7 massacres des Innocents

Le massacre des Innocents est un épisode relaté dans l’Évangile selon Matthieu, chapitre 2, versets 16-18 : alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ainsi parle l’Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d’être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus.

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L’ensemble des Églises honore les Innocents comme martyrs au cours du Jour des Saints Innocents ; cet événement est fêté le 28 décembre en Occident.

Sept représentations du Massacre des Innocents : sculptures en bas relief, peintures, vitraux. Diaporama de 40 photos.

  • Édith Parmentier, Le massacre des Innocents, une construction mémorielle, Ékklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, pp. 225-240.
  • « Le massacre des Innocents fixe la date de naissance de Jésus et donne le point de départ des persécutions. Cependant, l’évangile de Matthieu est le seul texte à évoquer cet événement qui joue un rôle fonctionnel dans la littérature chrétienne. Ni les autres évangélistes, ni l’historien juif Flavius Josèphe, qui partagent la même réprobation des crimes d’Hérode, n’en disent mot. Le seul témoignage qui pourrait l’attester indirectement est une plaisanterie d’Auguste, déclarant que mieux valait être le porc d’Hérode que son fils. Connue par l’anthologie tardive de Macrobe, ce bon mot doit son succès, dans le contexte culturel des calembours gréco-romains en vogue à la cour impériale, à la contamination entre un lieu commun pamphlétaire sur l’infanticide et une plaisanterie anti-juive sur l’abstinence du porc. L’amalgame chrétien entre les enfants de Bethléem et les fils d’Hérode n’est pas dû à Auguste, c’est une addition introduite a posteriori et popularisée par la mémoire collective ».

1.Chronique du 8 juillet 2018 : Antigny. Fresques (15ème siècle), .

Antigny (Vienne), Vallée de la Gartempe, Peintures de la Chapelle Sainte-Catherine de l’église paroissiale Notre-Dame, 15ème siècle. Diaporama de 12 photos

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« Dans la chapelle seigneuriale, adossée au sud du chœur de l’église Notre-Dame, sont représentés des cycles picturaux dédiés à l’Enfance et à la Passion du Christ et à la Résurrection. Ces thèmes avaient déjà été peints au 14ème siècle dans la nef de l’église ».

2. Strasbourg, Cathédrale Notre-Dame. Tympan du portail nord de la façade occidentale. Source : Centre régional de documentation pédagogique d’Alsace. Le tympan relate des scènes de l’enfance du Christ. L’action décrite par les trois registres se déroule de bas en haut et de gauche à droite. Au niveau inférieur sont représentés les rois mages rendant visite à Hérode puis la scène de l’Adoration. Au second registre sont représentés le massacre des Innocents – le roi Hérode apparaît au milieu de la scène du massacre qu’il a ordonné – et la fuite en Égypte.

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