure porteuse et des portiques en bois (1942). Les contraintes de rationnement et les difficultés n’altèrent pas leur enthousiasme. Ils inventent les solutions.

Le projet d’Issoire permet de confirmer la justesse de l’industrialisation des éléments d’architecture et d’établir de façon innovante le principe de préfabrication ».

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Le Corbusier. La Cité radieuse

La Cité Radieuse de Marseille : diaporama de 32 photos.

Photos de 2009 : visite d’un appartement de la Cité radieuse.

Cliquer sur les photos pour les agrandir

De 2013 : exposition à Marseille, Le Corbusier (1887-1965) et la question du brutalisme.

De 2020 : exposition à Saint-Dié- des-Vosges, Le Corbusier et Jean Prouvé, proches à distance.

Source du texte : extraits de l’article de Wikipédia Le Corbusier

« Sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France a besoin de se reconstruire. À cette époque le manque de logements sociaux est un problème auquel il faut apporter rapidement une solution. C’est dans ce contexte que l’État français passe commande en 1946 à Le Corbusier : la construction d’une unité d’habitation à Marseille. Il lui demande alors de montrer un nouvel art de bâtir qui transforme le mode d’habitat. Dès 1944, Le Corbusier avait entrepris des recherches sur des immeubles de capacité importante, longs et de grande hauteur ».

Les cinq points d’une architecture nouvelle : les pilotis gigantesques en béton, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur, la façade libre.

« L’unité d’habitation de Marseille, connue sous le nom de Cité radieuse ou plus familièrement La Maison du fada, est une résidence édifiée entre le 14 octobre 1947 (pose de la première pierre) et le 14 octobre 1952 par l’architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier. Celui-ci en aurait souhaité trois à Marseille ; une seule verra le jour.

Bâtie sous forme de barre sur pilotis (en forme de piétements évasés à l’aspect brutaliste), elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un village vertical appelé Unité d’habitation.

Plan. Expo de Saint-Dié-des-Vosges

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Jean Prouvé. Design & Architecture

Jean Prouvé, l’évènement Design & Architecture (2012). Expositions inédites à Nancy et Parcours urbain dans le Grand Nancy (Jarville la Malgrange). Chronique du blog (22 juillet 2012), republiée ci-dessous avec quelques photos : Jean Prouvé, design et architecture.

L’occasion de revenir aujourd’hui, dans cette visite virtuelle, sur sa biographie (1901-1984) : diaporama de 31 photos.

Une trajectoire professionnelle reconnue internationalement et qui ne serait plus possible aujourd’hui ? Une carrière marquée par son temps et par son milieu familial. Jean Prouvé, un autodidacte, au cœur d’une famille toute entière tournée vers les Arts appliqués.

La 1ère guerre mondiale empêche des études longues : Jean Prouvé devient apprenti ferronnier en 1916, travaille en atelier. Un artisan d’art des années 30 aux années 50 : il crée chaises, fauteuils, tables, mobiliers scolaires. Exposition au Musée des Beaux-Arts de Nancy. Siège pour la Cité universitaire Monbois de Nancy (1930-1932). Siège d’amphithéâtre pour la Faculté de droit de l’université d’Aix-Marseille (1952)…

Un industriel de la reconstruction après la deuxième guerre mondiale : les « maisons usinées », le recours à nouveau matériau, l’aluminium. Mais aussi acier, bois, verre. L’empire colonial français en Afrique représente un marché : en 1951, « les Ateliers Jean-Prouvé expédient deux exemplaires de la maison tropicale à Brazzaville. Destinées à accueillir le bureau d’information de l’aluminium français, ces deux maisons devaient démontrer la pertinence du modèle et susciter les commandes qui ne se produiront pas ». Pertinence du modèle de maison usinée, démontable et remontable, en aluminium, avec brise-soleil et panneaux à hublots. La maison tropicale, dans le jardin du Musée des Beaux-Arts. A noter que, sur des croquis de l’époque, la maison portait le titre de Maison coloniale !

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Le Corbusier / Jean Prouvé

Le Corbusier et Jean Prouvé, proches à distance, titre de l’exposition du Musée Pierre Noël, Saint-Dié-des-Vosges. Appareil photo en action, j’ai pu visiter cette expo rétrospective en octobre 2020. Elle est une nouvelle fois prolongée, jusqu’au 3 janvier 2021 inclus. Visite virtuelle sur ce blog en sept épisodes.

Premier Album. Musée et Exposition : diaporama de 15 photos.

Le musée Pierre-Noël est un musée d’art et d’histoire, labellisé musée de France. Il porte le nom de Pierre Noël, maire de la ville de 1965 à 1977. Une inscription gravée sur la partie moderne du bâtiment rappelle sa vocation initiale, Musée de la vie dans les Hautes-Vosges, mais les collections font désormais une large place à l’art contemporain.

Depuis la construction du musée en 1977, la colonnade de l’ancien palais épiscopal construit sur le flanc nord de la cathédrale par l’architecte Jean-Michel Carbonnar en 1782 permet d’accéder au nouvel espace.

Le nouvel édifice, réalisé entre 1973 et 1976, est l’œuvre d’Aldo Travaglini, un architecte arrivé à Saint-Dié en 1947. À l’extérieur, les trois panneaux en faux-relief (Promenade dans un parc, Le Banquet et Le mouvement vers la connaissance) ont été conçus par Françoise Malaprade.

Le musée comprend une petite dizaine de sections, dont une Section Le Corbusier. Lorsque le moment arriva de reconstruire la ville après le dynamitage de fin 1944, un projet audacieux de l’architecte Le Corbusier fut envisagé, mais ses idées ne furent pas retenues (chronique à venir sur la reconstruction de Saint-Dié).

Le Corbusier et Jean Prouvé sont proches comme l’indique le titre de l’exposition. Ils le sont sur quatre points.

Scénographie : cliquer ici

Une proximité d’âge tout d’abord : 14 années seulement les séparent.

Le Corbusier, né en 1887 à La Chaux-de-Fonds et mort en 1965 à Roquebrune-Cap-Martin est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et auteur suisse naturalisé français en 1930.

Jean Prouvé, né en 1901 à Paris et mort en 1984 à Nancy, est ferronnier, entrepreneur (bâtiment, construction métallique), architecte non diplômé, designer de mobilier.

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1779. L’épidémie de dysenterie

Définition de la dysenterie. C’est une diarrhée accompagnée de sang et/ou de mucus, et potentiellement mortelle. Cette maladie est fréquente lorsque les conditions sanitaires sont insuffisantes, en particulier lorsque les aliments et l’eau ne sont pas propres. De manière générale, la prévention passe par l’amélioration des conditions d’hygiène.

L’épidémie de dysenterie de 1779, pages 175 à 182 du livre de François Lebrun, Se soigner autrefois. Médecins, saints et sorciers aux 17e et 18e siècles, Temps actuels, 1983. Cliquer ici pour accéder à l’intégralité des huit pages.

Résumé. Le nombre des victimes de l’épidémie de dysenterie de 1779 n’est pas comparable à celui des grandes épidémies pesteuses du 17ème siècle. Il est cependant le plus important observé entre la peste de 1720 et le choléra de 1832.

L’épidémie de 1779 a été particulièrement importante dans certaines régions : la Bretagne, le Maine, l’Aunis, la Saintonge, la Normandie, la Picardie et les Flandres… elle n’a été que sporadique dans les provinces méridionales et dans toutes les villes, mêmes celles des provinces les plus maltraitées.

Dès le mois d’octobre et après enquête, Vicq d’Azyr, secrétaire de la Société Royale de Médecine, diagnostique la dysenterie.

Les symptômes observés : fort cours de ventre avec tranchées violentes et ténesmes très douloureux, matières glaireuses et sanguinolentes devenant purulentes, puis vermineuses, vomissements continuels avec hoquet, fièvre accompagnée de sueurs froides. Dans les premiers temps de l’épidémie, l’issue fatale survient souvent au bout de quelques jours.

Circonstance qui a favorisé la diffusion rapide de la dysenterie à partir de certains des foyers initiaux : les déplacements de troupes  convergeant vers la  Bretagne nord aux fins de débarquer en Angleterre pour  limiter l’envoi  de renforts en Amérique, dans le cadre de ce qui sera appelé la Guerre d’indépendance des colons anglais, soutenue par la France… La tentative de débarquement fut abandonnée en septembre à cause du constant mauvais temps sur la Manche, du retard de l’escadre espagnole alliée, de l’état sanitaire déplorable des troupes de terre et des marins décimés…

La tâche des médecins qui arrivent de toutes les villes du Nord-Ouest est immense. Que peuvent-ils faire ? L’épidémie est fille de la misère, non pas la misère exceptionnelle résultant d’une année de cherté (1779 est une année de bonne récolte céréalière), mais la misère structurelle résultat du sous-développement matériel et culturel de la plus grande partie des campagnes de l’Ouest…

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1778. Le rob antisyphilitique

Deux articles sur le rob antisyphilitique, autorisé en septembre 1778. Le premier de 1923, le second de 2012. Le rob connaîtra une longue vie : 150 ans.

Maurice Bouvet, Un remède secret du XVIIIe siècle : le rob Boyveau-Laffecteur, Revue d’Histoire de la Pharmacie, Année 1923, 39, pp. 264-272.

Jacques Chevallier, Giraudeau de Saint-Gervais, la syphilis et le rob de Laffecteur, histoire des Sciences Médicales, Tome XLVI, n°4, 2012.

Bonnes feuilles de l’article de 1923

Bonnes feuilles de l’article de 2012. Giraudeau de Saint-Gervais, la syphilis et le rob de Laffecteur.

« Le plus célèbre remède, celui qui a connu le plus de succès sur une très longue période et dans le monde entier, fut le rob antisyphilitique de Boyveau-Laffecteur.

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