7 fuites en Égypte à Rome

3. Claude Gellée, dit le Lorrain (vers 1600-1682), Le repos pendant la fuite en Égypte

« Claude Gellée est né à Chamagne, village des Vosges, dans le duché de Lorraine,

À l’âge de 25 ans, il quitte l’Italie et fait de longs voyages en France, en Suisse. De 1625 à 1626, il est l’élève de Claude Deruet à l’église des Carmes de Nancy, à la suite de quoi toute sa carrière se déroulera à Rome. Influencé par les grands paysages d’Annibal Carrache, il forge son propre style. Peu à peu, l’effet de la lumière devient sa préoccupation majeure.

À la fin de 1626, il est à Rome. Il ne s’est pas marié. Admis à l’Académie de Saint-Luc de Rome, en 1633, il reçoit dans une première période, des commandes du pape Urbain VIII. Il peint de nombreux ports imaginaires, invitations au voyage, à l’architecture néo-classique de la Renaissance italienne, baignés par la lumière rasante d’un soleil couchant situé dans la ligne de fuite du tableau. On y retrouve souvent des scènes d’embarquement grouillant de débardeurs affairés (Marine, 1634 ; Port de mer au soleil couchant, 1639 ; Le Débarquement de Cléopâtre à Tarse, 1642).

À partir de 1635, son travail est reconnu et ses toiles très demandées. Il avait des clients très importants, non seulement le pape Urbain VIII mais aussi le roi Philippe IV d’Espagne. En conséquence de quoi, des faux à son nom commencent à être produits et vendus.

À sa mort, le 23 novembre 1682, il est inhumé à Rome dans l’église de la Trinité-des-Monts, tombe transférée, en 1836, dans l’église Saint-Louis-des-Français, sous un monument édifié en son honneur par Paul le Moyne. Dans son testament, il demande qu’on dise des messes dans son village de naissance : malgré son admiration pour la nature d’Italie et sa grande fortune, Claude Gellée est resté toujours attaché à Chamagne ».

4. Gérard David, Le repos pendant la fuite en Égypte, 16ème siècle

5. Herman van Swanevelt (1603-1655), peintre et graveur hollandais de l’époque baroque. La fuite en Egypte.

« Il peint ses premières œuvres signées et datées en 1623 à Paris. En 1629, il s’installe à Rome, où il peint de nombreux paysages, et introduit un nouveau type de paysage idyllique avec des contrejours ensoleillés reflétant les moments de la journée…

Créé et développé par Paul Bril et Cornelis van Poelenburch à partir de 1600, le genre du paysage italianisant entre dans sa phase classique dans les années 1630 avec l’avènement de Swanevelt et de ses amis et contemporains Pieter van Laer et Claude Lorrain. Ses peintures sont devenues très populaires et la famille Barberini, le pape Urbain VIII et le Vatican lui ont offert des commandes, comme dans le monastère de Monte Cassino. Avec Lorrain et d’autres, il a également peint des paysages pour le nouveau palais Buen Retiro de Philippe IV d’Espagne à Madrid.

En 1641, il retourna à Paris, où il resta, sauf pour des visites occasionnelles à sa ville natale Woerden . Il devient membre de l’ Académie royale de peinture et de sculpture en 1651. Il participe à la décoration de l’ hôtel Lambert et réalisa de nombreux dessins et gravures.

6. « La Renaissance parmesane est l’une des principales déclinaisons de l’art de la Renaissance en Italie. À partir de la deuxième décennie du XVIe siècle, Parme développe une école au prestige et à la pertinence absolus, produisant deux maîtres de l’art : Le Corrège et Parmigianino.

La véritable usine de talents est l’église San Giovanni Evangelista, reconstruite en 1519 et décorée par Corrège et une équipe de jeunes artistes destinés à devenir des artistes renommés.

Les œuvres de l’école de Parme se distinguent par un style raffiné et captivant, des surfaces lisses, la facilité des poses et des expressions. Elles sont l’une des sources d’inspiration fondamentales de l’école Émilienne du XVIIe siècle, celle des Carracci et de Guido Reni« .

7. Carlo Maratta (1625-1713) part en apprentissage à l’âge de 12 ans dans l’atelier d’Andrea Sacchi. Ses peintures sont inspirées de celles des grands peintres de Parme et de Bologne tels que Carracci, Guercino et Giovanni Lanfranco.

« Il fut le vrai fondateur de l’Académie romaine qui imposa un classicisme à la culture du XVIIe siècle. Il ne s’éloigna jamais de Rome sinon pour deux voyages dans les Marches.Il trava illa avec Francesco Cozza et Domenico Maria Canuti à la décoration du Palais Altieri. Son atelier romain fut extrêmement prolifique et il eut de nombreux élèves et assistants.

Pendant quelques années il s’était retiré pour vivre à Genzano, dans un palazzetto rococo dont il avait été l’architecte, mais après la tentative d’enlèvement de sa fille Faustina Maratti par le seigneur de Genzano, Giangiorgio Sforza Cesarini, en 1703, il dut quitter les Colli Albani pour s’établir définitivement à Rome, où il mourut en 1713. Il est enterré dans la Basilique Santa Maria degli Angeli de Rome ».

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