1748. Carte de l’Europe

Carte de l’Europe après la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), terminée par les négociations de paix à Aix-la-Chapelle (avril à octobre 1768) et la signature du Traité éponyme (17 octobre 1748).

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Il est important de signaler que cette guerre ne se déroule pas sur le territoire du Royaume de France mais au centre de l’Europe dans la première moitié de la période. Dans la seconde moitié (1744-1748), les combats ont lieu dans les Pays-Bas autrichiens (territoire au nord du Royaume, future Belgique). Sources : les articles de Wikipédia mentionnés dans la chronique.

Période 1 : 1740-1743.

  • La Prusse gagne. « Dès le début de la 1ère guerre de Silésie (décembre 1740-1742), la Prusse de Frédéric II occupe ce territoire de 30.000 km² au nord-est de l’Autriche : sa victoire militaire est consolidée par le Traité de Berlin (28 juillet 1742) : cession de la Haute et Basse Silésie par Marie-Thérèse d’Autrich ».
  • La France perd. « Les troupes franco-bavaroises prennent Prague le 21 novembre 1741 (siège de Prague). L’électeur de Bavière, Charles Albert, se fait couronner roi de Bohême ; le 24 janvier 1742, il est élu empereur sous le nom de Charles VII. Les forces autrichiennes attaquent alors la Bavière et réussissent à prendre Munich (février 1742). Puis l’effort autrichien se concentre sur la reprise de Prague (siège en juin 1742 par 28.000 hommes). En septembre, De Broglie réussit à quitter Prague avec une partie du corps expéditionnaire ; le 16 décembre, Belle-Isle s’échappe à son tour avec 14.000 hommes. Les 6.000 hommes, pour la plupart blessés ou malades, laissés à Prague négocient les conditions de leurs reddition et obtiennent un retrait avec les honneurs de la guerre. L’année 1743 sera marquée par la difficile retraite de l’armée française dans le sud de l’Allemagne… Fin avril, l’armée de Noailles forte de 70.000 hommes traverse le Rhin à Spire et s’avance à la rencontre de l’armée anglo-hanovrienne commandée par George II. Leur rencontre a lieu à Dettingen, à 10 km au sud-est de Francfort, le 27 juin 1743. Au départ, la position française est forte, la victoire paraît certaine, mais suite à une manœuvre intempestive de son neveu duc de Gramont, l’armée française est prise de panique et vaincue. Au début du mois de mai 1743, Marie-Thérèse peut être couronnée reine de Bohême, mettant fin à l’usurpation de Charles Albert de Bavière ».

Période 2 de la Guerre de Succession d’Autriche, 1744-1748

Satisfaite par la conquête de la Silésie, la Prusse de Frédéric II s’est retirée du conflit. En 1744, le Royaume de France a contre lui la coalition de trois pays (Autriche, Angleterre, Pays-Bas Provinces unies).

« Le Maréchal de Noailles propose un double plan qui fut adopté et partiellement réalisé : offensive vigoureuse dans les Pays-Bas autrichiens et défensive en Allemagne ».

« Le plan n’est que partiellement réalisé. En Allemagne, l’armée du Rhin doit se replier en territoire français. Louis XV, parti vers les Pays-Bas, doit se porter à son secours. Après être passé à Metz (il y tombe malade), Lunéville et Strasbourg, il franchit le Rhin. et fait le siège de la citadelle de Fribourg-en-Brisgau ; il obtient la capitulation après un siège de 47 jours. Louis XV assiste personnellement au bombardement de la ville et fait épargner la cathédrale. L’année suivante, en 1745, la ville doit être rendue aux Impériaux, et les Français détruisent les fortifications de Vauban ».

« En 1744, l’armée du Nord, malgré la prise de Courtrai, Menin, Ypres et Furnes, ne put servir à préparer un débarquement en Angleterre pour tendre la main aux Jacobites ».

Par contre, lors des campagnes de 1745 à 1748, l’armée royale court de victoire en victoire dans les Pays-Bas autrichiens, dont celle de Fontenoy (11 mai 1745), sous la conduite du Maréchal Maurice de Saxe.

Conclusion à développer dans des prochaines chroniques

Avant le Traité de la Chapelle, la France, qui a gagné la guerre de Succession d’Autriche par ses victoires dans les Pays-Bas autrichiens, est au sommet de sa puissance militaire, résultat de sa puissance politique, démographique et économique. Lors des négociations du Traité, la France ne revendique pas l’annexion des territoires conquis et occupés à sa frontière nord. Louis XV se veut magnanime, disant que les territoires annexés donneront, dans le futur, des guerres revanchardes. Il n’est guère compris par l’opinion.

L’Autriche s’en sort plutôt bien. Elle perd certes la Silésie au profit de la Prusse, mais elle a retrouvé et resserré ses liens avec la Hongrie.

La Prusse de Frédéric II est, déjà, la grande gagnante : elle est reconnue désormais comme puissance militaire, et agrandit nettement son territoire à sa frontière sud-ouest (Silésie). Mais elle est un allié versatile et ses possessions à l’Ouest sont fragmentées : elle n’aura de cesse que de les réunir et elle y parviendra, en gagnant la guerre de 1870 et en fondant l’Empire.

  • 18 octobre 1748, La Prusse triomphe au traité d’Aix-la-Chapelle (source : Hérodote.net). « Frédéric II, allié de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d’Aix-la-Chapelle est-il à l’origine de plusieurs expressions populaires : bête comme la paix, travailler pour le roi de Prusse« .

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Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), D. Allemagne

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