Colmar Unterlinden. 6 Rois mages

« A partir du XIVème siècle, les Rois mages, Melchior, le plus âgé, Gaspard ensuite et Balthasar, le plus jeune, sont présentés comme des symboles des trois âges de la vie, ou des trois continents, l’Asie, l’Europe et l’Afrique, et donc comme les lointains descendants des trois fils de Noé d’après le déluge, Sem, Japhet et Cham, et ainsi de toute l’humanité connue aux yeux des auteurs bibliques »…

… « Sur un fond de paysage lumineux, agrémenté d’un  golfe et d’un port, des cortèges semblent s’avancer au loin, précédés d’oriflammes. Les rois ont laissé leurs équipages et leurs suites pour être les premiers à venir adorer l’enfant et lui offrir leurs présents.

L’enfant dont la tête est surmontée d’une petite croix, joue avec le cadeau que lui a apporté Melchior qui a lui-même le regard heureux.

Devant le bœuf et l’âne, Marie est une jeune mère attendrie, enveloppée comme une moniale dominicaine d’un long manteau bleu noir, la tête couverte d’un voile blanc.

Joseph reste en retrait, le regard sévère.

Le plus séduisant est ici ce très jeune roi noir, le regard encore timide, qui est  vêtu avec élégance d’un costume collant blanc brodé de galons d’or et qui soulève poliment son chapeau, blanc lui aussi, et surmonté d’une couronne d’or ».

3. Anonyme, Rhin supérieur (Colmar ?), Adoration des Mages, peinture à l’huile sur bois, vers 1500.

4. Anonyme, Allemagne du sud (Souabe ?), Adoration des Mages, vers 1515, bois poly-chromé.

5. Attribué à l’entourage du Maître H.L. (actif dans la région de Fribourg-en-Brisgau de 1511 à 1526), bois (tilleul) poly-chromé, vers 1525.

Source : Musée Unterlinden. « Sur ce bas-relief polychrome représentant une Adoration des mages, la scène se déroule dans une étable délabrée, selon le schéma traditionnel. Les rois mages portant des turbans et de riches habits orientaux de fantaisie présentent à l’Enfant Jésus de précieuses offrandes sous l’œil ébahi de Joseph.

Alors que les cheveux dénoués de la Vierge font référence à sa virginité, la nudité totale de l’enfant insiste sur la nature humaine du fils de Dieu.

Ce bas-relief ornait originellement un retable d’où provient également un second panneau, conservé à Ulm et présentant les mêmes caractéristiques stylistiques. Ces deux œuvres sont attribuées à l’entourage du Maître H.L. Ce nom de convention a été retenu pour les réalisations de cet artiste actif au cours de la dernière phase du gothique tardif dans le Rhin supérieur. Celui-ci a réalisé à la fois des gravures et des sculptures comme le retable du maître-autel de la collégiale de Brisach qui porte la date de 1526. Son art se caractérise par une agitation tumultueuse des compositions, des chevelures et des drapés tournoyants aux cassures arbitraires ».

6. Cartel pas photographié !

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