1947-52. Le Corbusier, l’usine Duval

Saint-Dié-des-Vosges, exposition Le Corbusier / Jean Prouvé, proches à distance, prolongée jusqu’au 3 janvier 2021 inclus.

Dans la première chronique de cette série de visites virtuelles, j’ai énoncé quatre proximités entre Le Corbusier et Jean Prouvé.

En voici une cinquième et elle est unique : ils ont laissé tous deux une construction dans la ville de Saint-Dié : une usine pour Le Corbusier (la bonneterie Duval), une villa pour Jean Prouvé (la maison du docteur Gauthier, chronique à venir).

Première Source, Le plan de reconstruction de Saint-Dié. « Un jeune industriel déodatien en bonneterie, Jean-Jacques Duval (1913-2009), qui avait fait ses études à l’École polytechnique de Zurich où il avait entendu parler de Le Corbusier, décide de rencontrer ce dernier dans son atelier de la rue de Sèvres à Paris, vers 1935.

En 1943, Jean-Jacques Duval demande à l’architecte-urbaniste de réfléchir au développement futur d’une ville industrielle et en particulier de se pencher sur le cas de Saint-Dié. A cette époque, personne n’imagine le désastre de novembre 1944 où les nazis feront dynamiter et incendier tout le centre historique de la ville. C’est donc finalement un plan de reconstruction qu’il faudra concevoir ». Il sera rejeté par les autorités locales.

Deuxième source, Wikipédia et l’usine Duval (1947-1952)

Diaporama de 12 photos (octobre 2020).

Le Corbusier laissera cependant une trace originale à Saint-Dié, l’usine Duval (1947-1952). Le bâtiment est le seul bâtiment industriel qu’il ait conçu.

« Les études commencèrent en janvier 1947. Au début du mois d’avril 1948 eut lieu l’ouverture du chantier. La construction se termina trois ans plus tard, en 1951.

L’usine ouvrit en 1952 après que son intérieur fut équipé de meubles de Charlotte Perriand et de Jean Prouvé.

L’usine est construite en béton armé et montée sur pilotis. La conception verticale de l’édifice, inhabituelle pour un bâtiment industriel, résulte à la fois de la surface limitée de l’emprise au sol, de la nécessité d’entreposer les réserves de charbon, de garer les deux cents vélos du personnel et, dernière raison mais non la moindre, de donner à ce dernier un espace agréable et lumineux de travail ».

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