E. Bouchardon, statue de Louis XV

1748-1762. Edmé Bouchardon. Statue de Louis XV. Suite de la chronique du 5 janvier 2021, Edme Bouchardon, 30 ans en 1728.

Benoît-Louis Prévost, Le monument de Louis XV à Paris, vers 1768, estampe, © The Getty Research Institute. Cliquer sur les images pour les agrandir.

Source principale des citations : Henriette Pforr, Edme Bouchardon, Éditions Prisma, 2016, 223 pages, pages  121 à 161. Attention : cette chronique comprend quatre pages, numérotées de 1 à 4.

1748. Louis XV a 38 ans. En 1746, il a participé à la bataille de Fontenoy et battu les anglais. La France sort victorieuse de la guerre de succession d’Autriche. Le traité d’Aix-la-Chapelle (mars à octobre 1748) consacre la primauté de la France en Europe, mais Louis XV ne revendique pas l’annexion des Pays-Bas autrichiens (la future Belgique).

1748, juin. « Les échevins de Paris supplient sa Majesté d’accorder à sa bonne ville la permission d’ériger un monument à sa gloire.

1748, 11 juillet. Louis XV s’empresse d’accueillir cette proposition et fait demander des dessins et des modèles de statues équestres. Edme Bouchardon (alors âgé de 50 ans) participe à la compétition et la gagne.

Plusieurs esquisses, en terre et en cire, résultent de ses études. Le roi choisit celle en cire, qui représente non seulement le cheval et le cavalier, mais aussi le piédestal, avec les figures, bas-reliefs et ornements qui doivent l’accompagner.

1749. Dès lors, la ville et le sculpteur entrent en pourparlers pour définir les conditions du marché. Bouchardon présente un devis détaillé. Le marché est signé le 23 octobre, au prix de 260.000 livres [plus de 4 millions d’euros d’aujourd’hui] dont 30.000 payables d’avance.

Le 25 octobre, la ville passe un autre marché, pour la fonte de la statue équestre seule, moyennant 203.000 livres, avec Pierre Varin père, professeur de l’Académie de Saint-Luc. En 1750, la ville passe un autre marché pour la construction des ateliers.

1750. Le 19 septembre, la ville prend une délibération afin d’obtenir du roi l’autorisation d’emprunter un million en rentes viagères constituées, pour subvenir à la dépense du monument. Cet emprunt est autorisé par arrêt du Conseil d’État, le 11 octobre.

1750. Après deux ans de discussion sur les projets d’implantation, le roi désigne le terrain situé entre le pont tournant des Tuileries et les Champs-Élysées ; il en fait don à la ville. Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du roi, est chargé de combiner les meilleurs plans. Il en fera trois. Le troisième est retenu à la fin de 1755.

1750-1752. Bouchardon se met au travail pour donner à son esquisse en cire des formes arrêtées pour le cavalier et le cheval qui doivent être, au final, fondus en bronze (le piédestal n’est alors pas concerné). Il prépare aussi l’exécution d’un modèle de dimensions moyennes en terre glaise.

L’exécution du cavalier d’après nature n’est pas un problème pour Bouchardon, rompu à la connaissance de l’anatomie du corps humain, mais celle du cheval lui est moins familière. Il consulte les ouvrages les plus autorisés et fait des observations de visu et in situ. Le modèle est terminé aux premiers jours de l’année 1752″.

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