1700-1715. Médecine sous Louis XIV

Source. Université de Paris, BIU Santé médecine, BIU Santé, Pharmacie. État de la médecine au 18ème siècle.

« Le XVIIIe siècle voit naître la philosophie sociale et expérimentale. Certains médecins adhéreront aux idées nouvelles de Diderot et de Voltaire, de nombreux articles traitant de la médecine et de la chirurgie seront publiés dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. A la fin du siècle la recherche médicale sera également influencée par les progrès des sciences, de la chimie et de la physique.

La médecine du XVIIIe siècle est moins spectaculaire que celle du XVIIème siècle avec les grandes découvertes comme celle sur la circulation du sang, ou du XIXème. Cependant l’anatomie et la physiologie vont s’enrichir grâce à Cowper, Albinus, Haller, Scarpa ou Soemmering spécialiste du système nerveux, Sénac et ses études sur le cœur ou Galvani et ses expériences sur l’électricité. Morgagni fondera l’anatomie pathologique et étudiera sur le cadavre les désordres produits par la maladie sur les organes. Auenbrugger inventera la percussion, méthode permettant de connaître l’état des poumons et du cœur par le son perçu dans la poitrine lorsqu’on percute celle-ci , mais ses travaux ne seront reconnus qu’au début du XIXe siècle grâce à Corvisart . Le grand Laënnec joindra cette méthode à celle de l’auscultation médiate. Lorry étudiera les maladies de la peau. Mesmer, charlatan de génie, fit courir le « Tout Paris » de l’époque avec sa théorie sur le magnétisme animal. L’électrisation fut également une thérapeutique à la mode, Marat ouvrira d’ailleurs une boutique d’électricité médicale. Lavoisier établira la théorie de la respiration. Enfin la découverte de la vaccine (ou variole de la vache) – éruption pustuleuse qui se produit sur le pis de la vache -, sera capitale dans l’histoire de la médecine du XVIIIe siècle ».

1. Années 1700-1715, fin du règne de Louis XIV

1700B. RAMAZZINI, De morbis artificum diatriba, important ouvrage pour la médecine du travail.
1701H. BOERHAAVE, professeur à Leyde, développe l’enseignement de la médecine clinique..
1704G. BAGLIVI, Opera omnia medico-practica et anatomica, Lyon
1705J.-L. PETIT, L’art de guérir les maladies des os où l’on traite des luxations et des fractures, Paris. L’auteur emploie pour la 1ère fois le terme ostéomalacie.
1706E. NARABAYASHI traduit en japonais les Œuvres complètes d’Ambroise PARE.
M. BRISSEAU, Nouvelles observations sur la cataracte, Tournay. Cette maladie a son siège dans le cristallin.
G.B. MORGAGNI, Adversaria anatomica, entre 1706 et 1743, Bologne.
1707Pierre DIONIS, Cours d’opérations de chirurgie, démontrées au Jardin Royal.
Antoine MAITRE-JAN, en accord avec les travaux de BRISSEAU sur la cataracte, Traité des maladies de l’œil, Troyes.
1710F. POURFOUR DU PETIT, thèse sur l’innervation collatérale, Trois lettres d’un médecin sur un nouveau système du cerveau.
1711Charles de SAINT-YVES ouvre une clinique pour les maladies des yeux, véritable cabinet ophtalmologique, Paris.
1713D. ANEL, Nouvelle méthode de guérir les fistules lacrymales, Turin.
R.A.F. REAUMUR démontre la corrélation existant entre l’action du suc gastrique et sa composition.
E. TIMONI se fait le défenseur de la variolisation en expliquant que les femmes circassiennes la pratiquent pour ne pas être défigurées par la variole.
F. HOFFMANN crée l’expression « anatomie pathologique ».
1714Jean ASTRUC, « Traité des causes de la digestion » (sécrétion s’effectuant dans le tube digestif), Paris
1715R. VIEUSSENS, « Traité nouveau de la structure et des causes du mouvement naturel du cœur« 

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